Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Bendâr rapporte d’après Abû (1) Aḥmad az-Zubayrî, et Ibn Mâjah (2) d’après ‘Alî ibn Muḥammad, d’après Yaḥyâ ibn Ādam. At-Tirmidhî a dit : « Ce ḥadith est ḥasan ṣaḥîḥ (bon et authentique). Nous ne le connaissons, quant au ḥadith de ‘Alî, que par cette voie. »

J’ai ajouté : « Il possède (3) des témoignages corroborants issus de chaînes authentiques, rapportés dans les recueils validés (aṣ-ṣiḥâḥ) et ailleurs. Parmi eux figure l’histoire de la femme de Khath‘am, consignée dans les “deux Ṣaḥîḥ” (4) d’après al-Faḍl ; elle est déjà mentionnée dans le ḥadith de Jâbir, et nous en rappellerons ce que nous pourrons. »

Al-Bayhaqî (5) a rapporté, selon sa chaîne de transmission (6), un propos d’Ibn ‘Abbâs qui critiquait le fait de hâter l’allure dans la vallée de Muḥassir, en déclarant : « Cela provenait seulement des bédouins. » Al-Bayhaqî dit ensuite : « Celui qui atteste d’un fait est prioritaire sur celui qui s’y oppose. » J’ai fait ce commentaire : « Quant à l’authenticité de cette attribution à Ibn ‘Abbâs, elle peut être mise en doute (7). Dieu sait mieux. »

Il est cependant authentiquement rapporté que plusieurs Compagnons l’ont attesté du Messager de Dieu ﷺ, et il est confirmé d’après l’exemple des deux Shaykhs, Abû Bakr et ‘Umar – qu’Allâh les agrée tous deux – qu’ils agissaient ainsi. Al-Bayhaqî (8) rapporte, via al-Ḥâkim, d’an-Najjâd et d’autres, d’après Abû ‘Alî Muḥammad ibn Mu‘âdh ibn al-Mustahill, connu sous le nom de Durrân, d’après al-Qa‘nabî, d’après son père, d’après Hishâm ibn ‘Urwah, d’après son père, d’après al-Miswar ibn Makhrama, que ‘Umar – qu’Allâh l’agrée – accélérait son allure en disant :

[Vers de rajaz]
« Vers toi elle court (9), la monture agitée (10),
dont la religion diffère de celle des Chrétiens. »

On y mentionne que le Prophète ﷺ a jeté (les cailloux à) la Jamrat al-‘Aqabah seule le jour du Sacrifice (Yawm an-Naḥr), la façon dont il l’a lapidée, le moment, l’endroit (et avec combien de pierres), ainsi que le moment où il a interrompu la Talbiyah en la jetant.

D’après les hadiths d’Usâmah, d’al-Faḍl et d’autres Compagnons – qu’Allâh les agrée tous –, il est en effet rapporté que le Prophète ﷺ n’a cessé de proclamer la Talbiyah qu’une fois arrivé à la lapidation de la Jamrat al-‘Aqabah.

(1) Le terme n'apparaît pas dans la version de Ṭ. (2) Ibn Mājah (2/1001) (3010). (3) Ṭ : (lahu) sans la lettre wāw. (4) Al-Bukhārī (1513) et Muslim (1335). (5) Les Sunan al-Kubrā d'al-Bayhaqī (5/126-127) (9314). (6) Ṭ : (wīsānād), avec isnād. (7) Le terme n'apparaît pas dans la version de ʾA. (8) (5/126). (9) ʾA : (yaʿdū), « dépasse ». (10) Al-Wuḍayn : un tapis tissé, superposé, avec lequel on attache la selle sur le dromadaire, comme une ceinture pour la selle. Il voulait dire qu'il est rapide dans ses mouvements, décrivant sa légèreté et son peu de stabilité. Ou bien il voulait dire qu'il est amincie et fine pour faciliter la marche dessus (al-Nihāya : wuḍn). (11) Ce qui est entre parenthèses n'apparaît pas dans la version de ʾA. (12) Ṭ : (wa-qiṭʿa), « et un morceau ».
بندار، عن أبي (١) أحمد الزبيري. وابن ماجه (٢) عن عليّ بن محمد، عن يحيى بن آدم. وقال الترمذيّ: حسنٌ صحيحٌ، لا نعرفه من حديث علي إلا من هذا الوجه. قلت: وله (٣) شَواهدُ من وجوهٍ صحيحةٍ مُخَرَّجةٌ في الصحاح وغيرها، فمن ذلك قصةُ الخَثْعميّة، وهو في "الصحيحين" (٤) من طريق الفَضْل؛ وتقدَّمت في حديث جابرٍ، وسنذكر من ذلك ما تيسر. وقد حكى البيهقي (٥) بإسناده (٦) ، عن ابن عباس أنّه أنكر الإسراعَ في وادي مُحَسِّرٍ، وقال: إنّما كان ذلك من الأعراب. قال: والمُثْبِتُ مُقَدَّمٌ على النافي. قلت: وفي ثبوته عنه نَظَر (٧) . واللَّه أعلم. وقد صَحَّ ذلك عن جماعة من الصحابة عن رسول اللَّه ﷺ . وصحَّ من صَنيع الشَّيْخَيْن أبي بكر وعمر، (رضي الله عنه) ، أنهما كانا يفعلان ذلك، فروَى البَيْهقيُّ (٨) ، عن الحاكم، عن النّجّادِ وغيره، عن أبي علي محمد بن مُعاذِ بن المُسْتَهِلّ المعروف بدُرّان عن القَعْنبيّ، عن أبيه، عن هشام بن عروة، عن أبيه عن المِسْورِ بن مَخْرَمَة أنَّ عُمَر، (رضي الله عنه) ، كان يُوضِعُ ويَقول: [من الرجز] إليك تَعْدُو (٩) قَلِقًا وَضِينُها (١٠) … مُخالفٌ دينَ النّصَارى دِينُها ذِكْرُ رَمْيهِ (رحمهم الله) جَمْرةَ، العَقَبة وَحْدَها يَوْمَ النَّحْرِ، وكَيْفَ رَمَاهَا ومتى رَماها، ومنْ أيِّ مَوْضِعٍ وَماها (وبكم رماها) (١١) وقَطْعِه (١٢) التَّلبِيَة حينَ رَماها قد تقدَّم من حديث أُسامة والفضل وغيرهما من الصحابة (رضي الله عنها) أجمعين، أنه (رحمهم الله) ، لم يَزَلْ يُلَبِّي حتَّى رَمَى جَمْرَةَ العَقَبَةِ.
(١) ليس اللفظ في ط. (٢) ابن ماجه (٢/ ١٠٠١) (٣٠١٠). (٣) ط: (له) بلا واو. (٤) البخاري (١٥١٣) ومسلم (١٣٣٥). (٥) السنن الكبرى للبيهقي (٥/ ١٢٦ - ١٢٧) (٩٣١٤). (٦) ط: (وبإسناد). (٧) ليس اللفظ في أ. (٨) (٥/ ١٢٦). (٩) أ: (يعدو). (١٠) الوضين: بطانٌ منسوج بعضه على بعض يُشدُّ به الرحل على البعير كالحزام للسرج، أراد أنه سريع الحركة يصفه بالخفة وقلة الثبات. أراد أنها قد هزلت ودقت للسير عليها (النهاية: وضن). (١١) ليس ما بين القوسين في أ. (١٢) ط: (وقطعة).

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