Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Le vendredi, conformément au hadith dʾ‘Umar ibn al-Khaṭṭâb rapporté de façon authentique dans les deux Ṣaḥîḥ (comme il sera expliqué), lorsque le Prophète (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) arriva le dimanche, quatrième jour du mois, il commença – comme nous l’avons mentionné – par effectuer le ṭawâf autour de la Kaʿba, puis le saʿî entre Ṣafâ et Marwa. Une fois son va-et-vient terminé à Marwa, il ordonna à ceux qui n’avaient pas de bétail destiné au sacrifice de rompre impérativement leur état d’iḥrâm. Ainsi, ils s’y soumirent, bien que certains l’aient fait avec regret, car, de son côté, le Prophète (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) ne s’était pas dégagé de son iḥrâm en raison du fait qu’il conduisait le bétail (hady). Ils auraient aimé suivre son exemple et l’imiter, mais lorsqu’il vit leur réaction, il leur dit :

« Si j’avais pu anticiper ce que je viens de découvrir, je n’aurais pas conduit le bétail et j’en aurais fait une ʿumra. »

C’est-à-dire : « Si j’avais su que cela vous pèserait, j’aurais renoncé à accompagner le bétail afin de me dégager de l’iḥrâm comme vous l’avez fait. » De là se manifeste clairement, pour certains, la preuve de la supériorité du tamattuʿ (Hajj-tamattuʿ), comme l’a affirmé l’imam Aḥmad en se fondant sur ce passage. Il a en effet déclaré : « Je ne doute pas que le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) fut qârin (ayant accompli le qirân), mais le tamattuʿ est meilleur, puisqu’il a exprimé un regret de ne pas l’avoir fait. » On lui a cependant répondu que le Prophète ne s’était pas désolé pour le tamattuʿ en tant que pratique censée être supérieure au qirân chez celui qui conduit le bétail, mais plutôt pour épargner à ses compagnons la difficulté de le voir demeurer en iḥrâm tout en leur demandant de s’en délier. Dieu est plus savant. C’est d’ailleurs pourquoi, ayant bien saisi cette subtilité, l’imam Aḥmad a aussi déclaré dans une autre tradition qu’aux personnes ne conduisant pas de bétail, le tamattuʿ est préférable, comme l’a ordonné le Prophète (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) à ses compagnons qui n’avaient pas de bétail. Quant au qirân, il demeure préférable pour celui qui a effectivement conduit le bétail, à l’exemple de ce que Dieu (exalté soit-Il) a choisi pour Son Prophète lors du Pèlerinage d’Adieu et lui a prescrit, ainsi qu’il a déjà été expliqué. Dieu sait mieux.

[Chapitre]

Ensuite, après qu’il (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) eut terminé son parcours entre Ṣafâ et Marwa et ordonné de se délier (du statut d’iḥrâm) à ceux qui n’avaient pas amené de bétail, il poursuivit sa route avec les fidèles jusqu’à s’établir à al-Abṭaḥ, à l’est de La Mecque. Il y demeura le reste du dimanche, ainsi que le lundi, le mardi et le mercredi, jusqu’à ce qu’il eût accompli la prière de l’aube le jeudi. Toute cette période, il priait en ce lieu avec ses Compagnons, sans retourner à la Kaʿba durant ces journées.

L’imam al-Bukhârî a dit : « Chapitre : De celui qui ne s’approche pas de la Kaʿba et ne fait pas le ṭawâf avant de se diriger à ʿArafah, pour ensuite revenir et accomplir le ṭawâf. »

(1) Dans l'édition : « lyashqqa ». (2) Dans l'exemplaire : « tataʿaṭṭal ». (3) L'expression n'existe pas dans l'exemplaire. (4) Dans l'exemplaire : « fa-innamā ». (5) N'existe pas dans l'édition, je l'ai relevée dans l'exemplaire. (6) Dans l'édition : « kullu dhālika yuṣallī », et dans l'exemplaire : « wa kullu dhālika lā yuṣallī ». (7) Dans l'édition : « min ». (8) Al-Bukhārī (1625).
الجمعة بنصِّ حديث عمر بن الخطاب الثابت في "الصحيحين" كما سيأتي. فلما قدم (رحمهم الله) يوم الأحد رابع الشهر بدأ -كما ذكرنا- بالطّواف بالبيت، ثم بالسعي بين الصفا والمروة، فلما انتهى طوافه بينهما عند المروة أمر منْ لم يكن معه هَدْيٌ أن يحلّ من إحرامه حتمًا، فوجب ذلك عليهم لا محالةَ، ففعلوه وبعضهم متأسّف، لأجل أنّه (رحمهم الله) لم يَحِلّ من إحرامه لأجل سَوْقِه الهَدْي، وكانوا يحبون موافقته (رحمهم الله) والتأسِّي به، فلما رأى ما عندهم من ذلك، قال لهم: "لو استقبلتُ من أمري ما استدبرتُ لما سُقت الهَدْي ولجعلتها عمرة" . أي: لو أعلم أن هذا يشقّ (١) عليكم لكنتُ تركتُ سَوْق الهَدْيِ حتى أُحِلَّ كما أحللتم، ومن هاهنا تتَّضح (٢) الدلالةُ على أفضلية التّمتع كما ذهب إليه الإمام أحمد أخذًا من هذا، فإنه قال (٣) : لا أشكُّ أنّ رسول اللَّه ﷺ كان قارنًا، ولكنّ التمتع أفضل لتأسُّفه عليه، وجوابه: أنه (رحمهم الله) لم يتأسف على التمتع لكونه أفضلَ من القرانِ في حقِّ منْ ساقَ الهَدْيَ، وإنما (٤) تأسَّفَ عليه لئلا يَشُقَّ على أصحابه في بقائه على إحرامه وأمره لهم بالإحلال، ولهذا واللَّه أعلم لمّا تَأمَّلَ الإمام أحمد هذا السرّ نصَّ في رواية أخرى عنه على أن التمتّعَ أفضلُ في حق منْ لم يَسُقِ الهَدْيَ لأمره (رحمهم الله) ، منْ لمْ يَسُقِ الهَدْيَ من أصحابه بالتمتع (٥) وأن القِرانَ أفضلُ في حقّ منْ ساق الهَدْيَ كما اختار اللَّه – Exalté soit-Il – لنبيّه، صلوات اللَّه وسلامه عليه، في حجة الوداع وأمره له بذلك كما تقدم. واللَّه أعلم. [فصل] ثُمَّ سار صلوات اللَّه وسلامه عليه بعد فراغه من طوافه بين الصّفا والمَرْوة وأمره بالفَسْخ لِمَنْ لم يَسُقِ الهَدْيَ، والناسُ معه، حتى نزلَ بالأبطح شَرْقيَّ مكة، فأقام هُنالكَ بقيةَ يومِ الأحد ويوم الإثنين والثلاثاء والأربعاء، حتَّى صَلَّى الصبحَ من يومِ الخميس، وكلّ ذلك يُصَلِّي (٦) بأصحابه هنالك، ولم يَعُدْ إلى الكعبة في (٧) تلك الأيام كلها. قال البخاري (٨) : باب مَنْ لم يقرب الكعبة ولم يَطُفْ حتى يخرج إلى عرفة ويرجع بعد الطواف
(١) ط: (ليشقّ). (٢) أ: (تتعطل). (٣) ليس اللفظ فى أ. (٤) أ: (فإنما). (٥) ليست في ط، واستدركتها من أ. (٦) ط: (كل ذلك يصلي) وفي أ: (وكل ذلك لا يصلي). (٧) ط: (من). (٨) البخاري (١٦٢٥).

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