Il est rapporté chez Muslim (1). De même, l’imam Aḥmad (2) a déclaré : « Rawḥ nous a rapporté, [il a dit] : Aš‘ath – c’est-à-dire Ibn ‘Abd al-Malik – nous a rapporté, d’après al-Ḥasan, d’après Anas ibn Mālik, que le Messager de Dieu (ﷺ) accomplit la prière de ẓuhr, puis enfourcha sa monture. Et lorsqu’il atteignit la hauteur d’al-Bayḍā’ (3), il prononça la talbiya (ihrām). »
Abū Dāwud (4) l’a également rapporté d’après Aḥmad ibn Ḥanbal, et al-Nasā’ī (5) d’après Isḥāq ibn Rāhawayh, d’après al-Naḍr ibn Šumayl, d’après Aš‘ath avec le même sens. Il a aussi été transmis par Aḥmad ibn al-Azhar, d’après Muḥammad ibn ‘Abd Allāh al-Anṣārī, d’après Aš‘ath, sous une forme plus développée. Voici d’ailleurs une réfutation à l’opinion d’Ibn Ḥazm qui affirmait que cela se passait au début de la journée ; il invoquait à l’appui la version rapportée par al-Bukhārī (6), selon laquelle, par la voie d’Ayyūb, d’après un homme, d’après Anas, le Messager de Dieu (ﷺ) passa la nuit à Ḏū l-Ḥulayfa jusqu’au matin, y accomplit la prière de l’aube, puis monta sa monture et, parvenu à l’étendue d’al-Bayḍā’, formula l’intention d’une ‘umra et d’un ḥajj. Toutefois, la chaîne de transmission contient un homme non identifié, vraisemblablement Abū Qilāba. Dieu sait mieux.
Muslim (7) a dit dans son « Ṣaḥīḥ » : « Yahyā ibn Ḥabīb al-Ḥārithī nous a rapporté, [et il a dit] : Khālid – c’est-à-dire Ibn al-Ḥārith – nous a rapporté ; Šu‘ba nous a rapporté d’après Ibrāhīm ibn Muḥammad ibn al-Muntašir, qui dit avoir entendu son père relater d’après ‘Ā’isha (qu’Allāh l’agrée) : “Je parfumais le Messager de Dieu (ﷺ), puis il passait auprès de ses épouses, et au matin, il entrait en iḥrām en exhalant encore l’odeur du parfum” (8). » Al-Bukhārī a également transmis ce ḥadīth d’après Šu‘ba, et tous deux l’ont rapporté selon la chaîne d’Abū ‘Awāna. Muslim ajoute : « Et il est aussi relaté par Mis‘ar et Sufyān ibn Sa‘īd al-Thawrī, les quatre (Šu‘ba, Abū ‘Awāna, Mis‘ar et Sufyān) l’ayant tous rapporté d’Ibrāhīm ibn Muḥammad ibn al-Muntašir » (9).
Dans une autre version de Muslim (10), d’après Ibrāhīm ibn Muḥammad ibn al-Muntašir, par son père, celui-ci raconte : « J’ai interrogé ‘Abd Allāh ibn ‘Umar à propos d’un homme qui se parfumait, puis se trouvait au matin (11) en état d’iḥrām. Il répondit : “Je n’aime pas me réveiller en iḥrām en ayant encore du parfum sur moi. Je préférerais plutôt me couvrir de goudron.” »