Elle dit alors : « Me voici, ô Seigneur, me voici ; me voici, Tu n’as point d’associé, me voici. La louange, la grâce et la royauté T’appartiennent ; Tu n’as point d’associé. »
Il ajouta seulement en ce passage : « et la royauté, Tu n’as point d’associé. »
Al-Bayhaqî (1) a dit : « Al-Hâkim nous a informés, Al-Aṣamm nous a rapporté, Muḥammad ibn ‘Abd Allâh ibn ‘Abd al-Ḥakam (2) nous a transmis, Ibn Wahb nous a transmis. ‘Abd al-‘Azīz ibn ‘Abd Allâh ibn Abī Salama m’a informé que ‘Abd Allâh ibn al-Faḍl le tenait de ‘Abd al-Raḥmān al-A‘rāj, qui le tenait d’Abū Hurayra, lequel a dit : “La talbiya du Messager de Dieu (ﷺ) comprenait : ‘Me voici, ô Dieu de Vérité !’” »
An-Nasâ’î (3) l’a rapporté d’après Qutayba, lui-même d’après Ḥumayd ibn ‘Abd al-Raḥmân, d’après ‘Abd al-‘Azīz ibn Abī Salama. Ibn Mâjah (4) l’a également rapporté par Abū Bakr ibn Abī Shayba et ‘Alî ibn Muḥammad, tous deux par Waki‘, d’après ‘Abd al-‘Azīz. An-Nasâ’î (5) a déclaré : « Je ne connais personne qui l’ait rapporté avec une chaîne de transmission remontant à ‘Abd Allâh ibn al-Faḍl, si ce n’est ‘Abd al-‘Azīz. » Quant à Ismâ‘îl ibn Umayya, il l’a rapporté en mode mursal (6).
Ash-Shâfi‘î (7) a dit : « Sa‘īd ibn Sâlim al-Qaddâḥ (8) nous a rapporté, d’après Ibn Jurayj, qui m’a informé que Ḥumayd al-A‘rāj lui a rapporté, d’après Mujâhid, lequel a dit : Le Prophète (ﷺ) proclamait à haute voix la talbiya : “Me voici, ô Seigneur, me voici”, puis il en faisait la récitation. Un jour, alors que les gens se détournaient de lui et qu’il parut apprécier ce qui se passait, il ajouta : “Me voici, car la vraie vie est celle de l’au-delà.” » Ibn Jurayj dit : « Je pense que c’était le jour de ‘Arafa. » Ce hadith est mursal selon cette voie de transmission.
Par ailleurs, l’hafiz Abū Bakr (10) al-Bayhaqî (11) a déclaré : « ‘Abd Allâh al-Ḥâfiẓ nous a informés, Abū Aḥmad Yūsuf ibn Muḥammad ibn Muḥammad ibn Yūsuf m’a rapporté, Muḥammad ibn Isḥâq ibn Khuzayma nous a transmis, Naṣr ibn ‘Alî al-Jahḍamî nous a transmis, Maḥbūb ibn al-Ḥasan nous a transmis, Dâwūd nous a transmis, d’après ‘Ikrima, d’après Ibn ‘Abbâs, que le Messager de Dieu (ﷺ) fit un prêche à ‘Arafa. Lorsqu’il dit : “Me voici, ô Seigneur, me voici”, il ajouta : “En vérité, le bien est le bien de l’au-delà.” » Voilà une chaîne de transmission singulière, bien qu’elle corresponde aux critères des Sunan, sans toutefois y figurer.