Oussama ibn Zayd (1) rapporte qu’il a déclaré : « J’étais assis derrière le Messager d’Allah (ﷺ) lorsqu’il quitta ‘Arafât, et sa monture ne leva pas la patte d’un pas rapide (2) avant d’atteindre Jam‘ (c’est-à-dire al-Muzdalifa). »
L’imam Ahmad (3) a dit : « Sufyân nous a rapporté, d’après Ibrâhîm ibn ‘Uqba, d’après Kurayb, d’après Ibn ‘Abbâs. Celui-ci m’a informé qu’Oussama ibn Zayd a dit que le Prophète (ﷺ) l’avait fait monter derrière lui à partir de ‘Arafât. Lorsqu’il parvint au défilé (ach-chi‘b), il mit pied à terre et urina. » Il n’a pas utilisé l’expression “il répandit de l’eau”, mais Oussama poursuit : « Je lui versai de l’eau pour ses ablutions. Il fit alors des ablutions légères, puis je lui demandai : “La prière ?” Il répondit : “La prière est plus loin devant toi.” » Oussama ajoute : « Ensuite, il atteignit al-Muzdalifa, y accomplit la prière du Maghrib (coucher du soleil), puis nous avons détaché nos montures (4), et il accomplit la prière de ‘Ichâ’ (nuit). » C’est ainsi que l’imam Ahmad l’a rapporté d’après Kurayb, d’après Ibn ‘Abbâs, d’après Oussama ibn Zayd… et il en fit le récit. An-Nassâ’î (5) le rapporte également par le biais de al-Husayn ibn Hurayth (6), d’après Sufyân ibn ‘Uyayna, lui-même d’après Ibrâhîm ibn ‘Uqba et Muhammad ibn Abî Harmala, tous deux l’ayant reçu de Kurayb, d’après Ibn ‘Abbâs, d’après Oussama. Notre maître Abou-l-Hajjâj al-Mizzî le mentionne dans son ouvrage « At-Tarâf » (7), précisant que la version correcte est celle de Kurayb d’après Oussama.
Al-Bukhârî (8) rapporte : « ‘Abd Allâh ibn Yûsuf nous a transmis, disant : Mâlik m’a informé, d’après Mûsâ ibn ‘Uqba, d’après Kurayb, d’après Oussama ibn Zayd, qui l’a entendu déclarer : “Le Messager d’Allah (ﷺ) quitta ‘Arafât, puis descendit au défilé et y urina. Ensuite, il fit ses ablutions sans les parfaire totalement. Je lui ai alors dit : ‘La prière ?’ Il répondit : ‘La prière est devant toi.’ Puis, lorsqu’il parvint à al-Muzdalifa, il fit ses ablutions de manière complète. L’adhân retentit et il accomplit la prière du Maghrib, après quoi chacun fit agenouiller son chameau à l’endroit où il devait faire halte. Puis l’iqâma fut faite et il accomplit la prière de ‘Ichâ’, sans rien prier entre les deux.” » Al-Bukhârî (9) rapporte également ce hadith par le biais d’al-Qa‘nabi, de même que Muslim (10) le rapporte d’après Yahyâ ibn Yahyâ, et an-Nassâ’î (11) le rapporte d’après Qutayba, tous trois d’après Mâlik, d’après Mûsâ ibn ‘Uqba. Ils l’ont également mentionné (12) à partir du hadith de Yahyâ ibn Sa‘îd al-Ansârî, d’après Mûsâ ibn ‘Uqba.