Et l’imam Aḥmad (1) a dit : « Nous rapporta Yaḥyā ibn Zakariyyā ; nous rapporta Ḥajjāj, d’al-Ḥakam, d’Abū l-Qāsim – c’est-à-dire Miqsam – d’après Ibn ʿAbbās (2), que le Prophète (ﷺ) jeta la Djamara, celle de al-ʿAqaba, le jour du Naḥr (sacrifice), alors qu’il était monté. » At-Tirmidhī (3) l’a également rapporté d’après Aḥmad ibn Manīʿ, d’après Yaḥyā ibn Zakariyyā ibn Abī Zāʾida, et il a dit : « Ḥasan ». Ibn Mājah (4) l’a aussi rapporté d’après Abū Bakr ibn Abī Shayba, puis d’après Abū Khālid al-Aḥmar (5), transmis par Ḥajjāj ibn Arṭāh, sur ce même propos.
Aḥmad (6), Abū Dāwūd (7), Ibn Mājah (8) et al-Bayhaqī (9) ont également rapporté d’après le ḥadīth de Yazīd ibn Abī (10) Ziyād, d’après Sulaymān ibn ʿAmr ibn al-Aḥwaṣ, d’après sa mère, Umm Jundub al-Azdiyya, qui a déclaré : « J’ai vu le Messager d’Allāh (ﷺ) jeter les jimar au fond de la vallée, alors qu’il était monté ; il prononçait le takbīr à chaque jet de pierre. Un homme se tenait derrière lui pour le couvrir. J’ai demandé de qui il s’agissait ; on m’a répondu : “C’est al-Faḍl ibn ʿAbbās.” Puis les gens se sont pressés, et le Prophète (ﷺ) a dit : “Ô vous les gens, ne vous tuez pas les uns les autres ! Et lorsque vous jetez la Djamara, lancez (11) des cailloux de la taille de ceux utilisés pour le khaḍf.”” C’est la formulation d’Abū Dāwūd. Dans une autre version (12) de ce même auteur, elle a dit : « Je l’ai vu près de la Djamara d’al-ʿAqaba, alors qu’il était monté. J’ai remarqué une pierre entre ses doigts ; il jeta la sienne et les gens lancèrent les leurs, puis il ne s’attarda point. »
Toujours selon Ibn Mājah (13), elle a dit : « J’ai vu le Messager d’Allāh (ﷺ), le jour du Naḥr, près de la Djamara d’al-ʿAqaba, alors qu’il était monté sur une mule… », puis il rapporta le ḥadīth. La mention de la mule, ici, est très étrange. Muslim rapporte par ailleurs dans son “Ṣaḥīḥ” (14), d’après le ḥadīth d’Ibn Jurayj : « Abū l-Zubayr m’a informé, j’ai entendu Jābir ibn… »