Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Selon Ibn ‘Abbâs, celui-ci raconta : « J’ai vu le Messager d’Allah (ﷺ) invoquer à ‘Arafah, les mains tenues devant sa poitrine, comme si c’était un mendiant implorant de la nourriture (1). »

Abû Dâwud al-Tayâlisî (2) rapporte dans son “Musnad” : « Nous fut transmis par ‘Abd al-Qâhir ibn as-Sarî, qui me transmit de Ibn Liknânah (3) ibn al-‘Abbâs ibn Mirdâs (4), d’après son père, d’après son grand-père, ‘Abbâs ibn Mirdâs : le Messager d’Allah (ﷺ) invoqua, dans l’après-midi du jour de ‘Arafah, le pardon et la miséricorde pour sa communauté, multipliant ses invocations. Alors Allah lui révéla : “Je l’ai fait, sauf pour ceux qui se sont fait du tort mutuellement. Quant à leurs fautes qui me concernent directement, Je les leur ai pardonnées.” Le Prophète s’écria : “Ô Seigneur, Tu es capable de récompenser la victime par un bien supérieur à ce qu’on lui a pris, et de pardonner à l’oppresseur.” Mais il ne reçut pas de réponse divine ce soir-là. Puis, à l’aube de Muzdalifah, il réitéra son invocation, et Allah, Exalté soit-Il, lui répondit : “J’ai pardonné à tous.” »

Le Messager d’Allah (ﷺ) se mit alors à sourire. L’un de ses Compagnons lui demanda : « Ô Messager d’Allah, tu souris à un moment où d’ordinaire tu ne souris pas. » Il répondit : « J’ai ri de l’ennemi d’Allah, Iblîs : lorsqu’il a su qu’Allah avait exaucé mon invocation en faveur de ma communauté, il s’est effondré en invoquant le malheur et la perdition, tout en se jetant de la poussière sur la tête. »

Abû Dâwud as-Sijistânî rapporte également ce récit dans ses “Sunan” (6), d’après ‘Îsâ ibn Ibrâhîm al-Birakî et Abû al-Walîd at-Tayâlisî, tous deux le tenant de ‘Abd al-Qâhir ibn as-Sarî, d’après Ibn Liknânah (3) ibn ‘Abbâs ibn Mirdâs, de son père, de son grand-père, sous une forme abrégée.

Ibn Mâjah (7) le rapporte aussi, par la chaîne suivante : Ayyûb ibn Muhammad al-Hâshimî (8) -> ‘Abd al-Qâhir ibn as-Sarî -> ‘Abd Allâh ibn Kinânah ibn ‘Abbâs -> son père -> son grand-père, dans une version détaillée. Ibn Jarîr, de son côté, le cite dans son “Tafsîr” (9), à partir d’Ismâ‘îl ibn Sayf (10) al-‘Ijlî, puis de ‘Abd al-Qâhir ibn as-Sarî, puis de Ibn Liknânah (11) (qu’on appelle aussi Abû Kinânah (12)), lequel le tenait de son père, puis de son grand-père, ‘Abbâs ibn Mirdâs… et il le mentionne ainsi dans son intégralité.

(1) A : (al-Masaakīn). (2) Et de sa chaîne, al-Bayhaqī dans al-Sunan al-Kubrā (5/118) (9264). (3) Édition : (Ibn Kinnānah) ; voir aussi Tahdhīb al-Tahdhīb (8/449). (4) Après lui dans A : (al-Silmī). (5) Édition : (Tabtasam). (6) Abū Dāwūd (5234), sa chaîne est faible. (7) Ibn Mājah (3013), sa chaîne est faible. (8) Édition : (bin) est une altération. (9) Tafsīr al-Ṭabarī (2/294). (10) A : (Yūsuf). (11) Édition : (Ibn Kinnānah). (12) A, Édition : (Abū Lubābah) et ce qu'il a confirmé d’après al-Ṭabarī.
عن ابن عباس، قال: رأيتُ رسولَ اللَّه ﷺ يدعو بعرفة، يداهُ إلى صدره كاستطعام المسكين (١) . وقال أبو داود الطيالسي (٢) في "مسنده" : حدّثنا عبد القاهر بن السري، حدّثني ابن لكنانة (٣) بن العباس بن مرداس (٤) ، عن أبيه، عن جده عباس بن مرداس: أنَّ رسول اللَّه ﷺ دعا عشيةَ عرفة لأُمته بالمغفرة والرحمة، فأكثر الدعاء، فأوحى اللَّه إليه: إنّي قد فعلتُ، إلا ظلمَ بعضهم بعضًا، وأما ذنوبهم فيما بيني وبينهم، فقد غَفَرْتُها، فقال: يا ربِّ إنكَ قادرٌ على أن تُثيبَ هذا المظلوم خيرًا من مظلمته، وتغفر لهذا الظالم، فلم يُجبْهُ تلك العشيةَ، فلما كان غداةَ المُزْدلفة أعاد الدعاء، فأجابه اللَّه تعالى: إّني قد غفرتُ لهم. فتبسَّم رسولُ اللَّه ﷺ فقال له بعض أصحابه: يا رسولَ اللَّه تبسَّمْتَ في ساعة لم تكن تَبسَّم (٥) فيها، قال: تبسَّمْتُ من عدو اللَّه إبليس، إنه لمَّا علمَ أنَّ اللَّه – Exalté soit-Il – قد استجابَ لي في أُمَّتي أهْوَى يَدْعو بالوَيْل والثُّبور، ويَحْثو التراب على رأسه. ورواه أبو داود السجستاني في "سُننه" (٦) عن عيسى بن إبراهيم البِرَكي وأبي الوليد الطَّيالسي، كلاهما عن عبد القاهر بن السري، عن ابن لكِنانة (٣) بن عَبَّاس بن مِرْداس، عن أبيه، عن جده مختصرًا. ورواه ابن ماجه (٧) ، عن أيوب بن محمد الهاشمي عن (٨) عبد القاهر بن السَّرِيّ، عن عبد اللَّه بن كِنانَة بن عباس، عن أبيه، عن جدّه به مطولًا. ورواه ابن جرير في "تفسيره" (٩) عن إسماعيل بن سيف (١٠) العِجْلي، عن عبد القاهر بن السَّريّ، عن ابنٍ لكِنانة (١١) ويقال له أبو كنانة (١٢) عن أبيه، عن جده العباس بن مرداس. . . فذكره.
(١) أ: (المساكين). (٢) ومن طريقه البيهقي في السنن الكبرى (٥/ ١١٨) (٩٢٦٤). (٣) ط: (ابن كنانة) وانظر تهذيب التهذيب (٨/ ٤٤٩). (٤) بعده في أ: (السلمي). (٥) ط: (تبتسم). (٦) أبو داود (٥٢٣٤)، وإسناده ضعيف. (٧) ابن ماجه (٣٠١٣)، وإسناده ضعيف. (٨) ط: (بن) تحريف. (٩) تفسير الطبري (٢/ ٢٩٤). (١٠) أ: (يوسف). (١١) ط: (ابن كنانة). (١٢) أ، ط: (أبو لبابة) وما أثبته عن الطبري.

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