Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

(1) Il s’y trouve une source qui jaillit, appelée la « source du Messager » (2). Il fut dit : « Il est le meilleur des Banû Sulaym. » On lui donna l’autorité sur son peuple et il assista à la Conquête ainsi qu’aux événements qui suivirent.

La délégation (wafd) de Banû Hilâl ibn ‘Âmir : on mentionna dans leur délégation (3) ʻAbd ʻAwf ibn Aṣram (4), qui embrassa l’islam. Le Messager de Dieu (ﷺ) le renomma ʻAbd Allâh. Parmi eux se trouvait aussi Qabîṣa ibn Mukhâriq (5), connu pour un récit concernant les aumônes (6). On évoqua également, dans la délégation de Banû Hilâl, Ziyâd ibn ʻAbd Allâh ibn Mâlik ibn Bujayr ibn al-Huzam (7) ibn Ruʼayba ibn ʻAbd Allâh ibn Hilâl ibn ‘Âmir. Lorsqu’il entra à Médine, il se dirigea (8) vers la maison de sa tante maternelle, Maymûna bint al-Ḥârith, et y pénétra. Quand le Messager de Dieu (ﷺ) arriva chez lui et le vit, il se mit en colère et fit demi-tour. Elle s’exclama : « Ô Messager de Dieu, il est le fils de ma sœur ! » Le Prophète pénétra alors de nouveau dans la maison, puis sortit (9) vers la mosquée en compagnie de Ziyâd, et ils accomplirent la prière de ẓuhr. Ensuite, il attira (10) Ziyâd à lui, pria en sa faveur, posa sa main sur sa tête et la fit glisser jusqu’à l’extrémité de son nez. Les Banû Hilâl affirmaient alors : « Nous avons toujours perçu la bénédiction sur le visage de Ziyâd. »

Et le poète déclama à ‘Alî ibn Ziyâd :

[Al-Kâmil]
Ô fils (11) de celui dont la tête fut touchée par le Messager…
Et pour qui il pria afin qu’il reçoive le bien, à la mosquée.

(1) Dans l'édition : (Rihatân), qui est un lieu à trois nuits de La Mecque, comme indiqué dans le Muʿjam al-Buldān. (2) Dans l'édition A : « ʿAyn ar-Rasūb », et nous avons maintenu ce qui est dans l'édition T et les Ṭabaqāt d'Ibn Saʿd. (3) Ṭabaqāt d'Ibn Saʿd (1/309). (4) Al-Iṣābah (2/275). (5) Taqrīb at-Tahdhīb (305) et Al-Iṣābah (3/222). (6) Le hadith : de Qubayṣah, de Mukhāriq, qui a dit : « J'ai porté une charge, puis je suis allé voir le Messager de Dieu (ﷺ) pour lui demander à ce sujet. Il dit : Reste ici jusqu'à ce que la sadaqah nous parvienne et nous te l'ordonnerons. Puis il dit : Ô Qubayṣah, la demande (al-mas’alah) n'est permise que pour l'un des trois cas : un homme portant une charge, à qui la demande est permise jusqu'à ce qu'il l'obtienne, puis il s'abstient ; un homme frappé par un fléau qui a ravagé ses biens, à qui la demande est permise jusqu'à ce qu'il obtienne un niveau de subsistance — ou il a dit : une suffisance de subsistance — ; et un homme victime de pauvreté aiguë, au point que trois personnes respectables de sa tribu déclarent que cet homme est frappé par la pauvreté. Dans ce cas, la demande lui est permise jusqu'à ce qu'il obtienne un niveau de subsistance — ou il a dit : une suffisance de subsistance. Tout ce qui dépasse ces cas de demande, ô Qubayṣah, est un illicite que son propriétaire consomme illicitement. Rapporté par l'imam Ahmad dans son Musnad (3/477 et 5/60), Muslim dans son Ṣaḥīḥ sous le n° 1044 dans le chapitre de la zakāh concernant ceux à qui la demande est permise, Abū Dāwūd dans ses Sunan, n° 1640, chapitre de la zakāh sur les cas permis de demande, et An-Nasā’ī dans ses Sunan (5/96-97) dans le chapitre de la zakāh sur le mérite de celui qui ne demande rien aux gens. (7) Dans l'édition T : (al-Hadm). Voir également Jumhūrat Ansāb al-ʿArab (274). (8) Dans l'édition A : (Tayammum), les deux ayant la même signification. (9) Dans l'édition A : (Puis il retourna). (10) Dans l'édition T : (Puis il le fit approcher). (11) Dans l'édition T : (Certes, celui qui... ).
فيه (١) عَيْنٌ تَجْري، يقال لها: عَيْنُ الرَّسول (٢) ، وقال: هو خير بني سليم، وعقد له على قَوْمِهِ، وشهدَ الفَتْحَ وما بعدَها. وَفدُ بني هِلالِ بن عامِرٍ وذَكَرَ في وَفْدِهِم (٣) : عبدَ عَوْف بن أصرم (٤) ، فأسلمَ، وسماه رسول الله ﷺ عبد الله، وقَبيصَةَ بن مُخارِقٍ (٥) الذي له حديثٌ في الصدقات (٦) ، وذكَرَ في وَفْدِ بني هلالٍ زيادَ بن عبدِ الله بن مالكِ بن بُجَيْر بن الهُزَم (٧) بن رُؤيْبَة بن عبد الله بن هِلالِ بن عامِر، فلما دخل المدينة يمم (٨) منزل خالته ميمونة بنت الحارث، فدخل عليها، فلما دخل رسول الله ﷺ منزله رآه، فغضب ورجع، فقالت: يا رسول الله! إنه ابن أختي، فدخل ثم خرج (٩) إلى المسجد، ومعه زياد، فصلَّى الظُّهْر، ثم أدنى (١٠) زيادًا، فدعا له، ووضع يده على رأسه، ثم حَدَرَها على طرفِ أنفه، فكانت بنو هلالٍ تقول: مازلنا نتعرَّف البركة، في وجه زيادٍ. وقال الشاعر لعليِّ بن زياد: [الكامل] يا بن (١١) الَّذي مَسَحَ الرَّسولُ بِرَأسِهِ … وَدَعا لَهُ بالخَيْرِ عِنْدَ المَسْجِدِ
(١) في ط: (رهاطًا) وهو موضع على ثلاث ليال من مكة. كما في معجم البلدان. (٢) في أ: عين الرسوب وأثبتنا ما في ط وطبقات ابن سعد. (٣) طبقات ابن سعد (١/ ٣٠٩). (٤) الإصابة (٢/ ٢٧٥). (٥) تقريب التهذيب (٣٠٥) والإصابة (٣/ ٢٢٢). (٦) والحديث: عن قبيصة عن مخارق ﵁ قال: تحملت حَمالة، فأتيت رسول الله ﷺ أسأله فيها، فقال: أقم حتى تأتينا الصدقة فنأمر لك بها. ثم قال: يا قبيصة، إن المسألة لا تحل إلا لأحد ثلاثة؛ رجل تحمل حَمَالة، فحلت له المسألة حتى يصيبها ثم يمسك، ورجل أصابته جائحة اجتاحت ماله فحلت له المسألة حتى يصيب قوامًا من عيش -أو قال: سدادًا من عيش- ورجل أصابته فاقة حتى يقول ثلاثة من ذوي الحجا من قومه: لقد أصابت فلانًا فاقة. فحلت له المسألة حتى يصيب قوامًا من عيش -أو قال: سدادًا من عيش- فما سواهن من المسألة يا قبيصة سحت يأكلها صاحبها سحتًا. رواه الإمام أحمد في مسنده (٣/ ٤٧٧ و ٥/ ٦٠) ومسلم في صحيحه برقم (١٠٤٤) في الزكاة باب من تحلّ له المسألة وأبو داود في سننه برقم (١٦٤٠) في الزكاة باب ما تجوز فيه المسألة والنسائي في سننه (٥/ ٩٦، ٩٧) في الزكاة باب فضل من لا يسأل الناس شيئًا. (٧) ط: (الهدم). وانظر جمهرة أنساب العرب (٢٧٤). (٨) أ: (تيمم) وهما بمعنى. (٩) أ: (ثم رجع). (١٠) ط: (ثم أدناه). (١١) ط: (إنّ الذي).

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