Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

La venue de Laqît ibn ‘Âmir al-Muntafiq Abû Razîn al-‘Uqaylî auprès du Messager d’Allah (que la prière et la paix soient sur lui)

‘Abd Allâh ibn l’imâm Aḥmad (1) a rapporté : « Ibrâhîm ibn Ḥamza ibn Muḥammad ibn Ḥamza ibn Muṣ‘ab ibn al-Zubayr al-Zubayrî m’a écrit ceci : “Je t’ai envoyé ce hadith et je l’ai collationné et entendu tel que je te l’ai transmis. Fais-en donc le récit de ma part.” » Il poursuit : « (Ce dernier) m’a rapporté de ‘Abd al-Raḥmân ibn al-Mughîra al-Ḥizâmî, qui le tenait de ‘Abd al-Raḥmân ibn ‘Ayâsh al-Sama‘î al-Anṣârî al-Qubâ’î, de la tribu Banû ‘Amr ibn ‘Awf, d’après Dalham ibn al-Aswad ibn ‘Abd Allâh ibn Ḥâjib ibn ‘Âmir ibn al-Muntafiq al-‘Uqaylî, le tenant de son père, lui-même le tenant de son oncle paternel, Laqît ibn ‘Âmir. » Dalham (2) ajoute : « Mon père al-Aswad me le transmit également, d’après ‘Âṣim ibn Laqît, lequel déclara que Laqît partit un jour en délégation vers le Messager d’Allah (que la prière et la paix soient sur lui), accompagné d’un compagnon du nom de Nahayk ibn ‘Âṣim ibn Mâlik ibn al-Muntafiq. »

Laqît raconte : « Mon compagnon et moi partîmes donc jusqu’à arriver auprès du Messager d’Allah (que la prière et la paix soient sur lui) à Médine (3) à la fin du mois de Rajab. Nous vînmes trouver le Messager d’Allah (que la prière et la paix soient sur lui) juste après qu’il eut terminé la prière de l’aube, et il se tenait devant les gens en train de leur adresser un sermon. »

Le Prophète (que la prière et la paix soient sur lui) déclara : « Ô gens ! Sachez que j’ai préservé ma voix pour vous depuis quatre jours afin de vous la faire entendre. Y a-t-il donc quelqu’un que son peuple a dépêché (vers moi) ? » Les gens dirent alors : « Puissions-nous comprendre ce que dit le Messager d’Allah, car peut-être sera-t-il distrait par ses propres propos, par ceux de son compagnon ou par l’égarement de certains. Sachez que je serai interrogé : “Ai-je transmis ?” Écoutez donc (4), afin que vous viviez (en paix). Asseyez-vous, asseyez-vous ! » Il dit : « Les gens s’assirent et mon compagnon et moi restâmes debout. Lorsqu’il nous accorda enfin toute son attention, je dis : “Ô Messager d’Allah, qu’as-tu comme connaissance du monde invisible ?” Par Allah, il se mit à rire, hocha la tête et comprit que je voulais sonder ce qu’il cachait. Puis il déclara : “Ton Seigneur (Allah) s’est réservé cinq clés de l’inconnaissable, nul ne les connaît si ce n’est Allah” – tout en indiquant de la main. »

Je demandai alors : « Quelles sont-elles ? » Il répondit : « Il s’agit de la science de la mort : Il sait à quel moment survient la fin de la vie de chacun d’entre vous, tandis que vous ne la connaissez pas ; [la science de la semence (mani) quand elle se trouve dans l’utérus : Il la connaît mais vous ne la connaissez pas] (5) ; la science de ce que vous ferez demain, de ce que vous mangerez demain ; la science du jour où tombera la pluie : il peut vous voir arriver à bout, desséchés (6), au terme de longues périodes de sécheresse (7), tandis qu’Il sourit sachant que d’autres que vous la recevront bientôt (8). »

Laqît conclut : « Je lui dis : “Je ne…” »

= Al-Qaṭāʿī numéro (1381), c’est un hadith authentique comme l’a dit al-Tirmidhī. (1) Musnad de l’imam Aḥmad (4/13), dont la chaîne de transmission est faible car elle est enchaînée avec des inconnus, et dans certaines de ses formulations il y a une anomalie évidente que l’auteur expliquera. (2) Taqrīb al-Tahdhīb. (3) Le terme « al-Madīna » n’est ni dans (A) ni dans le Musnad. (4) Dans le Musnad : « ismaʿū » (« écoutez »). (5) L’addition provient du Musnad. (6) Azalayn : c’est-à-dire en période de grande sécheresse et de disette. Al-Azl désigne l’étroitesse et la stérilité (al-Nihāya : Al-Azl). (7) Dans le Musnad : « azalayn adalayn mushfiqīn ». Wamusannatayn c’est-à-dire des terres appauvries, les ont affectés dans cette année, qui est l’année de la sécheresse et de la disette (al-Nihāya : Sann). (8) Dans le Musnad : « ilā qurbٍ ».
وِفادَةُ لَقيطِ بنِ عامرٍ المُنْتَفق أبي رَزِينٍ العُقَيْلي إلى رسول الله ﷺ - قال عبد الله بن الإمام أحمد (١) : كتبَ إليّ إبراهيم بن حمزة بن محمد بن حمزة بن مُصعب بن الزُّبَيْر الزُّبَيْري: كتبتُ إليك بهذا الحديث، وقد عرضتُه، وسمعتُه على ما كتبت به إليك، فحدِّثْ بذلك عني. قال: حدّثني عبد الرحمن بن المغيرة الحِزاميّ، حدّثني عبد الرحمن بن عَيّاش السَّمَعي الأنْصاريّ القُبائي من بني عمرو بنِ عوف، عن دَلْهَم بن الأسْوَد بن عبد الله بن حاجب بن عامر بن المُنْتَفِق العُقَيْلي عن أبيه عن عَمِّه لَقيط بن عامر قال دَلْهَمُ (٢) : وحدّثنيه أبي الأسودُ، عن عاصم بن لَقيط، أن لقيطًا خرج وافدًا إلى رسول الله ﷺ ، ومعه صاحبٌ له يُقال له نَهيك بن عاصم بن مالك بن المُنْتَفق قال لَقِيطٌ: فخرجت أنا وصاحبي حتى قدمنا على رسول الله ﷺ المدينة (٣) انسلاخ رجب، فأتَيْنا رسولَ الله ﷺ ، فوافَيناه حين انصرفَ من صلاةِ الغَدَاةِ فقامِ في الناس خطيبًا، فقال: "أيها الناس ألا إني قد خَبَّأْتُ لكم صوتي منذ أربعة أيام، ألا لأُسْمِعَنَّكُمْ، ألا فهَلْ من امرئٍ بعثَهُ قومه" ؟ فقالوا: أعلم لنا ما يقولُ رسولُ الله، ألا ثم لعلَّه أن يُلْهِيَهُ حديثُ نفسه أو حديثُ صاحبه، أو يلهيه الضُّلال، ألا إنّي مسؤول، هل بلغتُ، ألا فاسمَعُوا (٤) تعيشوا، ألا اجلسوا ألا اجلسوا. قال: فجلس الناس، وقمتُ أنا وصاحبي حتى إذا فرغَ لنا فؤادُه وبصرُه قلت: يا رسول الله، ما عندكَ من علم الغَيْب؟ فضحك لعمرُ اللهِ، وهزَّ رأسَه، وعلمَ أني أبتغي لسقطِه، فقال: "ضَنَ رَبُّكَ – Exalté soit-Il – بمفاتيحَ خمسٍ من الغَيْب، لا يعلمُها إلا اللهُ" وأشار بيده. قلتُ: وما هي؟ قال: "علم المَنِيَّة، قد علم متى مَنِيَّةُ أحِدِكُمْ، ولا تعلمونه، [وعلمُ المَنِيّ، حينَ يكونُ في الرّحِم، قد علمه ولا تعلمون] (٥) وعلم ما في غدٍ، وما أنتَ طاعِمٌ غدًا ولا تعلمه، وعلم يوم الغَيْثِ، يشرفُ عليكم آزلين (٦) مُسْنتين (٧) فيظلّ يَضْحكُ قد علم أن غَيْرَكم إلى قَريبٍ (٨) " . قال لقيطٌ: قلتُ: لن
= القطائع رقم (١٣٨١)، وهو حديث صحيح كما قال الترمذي. (١) مسند الإمام أحمد (٤/ ١٣)، وإسناده ضعيف، لأنه مسلسل بالمجاهيل، وفي بعض ألفاظه نكارة ظاهرة كما سيبينه المؤلف. (٢) تقريب التهذيب. (٣) كلمة "المدينة" ليست في (أ) ولا في المسند. (٤) في المسند: "اسمعوا". (٥) الزيادة من المسند. (٦) آزلين: أي في شدة وقحط. والأزْل الضيق والجدب (النهاية: أزل). (٧) في المسند "آزلين آدلين مشفقين". ومسنتين أي مجدبين، أصابتهم السنة، وهي القحط والجدب (النهاية: سنت). (٨) في المسند (إلى قربٍ).

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