Il la fit donc venir (1) jusqu’à ce qu’il mourût en y retournant. Alors Dieu fit descendre au sujet de ces deux : «Dieu sait ce que porte toute femelle, et ce que les matrices diminuent ou ajoutent» jusqu’à Sa parole : «Il a auprès de lui des gardiens, qui se relaient entre ses mains et derrière lui» [Ar-Ra‘d, 8-11], c’est-à-dire (au sujet de) Muhammad (ﷺ). Puis Il mentionna Arbad et la cause par laquelle il trouva la mort : «Il envoie la foudre et en frappe qui Il veut…» [Ar-Ra‘d, 13]. Dans ce contexte se trouve une indication de ce qui a été évoqué précédemment à propos de l’histoire de ‘Âmir et d’Arbad, du fait de la mention de Sa‘d ibn Mu‘âdh. Dieu sait mieux.
Nous avons déjà relaté la venue de Tufayl ibn ‘Amr ad-Dawsî (– qu'Allah soit satisfait de lui –) auprès du Messager de Dieu (ﷺ) à La Mecque et son islam, ainsi que la façon dont Dieu plaça une lumière entre ses deux yeux ; puis, à sa demande, Il la fit passer à l’extrémité de son fouet. Nous avons développé ce récit à son emplacement (approprié). Il n’est donc pas nécessaire d’y revenir ici, comme l’ont fait Al-Bayhaqî et d’autres.
La venue de Dhamâm (2) ibn Tha‘labah auprès du Messager de Dieu (ﷺ) en tant qu’émissaire de son peuple, les Banû Sa‘d ibn Bakr (3) : Ibn Ishâq (4) a dit : «Muhammad ibn al-Walîd ibn Nuweyfi‘ m’a raconté, d’après Kurayb, d’après Ibn ‘Abbâs : “Les Banû Sa‘d ibn Bakr envoyèrent Dhamâm ibn Tha‘labah comme émissaire auprès du Messager de Dieu (ﷺ). À son arrivée (5), il attacha son chameau à la porte de la mosquée, y entra alors que le Messager de Dieu (ﷺ) était assis parmi ses compagnons. Dhamâm était un homme vigoureux, abondamment poilu, portant deux tresses. Il s’avança donc jusqu’à se tenir devant le Messager de Dieu (ﷺ) et ses compagnons, puis il demanda : ‘Qui parmi vous est le fils d’Abd al-Muttalib ?’ Le Messager de Dieu (ﷺ) répondit : ‘Je suis le fils d’Abd al-Muttalib.’ L’autre déclara : ‘Ô Muhammad !’ – et il (ﷺ) dit : ‘Oui.’ Il poursuivit : ‘Ô fils d’Abd al-Muttalib, je vais t’interroger et je vais être strict dans ma question, ne t’en offusque pas.’ Le Prophète (ﷺ) répondit : ‘Je ne m’en offusquerai pas. Demande ce que tu veux.’ Il dit : ‘Je t’adjure par Dieu (7), le Dieu qui est le tien, celui de ceux qui t’ont précédé et de ceux qui viendront après toi : est-ce Dieu qui t’a envoyé à nous comme Messager ?’ Le Prophète (ﷺ) répondit : ‘Ô Dieu, oui.’ – ‘Je t’adjure par Dieu, ton Dieu, celui de ceux qui t’ont précédé et de ceux qui viendront après toi : est-ce Dieu qui t’a ordonné de nous commander de L’adorer Lui seul, sans rien Lui associer, et de renoncer à ces idoles que nos pères adoraient ?’ Le Prophète (ﷺ) répondit : ‘Ô Dieu, oui.’ – ‘Je t’adjure par Dieu, ton Dieu, celui de ceux qui t’ont précédé et de ceux qui viendront après toi : est-ce Dieu qui t’a ordonné de prier ces cinq prières ?’ Le Prophète (ﷺ) répondit : ‘Oui.’”» Puis il se mit à énumérer les obligations de l’islam, une par une, mentionnant la Zakât, le jeûne, le pèlerinage et les prescriptions