Ce qu’Allah a voulu. Muslim (1) l’a rapporté d’après Muhammad ibn al-Muthannā, d’après ‘Abd al-Samad ibn ‘Abd al-Wārith, d’après Hammām, d’après Qatāda, selon cette chaîne de transmission. Ce qui est visé par ce hadith, c’est la “mut‘a” au sens large, incluant le qirān et la forme particulière de tamattu‘. Cela est corroboré par ce que Muslim (2) a rapporté d’après Shu‘ba et Sa‘īd ibn Abī ‘Arūba, d’après Qatāda, d’après Mutarrif, d’après ‘Abd Allāh ibn al-Shakhkhīr, d’après ‘Imrān ibn Husayn : le Messager d’Allah (ﷺ) a en effet associé le ḥajj et la ‘umra… puis il mentionna la suite du hadith.
La plupart des Anciens (al-salaf) emploient le terme “mut‘a” pour désigner le qirān, comme l’a rapporté al-Bukhārī (3) : « Nous a rapporté Qutayba, qui dit : “Nous a rapporté Ḥajjāj ibn Muḥammad al-A‘war, d’après Shu‘ba, d’après ‘Amr ibn Murra, d’après Sa‘īd ibn al-Musayyib, qui dit : ‘Ali et ‘Uthmān (qu’Allah les agrée) ont divergé alors qu’ils se trouvaient à ‘Usfān (4) au sujet de la mut‘a. ‘Ali déclara : ‘Pourquoi veux-tu interdire quelque chose que le Messager d’Allah (ﷺ) a accompli ?’ Puis, voyant cela, ‘Ali ibn Abī Ṭālib entra en iḥrām pour les deux rituels en même temps.” » Muslim (5) l’a également rapporté d’après Shu‘ba (et al-Bukhārī (6) l’a également transmis d’après Shu‘ba) (7), d’après al-Ḥakam ibn ‘Utayba, d’après ‘Alī ibn al-Ḥusayn, d’après Marwān ibn al-Ḥakam, de leur part.
‘Alī dit alors : « Je ne délaisserai pas la Sunna du Messager d’Allah (ﷺ) pour l’opinion de quiconque. » Muslim (8) le rapporte également d’après Shu‘ba, d’après Qatāda, d’après ‘Abd Allāh ibn Shaqīq, de leur part. ‘Alī lui dit : « Tu sais bien que nous avons accompli le tamattu‘ avec le Messager d’Allah (ﷺ). » Il répondit : « Certes, mais nous avions alors peur. »
Quant au hadith rapporté par Muslim (10) selon la version de Ghundar, d’après Shu‘ba, et de ‘Ubayd Allāh ibn Mu‘ādh, d’après son père, d’après Shu‘ba, d’après Muslim ibn Mikhrāq al-Qurrī (11), qui raconta avoir entendu Ibn ‘Abbās dire : « Le Messager d’Allah (ﷺ) est entré en iḥrām pour une ‘umra, tandis que ses compagnons sont entrés en iḥrām pour le ḥajj. Le Messager d’Allah (ﷺ), ainsi que ceux de ses compagnons qui avaient amené leur offrande (hady), ne se sont pas désacralisés, tandis que le reste de ses compagnons s’est désacralisé. » Abū Dāwūd l’a également rapporté.