Voici des chaînes de transmission fiables, selon les conditions du recueil authentique. Abou Dawoūd (1), an-Nasaï (2) et Ibn Mâdja (3) l’ont rapporté, par diverses voies, d’après Abou Wâ’il Chaqîq Ibn Salama.
An-Nasaï (4) a déclaré, dans le “Livre du Pèlerinage” de son recueil (Sounan) : « Nous a rapporté Mouhammad Ibn ‘Alî Ibn al-Hassan Ibn Chaqîq, qui nous a transmis de son père, d’après Abou Hamza as-Soukkari (5), d’après Mouttarraf, d’après Salama Ibn Kouhayl, d’après Tâwoûs, d’après Ibn ‘Abbâs, d’après ‘Oumar, qui a dit : “Par Dieu, je vous interdis la jouissance (al-mout‘a), alors qu’elle est mentionnée dans le Livre de Dieu et que le Prophète (ﷺ) l’a pratiquée.”” L’énoncé possède une bonne chaîne de transmission.
[Relatif au récit des deux émirs des croyants, ‘Othmân et ‘Alî (– qu'Allah soit satisfait de lui –)]
L’imam Ahmad (6) a rapporté : « Nous a narré Mouhammad Ibn Ja‘far, qui a reçu de Chou‘ba, d’après ‘Amr Ibn Mourra (7), d’après Sa‘îd Ibn al-Moûssayyib, selon qui ‘Alî et ‘Othmân se réunirent à ‘Ousfân (8), alors qu’‘Othmân interdisait la jouissance ou la ‘oumra. ‘Alî s’écria : “Pourquoi interdis-tu ce qu’a pratiqué le Messager de Dieu (ﷺ) ?” Et ‘Othmân de répondre : “Laisse-nous tranquilles !” » C’est ainsi que l’imam Ahmad le rapporte, de façon synthétique.
Les deux cheikhs auteurs du “Sahîh” (9) ont également rapporté, d’après Chou‘ba, qui tient lui-même d’‘Amr Ibn Mourra, d’après Sa‘îd Ibn al-Moûssayyib, que ‘Alî et ‘Othmân divergeaient à ‘Ousfân au sujet de la jouissance. ‘Alî déclara : « Pourquoi interdis-tu une chose que le Messager de Dieu (ﷺ) a pratiquée ? » Lorsqu’‘Alî Ibn Abî Tâlib constata cela, il entra en état de sacralisation pour les deux rites en même temps. Tels sont les termes d’al-Boukhârî.
Al-Boukhârî (10) a dit : « Nous a rapporté Mouhammad Ibn Bachchâr (11), qui nous a livré le hadith par Ghoundar, d’après Chou‘ba, d’après al-Hakam, d’après ‘Alî Ibn al-Housayn, d’après Marwân Ibn al-Hakam, qui déclara : “J’ai été témoin d’‘Othmân et d’‘Alî, tandis qu’‘Othmân interdisait la jouissance et le fait de la réunir.” »