Ibn Hajar mentionne dans la biographie d’Ibn Kathîr (1) que son fils ‘Umar recopia pour lui le Musnad de l’imâm Ahmad, lequel avait été ordonné par Ibn al-Muhibb al-Ṣāmit (mort en 789 H) selon l’ordre alphabétique. Cette copie servit de base à son père pour la composition de son grand ouvrage « Jâmi‘ al-Masânîd wa-l-Sunan ». Par la suite, ‘Umar recopia au propre ce livre exhaustif, et Ibn Hajar vit les deux exemplaires de la main de ‘Umar.
Deuxièmement : Zayn al-Dîn ‘Abd al-Raḥmân, décédé en 792 H. Ibn Fahd l’évoque dans son livre « Laḥẓ al-Alḥâẓ » (2) et se contente de préciser qu’il mourut et fut enterré à Damas.
Troisièmement : Badr al-Dîn Abû al-Baqâ’ Muḥammad, fils du ḥâfiẓ ‘Imâd al-Dîn Ismâ‘îl ibn Kathîr. Il naquit à Damas en 759 H et y mourut en 803 H. Al-Sakhâwî, dans « al-Ḍaw’ al-Lâmi‘ », et Ibn al-‘Imâd, dans « Shadharât al-Dhahab » (3), rapportent qu’il naquit à Damas, y grandit, étudia et rechercha le savoir, qu’il fut disciple d’Ibn al-Muhibb, et qu’il reçut de nombreux enseignements d’Ibn Umaylah, de al-Ṣalâḥ ibn Abî ‘Umar et d’autres élèves d’al-Fakhr. Il se rendit ensuite au Caire, où il écouta certains de ses maîtres. Il se distingua quelque peu dans ce domaine et participa à diverses sciences, avec une belle écriture, réputée pour sa précision (2).
Cependant, Ibn Ḥajjî déclara qu’il n’était pas louable dans sa conduite, qu’il enseigna après son père dans la Tumba d’Umm Ṣâliḥ, et qu’il rédigea une chronique des événements de son époque, où il mentionna des faits étranges. Le ḥâfiẓ Ibn Hajar précisa : « J’ai entendu certains de ses enseignements, et il m’écouta lire à Damas. Il mourut dans la force de l’âge, vers quarante-quatre ans, à al-Ramla, fuyant Damas (2). » Il est probable qu’il ait fui Damas lors de la fitna timouride, puisque Tamerlan entra à Damas en Rabî‘ al-Thânî en l’an 803 H et en repartit au mois de Sha‘bân de la même année.
Quatrièmement : Tâj al-Dîn ‘Abd al-Wahhâb, né en 767 H et décédé en 840 H. Al-Sakhâwî écrit, dans sa notice biographique, qu’« il écouta (des traditions) auprès de son père, d’al-Muhibb al-Ṣâmit, d’Aḥmad ibn ‘Abd al-Ghâlib al-Mâksinî, d’Ibn Umaylah, et qu’il transmit à son tour, si bien que les hommes de savoir ont entendu (de sa bouche) » (4).
Cinquièmement : Shihâb al-Dîn Aḥmad ibn Ismâ‘îl ibn ‘Umar ibn Kathîr. Al-Sakhâwî le mentionne (5) dans la biographie de sa fille, la traditionniste Asmâ’, qui fut la raison pour laquelle le nom de son père fut évoqué et préservé pour les générations suivantes. Celle-ci fut élevée et instruite par Sitt al-Quḍât Umm ‘Îsâ bint ‘Abd al-Wahhâb, mentionnée précédemment (6).