Puis al-Bukhârî (1) déclara : « Nous a rapporté Muḥammad ibn Bashshâr, qui tint de Rûḥ ibn ‘Ubâda, lequel tenait de ‘Alî ibn Suwayd ibn Manjûf, d’après ‘Abd Allâh ibn Burayda, d’après son père, qui a dit : “Le Prophète (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) envoya ‘Alî auprès de Khâlid ibn al-Walîd pour récupérer le khums (le cinquième). Or, j’éprouvais de l’aversion pour ‘Alî. Un matin, il s’était purifié par un bain rituel, et je dis alors à Khâlid : ‘Ne vois-tu pas ce qu’il fait !?’ Quand nous nous présentâmes devant le Prophète (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui), je lui fis part de cela. Il dit : ‘Ô Burayda, détestes-tu ‘Alî ?’ Je répondis : ‘Oui.’ Il me dit alors : ‘Ne le déteste pas, car il aura dans le khums plus que cela.’” Seul al-Bukhârî a rapporté ce ḥadith sous cet angle, sans que Muslim ne l’ait mentionné.
L’imam Aḥmad (2) a dit : « Nous a rapporté Yaḥyâ ibn Sa‘îd, qui a dit : ‘Abd al-Jalîl nous a informés en ces termes : ‘Je me suis rendu dans une assemblée où se trouvaient Abû Mijlaz et Ibn (3) Burayda. Alors ‘Abd Allâh ibn Burayda dit : “Mon père (4) Burayda m’a confié qu’il avait éprouvé envers ‘Alî une hostilité qu’il n’avait ressentie pour personne d’autre. Il précisa : ‘J’aimais un homme des Quraysh, uniquement parce qu’il détestait ‘Alî. Cet homme fut alors envoyé à la tête d’une troupe de cavalerie. Je l’accompagnai, uniquement motivé par son aversion pour ‘Alî. Nous prîmes des captifs et il écrivit au Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) : ‘Envoie-nous quelqu’un pour calculer le khums.’ C’est ainsi qu’il nous envoya ‘Alî. Parmi les captives, il y avait une esclave de haut rang. Après avoir procédé au khums et au partage, ‘Alî sortit alors que l’eau ruisselait encore sur sa tête. Nous lui dîmes : ‘Ô Abû al-Ḥasan, qu’as-tu fait ?’ Il répondit : ‘Ne voyez-vous donc pas cette esclave qui était parmi les captives ? Après avoir réparti et appliqué le khums, elle est revenue de droit au cinquième, puis est échu aux Gens de la maison du Prophète (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui), ensuite à la famille de ‘Alî — et j’ai consommé le mariage avec elle.’” L’homme écrivit alors au Prophète de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui). Je dis : “Envoie-moi (porter la lettre).” Il m’envoya donc comme messager authentificateur. Tandis que je lisais la lettre, je déclarais : ‘C’est vrai.’ Puis il saisit ma main et la lettre, et me dit : ‘Détestes-tu ‘Alî ?’ Je répondis : ‘Oui.’ Il répliqua : ‘Ne le déteste pas, et si tu l’aimes, aime-le encore davantage, car, par Celui qui tient l’âme de Muḥammad en Sa main, la part de la famille de ‘Alî dans le khums est plus précieuse qu’une simple esclave.’” » Burayda poursuivit : “Après cette parole du Prophète (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui), personne ne m’a été plus cher que ‘Alî.” Puis ‘Abd Allâh ibn Burayda ajouta : “Par Celui en dehors duquel nul dieu n’existe, il n’y a entre moi et le Prophète (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) dans cet ḥadith que mon père, Burayda.”’”
Ce récit dans sa forme complète est le fait de ‘Abd al-Jalîl ibn ‘Aṭiyya al-Qaysî Abû Ṣâliḥ al-Baṣrî, jugé fiable par Ibn Ma‘în et Ibn Ḥibbân. Al-Bukhârî (5) a dit de lui : “Il se trompe parfois en certaines choses [successivement].”
Et Muḥammad ibn Isḥâq (6) a dit : « Nous a rapporté Abân ibn Ṣâliḥ, d’après ‘Abd Allâh ibn Niyâr al-Aslamî, d’après son oncle maternel ‘Amr ibn Shâs al-Aslamî, qui avait participé à l’accord de al-Ḥudaybiyya. Il déclara : …”