Il dit : « Ô ‘Abdallâh, comment lis-tu le Coran ? » Celui-ci répondit : « Je le récite par petites portions (1). » Il lui demanda ensuite : « Et toi, comment le lis-tu, ô Mu‘âdh ? » Il répondit : « Je dors en début de nuit, puis je me lève quand j’ai eu ma part de sommeil, et je lis ce que Dieu m’a prescrit. Je considère mon sommeil tout comme je considère mon temps de prière. » Ce hadith a été rapporté exclusivement par al-Bukhârî, et non par Muslim, d’après cette chaîne de transmission.
Puis al-Bukhârî (2) dit : « Ishâq nous a rapporté (haddathanâ), puis Khâlid nous a rapporté, d’après ash-Shaybânî, d’après Sa‘îd ibn Abî Burdah, d’après son père, d’après Abû Mûsâ al-Ash‘arî que le Messager de Dieu (ﷺ) l’envoya au Yémen et l’interrogea au sujet de boissons qui y étaient préparées. Il demanda : “Quelles sont-elles ?” Il répondit : “Le bit‘ et le mizr.” J’ai dit à Abû Burdah : “Qu’est-ce que le bit‘ ?” Il répondit : “C’est une boisson faite à partir de miel.” “Et le mizr ? C’est une boisson faite à partir d’orge.” Le Prophète déclara alors : “Toute boisson enivrante est illicite.” » Ce hadith a également été rapporté par Jarîr et ‘Abd al-Wâhid d’après ash-Shaybânî, d’après Abû Burdah, et Muslim (3) l’a transmis selon la narration de Sa‘îd ibn Abî Burdah.
Al-Bukhârî (4) déclara également : « Hibbân nous a rapporté, ‘Abdallâh nous a transmis, d’après Zakariyyâ ibn Ishâq (5), d’après Yahyâ ibn ‘Abdallâh ibn Sayfî, d’après Abû Ma‘bad (affranchi d’Ibn ‘Abbâs), d’après Ibn ‘Abbâs, qui raconta : Le Messager de Dieu (ﷺ) dit à Mu‘âdh ibn Jabal, lorsqu’il l’envoya au Yémen : “Tu te rendras auprès d’un peuple des gens du Livre. Lorsque tu arrives chez eux, appelle-les à témoigner qu’il n’y a pas de divinité en dehors de Dieu et que Muhammad est le Messager de Dieu. S’ils t’obéissent en cela, informe-les que Dieu (6) leur a imposé cinq prières à accomplir jour et nuit. S’ils t’obéissent encore, dis-leur que Dieu leur a aussi prescrit une aumône qui doit être prélevée sur leurs riches pour être redistribuée à leurs pauvres. S’ils t’obéissent de nouveau, prends garde à ne pas toucher aux biens les plus précieux de leurs possessions et crains l’invocation de l’opprimé, car il n’existe pas de voile entre cette invocation et Dieu.” » Les autres rapporteurs de hadith ont également relaté ce texte par divers chemins (7).