Lorsqu’il se rendait à La Mecque, il s’enduisait d’une huile qui n’avait pas de parfum agréable, puis il se rendait à la mosquée de Dhou el-Houlaïfa pour y prier. Ensuite, il montait (sa monture) et, une fois celle-ci redressée, il entrait en état d’ihrâm. Puis il dit : « C’est ainsi que j’ai vu l’Envoyé de Dieu (ﷺ) faire. » Ce récit n’a été rapporté que par Al-Bukhârî sous cette forme.
Mouslim a rapporté (1), d’après Qoutaybah, d’après Hâtim ibn Ismâ‘îl, d’après Mûsâ ibn ‘Oqbah, d’après Sâlim, d’après son père, qui a dit : « Cette plaine de Baydâ’, au sujet de laquelle vous attribuez à tort au Messager de Dieu (ﷺ) ce qu’il n’a pas fait… Par Dieu, le Messager de Dieu (ﷺ) n’est entré en ihrâm qu’auprès de l’arbre, quand son chameau s’y est levé. »
Ce hadith réunit le premier récit d’Ibn ‘Omar et ces autres versions, à savoir que l’ihrâm était pris depuis la mosquée, mais seulement après avoir enfourché sa monture et s’être redressé sur la plaine (Baydâ’) — c’est-à-dire sur la terre — avant (2) d’atteindre l’endroit connu sous le nom de Baydâ’.
Puis Al-Bukhârî (3) a dit, en un autre endroit : « Nous a rapporté Muhammad ibn Abî Bakr al-Mouqaddamî, nous a rapporté Foudhayl ibn Soulaymân, nous a rapporté Mûsâ ibn ‘Oqbah : “Kourayb m’a raconté, au nom de ‘Abdallah ibn ‘Abbâs, que le Prophète (ﷺ) partit de Médine après s’être peigné, s’être enduit d’huile et avoir revêtu son izâr et son ridâ’, lui et ses compagnons. Il n’interdit aucun vêtement parmi les habits ou pagnes utilisés, hormis celui teind au safran qui marque la peau. Au matin, à Dhou el-Houlaïfa, il monta sa monture et, une fois arrivé sur la plaine (Baydâ’), il prononça la talbiya, lui et ses compagnons. Il avait déjà marqué (sa bête à sacrifier) pour l’offrir en sacrifice. C’était cinq jours avant la fin de Dhou el-Qa‘da. Il arriva à La Mecque lors des quatre premiers jours de Dhou el-Hijja, fit le tawâf autour de la Ka‘ba, effectua le sa‘ï entre Safâ et Marwa, et ne sortit pas de son état d’ihrâm, à cause de sa bête dont il avait marqué le cou. Il s’établit alors dans la partie haute de La Mecque” (4) à Al-Hajûn, et il était en état d’ihrâm pour le pèlerinage. Il ne s’approcha plus de la Ka‘ba [après] son tawâf, jusqu’à son retour de ‘Arafât. Il ordonna à ses compagnons de faire un tawâf autour de la Ka‘ba et de parcourir la distance entre Safâ et Marwa, puis de raccourcir leurs cheveux et de rompre leur ihrâm. Cela valait pour ceux qui n’avaient pas d’animal à sacrifier, et pour celui qui avait une épouse : elle lui demeurait alors licite, de même que le parfum et le vêtement.” »
Ce récit est rapporté uniquement par Al-Bukhârî.
L’imâm Ahmad (5) a également relaté, d’après Bahz ibn Asad, Hajjâj, Rawh ibn ‘Obâda et ‘Affân ibn Mouslim, tous rapportant de Chou‘bah, qui a dit : « Qatâda m’a informé avoir entendu Abou Hassân l’A‘raj al-Ajrad — qui est Mouslim ibn ‘Abdallah al-Basrî — dire de la part d’Ibn ‘Abbâs : “Le Messager de Dieu (ﷺ) pria la prière de dhuhr à Dhou el-Houlaïfa ; puis il demanda qu’on lui amène sa chamelle destinée au sacrifice et il incisa le côté de sa bosse…” »