Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Ils dirent : «Ô Messager de Dieu, nous ne trouvons aucune satisfaction à son égard.» Alors le Prophète (ﷺ) lui fit un signe de ses trois doigts, c’est-à-dire : «Affronte-les (khâlis-hum).» Puis il s’en alla en trottant (1).

Ceci est un hadith “mursal” (à la chaîne de transmission incomplète) selon cette voie, et ce loup ressemble au loup mentionné dans le hadith rapporté par l’imam Aḥmad (2), où nous est transmis, selon le récit rapporté par Yazīd ibn Hārūn, via al-Qāsim ibn al-Faḍl al-Ḥuddānī (3), d’après Abū Naḍrah, d’après Abū Saʿīd al-Khudrī, qu’un loup s’attaqua à une brebis et l’emporta. Le berger la lui réclama et la lui arracha. Alors le loup s’accroupit sur sa queue et dit : «Ne crains-tu pas Dieu ? Tu me retires une subsistance que Dieu m’a accordée !» Le berger s’exclama : «Voilà qui est étonnant : un loup accroupi sur sa queue qui me parle avec des mots d’humain !» Le loup reprit : «Ne veux-tu pas que je t’annonce quelque chose de plus étonnant encore ? C’est Muḥammad, le Messager de Dieu (ﷺ), à Yathrib, qui raconte aux gens les choses qui leur sont déjà parvenues.» Abū Saʿīd poursuit : «Le berger conduisit alors ses brebis jusqu’à entrer dans la ville de Médine. Il les rassembla dans un coin, puis se rendit auprès du Messager de Dieu (ﷺ) pour l’informer de ce qui s’était passé. Sur ordre du Prophète (ﷺ), on lança alors l’appel : “As-salātu jāmiʿa” (la prière est rassemblée). Le Prophète (ﷺ) sortit, dit au bédouin : “Raconte-leur [ce qui t’est arrivé].” Il le fit, et le Prophète (ﷺ) déclara : “Il dit vrai. Par Celui qui détient mon âme dans Sa main, l’Heure ne surviendra pas avant que les bêtes sauvages ne s’adressent aux humains, que l’homme ne soit interpellé par le bout de son fouet (4) et la courroie de sa sandale, et que sa propre cuisse ne lui révèle ce que sa famille a fait après son départ.”»

At-Tirmidhī (5) a également rapporté ce hadith selon Sufyān ibn Wakiʿ ibn al-Jarrāḥ, d’après son père, d’après al-Qāsim ibn al-Faḍl. Il a qualifié ce hadith de «bon (ḥasan), étrange (gharīb) et authentique (ṣaḥīḥ)». Il a ajouté : «Nous ne le connaissons que par la transmission de al-Qāsim ibn al-Faḍl. Celui-ci est jugé fiable et digne de confiance par les spécialistes du ḥadith, et il a été déclaré fiable par Yaḥyā et Ibn Mahdī.»

J’ai également constaté que l’imam Aḥmad (6) l’a transmis dans une autre chaîne : Abū al-Yamān nous a rapporté, d’après Shuʿayb – qui est le fils d’Abū Ḥamza –, lequel dit : «ʿAbd Allāh ibn Abī al-Ḥusayn m’a rapporté, et Shahr (7) m’a informé qu’Abū Saʿīd al-Khudrī lui avait transmis ce récit, en l’exposant encore plus longuement que dans la version citée ici.» Aḥmad (8) le rapporte aussi via Abū an-Naḍr, par le biais de ʿAbd al-Ḥamīd ibn Bahram (9), d’après Shahr.

(1) "Le loup mielleux faite du miel et du mielleux" : son ennemi s’agite et secoue sa tête (al-Qāmūs : "ʿasal"). (2) Musnad de l’imam Ahmad (vol. 3, p. 83), c’est un hadith authentique. (3) Édition : (al-Kharrānī) avec la certification tirée du Musnad ; voir : Tahdhīb al-Tahdhīb (vol. 8, p. 329). (4) ʿAdbat sutūh : son extrémité, au pluriel ʿadhab ; l’ʿadba est l’une des deux extrémités du fouet (al-Lisān : ʿadhb). (5) Sunan al-Tirmidhī n° (2182) dans le livre des troubles (al-Fitan), chapitre sur ce qui a été rapporté au sujet des bêtes féroces. (6) Musnad de l’imam Ahmad (vol. 3, p. 88), dans sa chaîne de transmission se trouve Shahr ibn Ḥawshab, considéré faible mais utilisé dans les suivis et adjuvants ; attesté par la majorité grâce au hadith d’Abū Saʿīd al-Khudrī qui dit : « Mihrān nous a informés, Abū Saʿīd », voir : Tahdhīb al-Tahdhīb (vol. 4, p. 369). (7) Édition : (Mihrān nous a informés Abū Saʿīd) ; voir : Tahdhīb al-Tahdhīb (vol. 4, p. 369). (8) Musnad de l’imam Ahmad (vol. 3, p. 89), dans sa chaîne de transmission se trouve Shahr ibn Ḥawshab, faible mais utilisé comme suivi et adjuvant ; le hadith d’Abū Saʿīd al-Khudrī cité précédemment confirme ce sens. (9) Édition : (Ḥibrām), altération.
قالوا: يا رسول الله، ما تطيبُ أنفسُنا له بشيء، فأومأ إليه النبيُّ ﷺ بأصابعه الثلاثِ، أي: خَالِسْهم، فولّى وله عَسَلان (١) . وهذا مرسل من هذا الوجه، ويشبه هذا الذئبُ الذئبَ الذي ذُكر في الحديث الذي رواه الإمامُ أحمد (٢) ، حدّثنا يزيد بن هارون، أنبأنا القاسم بن الفضل الحُدَّاني (٣) ، عن أبي نَضْرة، عن أبي سعيد الخُدْري قال: عدا الذئب على شاةٍ فأخذَها، فطلبها الرَّاعي، فانتزَعَها منه، فأقعى الذئب على ذَنَبه فقال: ألا تتقي اللهَ، تنزع مني رزقًا ساقَه الله إليّ، فقال: يا عجبًا ذئب مُقْعٍ على ذَنَبه، يُكلِّمُني كلام الإنس، فقال الذئب: ألا أُخْبِرُك بأعجبَ من ذلك، محمدٌ رسول الله ﷺ بيثربَ يُخْبِرُ النّاسَ بأنباء ما قد سبق، قال: فأقبل الراعي يسوقُ غَنمَه، حتى دخل المدينةَ، فزواها إلى زاويةٍ من زواياها، ثم أتى رسولَ الله ﷺ فأخبره، فأمر رسول الله ﷺ فنودي: الصلاة جامعة، ثم خرج، فقال للأعرابي: أخبرهم، فأخبرهم فقال رسول الله ﷺ : "صَدَقَ، والذي نَفْسي بيده، لا تقومُ الساعةُ حتَّى تكلّم السِّباعُ الإنسَ وتكلِّمَ الرجلَ عذبةُ سوطه (٤) وشِراكُ نَعْلِهِ، وتخبره فَخِذُه بما أحدثَ أهلهُ بعده" . وقد رواه الترمذي (٥) عن سفيان بن وكيع بن الجّراح، عن أبيه، عن القاسم بن الفضل به. وقال: حسنٌ غريبٌ صحيحٌ، لا نعرفُه إلا من حديث القاسم بن الفضل به، وهو ثقةٌ مأمونٌ عند أهل الحديث، وثَّقه يحيى وابن مهدي. قلت: وقد رواه الإمام أحمد (٦) أيضًا، حدّثنا أبو اليَمان، أنبأنا شعيب هو ابنُ أبي حَمزة، حدّثني عبد الله بن أبي الحسين، حدّثني شَهْرَ (٧) أنّ أبا سعيد الخُدْري حدثه، فذكر هذه القصة بطولها، بأبسط من هذا السياق. ثم رواه أحمد (٨) ، حدّثنا أبو النَّضْر، حدّثنا عبد الحميد بن بَهْرام (٩) ، حدّثنا شهر،
(١) عسل الذئب يعسل عَسَلًا وعَسَلانًا: اضطرب في عدوه وهزَّ رأَسه (القاموس: عسل). (٢) مسند الإمام أحمد (٣/ ٨٣)، وهو حديث صحيح. (٣) ط: (الخراني) والتصحيح من المسند، وانظر: تهذيب التهذيب (٨/ ٣٢٩). (٤) عذبة سوطه: طرفه، والجمع عَذَبٌ والعذبة أحد عذبتي السوط (اللسان: عذب). (٥) سنن الترمذي رقم (٢١٨٢) في كتاب الفتن، باب ما جاء في كلام السباع. (٦) مسند الإمام أحمد (٣/ ٨٨)، وفي سنده شهر بن حوشب، وهو ضعيف يعتبر به في المتابعات والشواهد ويشهد لأكثره حديث أبي سعيد الخدري الذي: (مهران أنبأنا أبو سعيد) وانظر: تهذيب التهذيب (٤/ ٣٦٩). (٧) ط: (مهران أنبأنا أبو سعيد) وانظر: تهذيب التهذيب (٤/ ٣٦٩). (٨) مسند الإمام أحمد (٣/ ٨٩)، وفي سنده شهر بن حوشب وهو ضعيف يعتبر به في المتابعات والشواهد، ويشهد لمعناه حديث أبي سعيد الخدري الذي قبله. (٩) ط: (هبرام) تحريف.

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