Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Et l’imam Aḥmad (1) a déclaré : « Suraïj ibn an-Nuʿmān nous a rapporté, Hushaym nous a rapporté, Mujālid nous a informés, d’après ash-Shaʿbī, qu’al-Ashʿath ibn Qays a raconté : “Je suis venu voir le Messager de Dieu (ﷺ) au sein d’une délégation de Kinda. Il m’a dit : ‘As-tu des enfants ?’ J’ai répondu : ‘J’ai un garçon qui est né de la fille de Jamd (2) alors que je venais vers toi. J’aurais préféré qu’à sa place, les gens aient pu manger à leur faim.’ Il a dit : ‘Ne dis pas cela, car en eux il y a une réjouissance pour les yeux, et une récompense lorsqu’ils meurent. Cependant, si je devais décrire leur existence, je dirais qu’ils sont vraiment source de lâcheté et de tristesse. Oui, ils sont bel et bien source de lâcheté et de tristesse.’” » Cet ḥadīth a été rapporté uniquement par Aḥmad. C’est un ḥadīth bon, dont la chaîne de transmission est excellente.

L’arrivée d’al-Aʿshā Banī (3) Māzin auprès du Prophète (ﷺ)

ʿAbd Allāh, le fils de l’imam Aḥmad (4), a dit : « ʿAbbās ibn ʿAbd al-ʿAẓīm al-ʿAnbarī nous a rapporté : Abū Salama ʿUbayd ibn ʿAbd ar-Raḥmān al-Ḥanafī m’a rapporté, de la part de al-Junayd ibn Umayn ibn Dhirwa ibn Naḍla ibn Ṭarīf ibn Nahṣl (5) al-Ḥirmāzī (6), qui le tenait de son père Umayn, lui-même le tenant de son père Dhirwa, lui-même le tenant de son père Naḍla, qu’un homme parmi eux, nommé al-Aʿshā – son nom était ʿAbd Allāh ibn (7) al-Aʿwar – était marié à une femme appelée Muʿādhah. Il était parti en Rajab à Hajar (8) pour procurer des vivres à sa famille. Après son départ, sa femme s’était enfuie, se soustrayant à son autorité, et s’était placée sous la protection d’un homme de leur tribu nommé Muṭarِّif ibn Nahshal ibn Kaʿb ibn Qumaythaʿ ibn Dhulaf ibn Ahdham (9) ibn ʿAbd Allāh ibn al-Ḥirmāz, qui la garda sous sa protection.

Quand al-Aʿshā revint et ne la trouva pas dans sa maison, il apprit qu’elle s’était soustraite à lui et avait demandé asile auprès de Muṭarِّif ibn Nahshal. Il se rendit donc chez ce dernier et lui dit : “Ô fils de mon oncle, détiens-tu ma femme Muʿādhah ? Remets-la-moi.” Il lui répondit : “Elle n’est pas chez moi, et si elle y était, je ne te la remettrais pas.” Muṭarِّif était alors plus puissant que lui. Al-Aʿshā s’en alla donc auprès du Prophète (ﷺ) pour se placer sous sa protection, et récita :

[Vers en rajaz]

‘Ô maître des gens et juge (dayyān) des Arabes…
Vers toi je me tourne pour me plaindre d’une blessure parmi les pires blessures…’ (10)(11).

(1) Musnad de l’imam Ahmad (5/211), je dis : il contient Mujalid ibn Saʿīd, faible, mais le hadith est bon par ses chaînes et ses corroborations. (2) C’est Jammad ibn Waliyya al-Kindī, voir al-Muʿjam al-Kabīr de Tabarānī (1/207) (647). (3) Édition : (Ben). (4) Rapporté par ʿAbd Allāh ibn l’imam Ahmad, dans Zawāʾid al-Musnad (2/202). Il a dit : « Mon père m’a rapporté », et sa chaîne est faible du fait de l’ignorance de la plupart de ses narrateurs. (5) Al-Iṣābah (3/556) et dans le Musnad (Buḥṣal al-Harmāzī). (6) Al-Ansāb (4/115). (7) Le terme n’est pas dans l’édition Tāʾ et alif. (8) Al-Muʿjam al-Buldān : Hijr. (9) Dans le Musnad de l’imam Ahmad : « Muṭaraf ibn Buḥṣal ibn Kaʿb ibn Qumaishʿ ibn Dulf ibn Ahdham » et dans al-Iṣābah : « Muṭaraf ibn Nahṣal ». (10) Al-Ṣubḥ al-Munīr dans la poésie d’Abū Buṣayr al-ʿAšā et autres poètes al-ʿAshāya (287-288) avec variantes dans la narration et ajout de vers. (11) Al-Dhirbah : langue acerbe (al-Qāmūs : ḏarb).
وقال الإمام أحمد (١) : حدّثنا سُرَيْج بن النُّعمان، حدّثنا هُشَيْم، أنبأنا مُجالد، عن الشعبيّ، حدّثنا الأشْعَثُ بن قيس، قال: قَدِمْتُ على رسول الله ﷺ في وَفْدِ كِنْدة، فقال لي: "هل لكَ منْ ولدٍ؟ " قلت: غلام وُلد لي في مخرجي إليك من ابنة جَمْدٍ (٢) ، ولوددتُ أنّ مكانَه شَبِعَ القومُ. قال: "لا تقولَنَّ ذلك فإنّ فيهم قُرّةَ عينٍ وأجرًا إذا قُبِضوا ثَمَّ، ولئن قلتُ ذاك إنَّهم لمَجْبَنَة مَحْزَنةٌ، إنهم لَمَجْبَنَةٌ مَحْزَنةٌ" . تفرّد به أحمد، وهو حديث حسن جيّد الإسناد. قُدومُ أعْشَى بني (٣) مازِنٍ علي النبيِّ ﷺ - قال عبد الله ابن الإمام أحمد (٤) : حدّثني العباس بن عبد العظيم العَنْبَري، حدّثنا أبو سلمة عُبَيْد بن عبد الرحمن الحنفي، قال: حدّثني الجُنَيْد بن أُمَيْن بن ذِرْوة بن نَضْلةَ بن طَريف بن نهصل (٥) الحِرْمازي (٦) ، حدّثني أبي أُمَيْنٌ، عن أبيه ذِرْوة، عن أبيه نَضْلَة، أنّ رجلًا منهم يقال له الأعشى، واسمه عبد الله بن (٧) الأعور كانت عنده امرأةٌ يُقال لها مُعاذةٌ، خرجَ في رجبٍ يَميرُ أهْلَهُ من هَجَر (٨) فهربَتِ امرأتُه بَعده ناشزًا عليه، فعاذَت برجلٍ منهم يقال له مُطَرِّف بنُ نَهْشَلِ بنِ كَعْب بن قُمَيْثع بن ذُلَفِ بن أهْضَم (٩) بن عبد الله بن الحِرْماز، فجعلَها خلفَ ظَهْره، فلمّا قَدِم لم يَجِدها في بيته، وأُخْبِرَ أنّها نَشَزَتْ عليه، وأنّها عاذَتْ بمُطَرِّفِ بن نَهْشل، فأتاه، فقال: يا بن عَمِّ، أعندكَ امرأتي مُعاذَة، فادفعها إليَّ. قال: ليست عندي، ولو كانَتْ عندي لم أدْفَعْها إليكَ. قال: وكان مُطَرِّفٌ أعزَّ منه. قال: فخرجَ الأعشى حتى أتى النبيَّ ﷺ فعاذَ به، فأنشأ يقول (١٠) : [من الرجز] يا سَيِّدَ النَّاسِ وَدَيَّانَ العَرَبْ … إليْكَ أشْكُو ذِرْبَةً منَ الذِّرَبْ (١١)
(١) مسند الإمام أحمد (٥/ ٢١١)، أقول: فيه مجالد بن سعيد، ضعيف، ولكن الحديث حسن بطرقه وشواهده. (٢) هو جَمْد بن وليعة الكندي، انظر المعجم الكبير للطبراني (١/ ٢٠٧) (٦٤٧). (٣) ط: (بن). (٤) رواه عبد الله بن الإمام أحمد، في زوائد المسند (٢/ ٢٠٢). قال: (حدّثني أبي)، وإسناده ضعيف لجهالة أكثر رواته. (٥) الإصابة (٣/ ٥٥٦) وفي المسند (بُهْصل الحرمازي). (٦) الأنساب (٤/ ١١٥). (٧) ليس اللفظ في ط، أ. (٨) معجم البلدان: هجر. (٩) في مسند الإمام أحمد "مطرف بن بهصل بن كعب بن قميشع بن دلف بن أهضم" وفي الإصابة: "مطرف بن نهصل". (١٠) الصبح المنير في شعر أبي بصير الأعشى والأعشية الآخرين (٢٨٧ - ٢٨٨) باختلاف في الرواية وزيادة في الأبيات. (١١) الذربة: السليطة اللسان (القاموس: ذرب).

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies