Et Al-Bukhârî l’a rapporté (1) à d’autres endroits de son livre, et Muslim (2) l’a rapporté dans le Livre de la Zakât de son « Sahîh », par plusieurs chaînes aboutissant à ‘Umârah ibn al-Qa‘qâ‘.
Puis l’imam Ahmad (3) a dit : « Yahyâ nous a rapporté, d’après al-A‘mash, d’après ‘Amr ibn Murrah, d’après Abû al-Bakhtarî, d’après ‘Alî qui a dit : “Le Messager d’Allah ﷺ m’a envoyé au Yémen alors que j’étais encore jeune. J’ai dit : ‘Tu m’envoies chez des gens pouvant connaître des litiges, et je n’ai pas de science en matière de jugement.’ Il a dit : ‘Allah guidera ta langue et raffermira ton cœur.’ À partir de ce moment, je n’ai jamais ressenti de doute lorsque je rendais un jugement entre deux personnes.” » (4)
Ibn Mâjah l’a également rapporté (5) d’après al-A‘mash selon la même chaîne de transmission. L’imam Ahmad (6) a aussi dit : « Aswad ibn ‘Âmir nous a rapporté, Sharik nous a rapporté, d’après Simâk, d’après Hanash, d’après ‘Alî : “Le Messager d’Allah ﷺ m’a envoyé au Yémen. J’ai dit : ‘Ô Messager d’Allah, tu m’envoies chez un peuple plus âgé que moi ; je suis encore jeune (7) et je ne sais pas comment juger.’ Il posa alors sa main sur ma poitrine en disant : ‘Ô Allah, affermis sa langue et guide son cœur. Ô ‘Alî, lorsque deux adversaires se présentent à toi, ne rends pas ton jugement avant d’avoir écouté le second comme tu as écouté le premier. Car si tu agis ainsi, la solution te deviendra claire (8).’ Depuis lors, je n’ai plus jamais été indécis ni troublé dans un jugement.” »
Ahmed l’a aussi rapporté, tout comme Abû Dâwud, par plusieurs voies, à partir de Sharik (9), et at-Tirmidhî (10) l’a rapporté d’après Zâ’idah – tous deux l’ayant transmis d’après Simâk ibn Harb, d’après Hanash ibn al-Mu‘tamir (et on a dit : Ibn Rabî‘ah al-Kinânî al-Kûfî), d’après ‘Alî, selon ce même hadith.
L’imam Ahmad (11) a encore dit : « Sufyân ibn ‘Uyaynah nous a rapporté, d’après al-Ajlah (12), d’après ash-Sha‘bî, d’après ‘Abd Allah ibn Abî… »