Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

«Je leur soufflai dessus, puis ils s’envolèrent. Je les ai alors interprétés comme deux menteurs qui apparaîtront après moi : l’un est [al-Aswad] (1) al-‘Ansi, et l’autre est Musaylima.»

Puis, al-Boukhari (2) a dit : «Ishaq ibn Nusr (3) nous a rapporté : ‘Abd al-Razzaq nous a rapporté qu’il avait été informé par Ma‘mar, d’après Hammam ibn Munabbih (4), lequel avait entendu Abou Hourayra dire : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Alors que je dormais, on m’a fait voir les trésors de la terre. On plaça dans mes mains deux bracelets en or, et cela m’importuna. Il me fut alors révélé de les souffler ; je les soufflai donc, et ils disparurent. Je les ai interprétés comme étant deux imposteurs apparaissant de mon vivant : celui de Sanaa et celui du Yamama.”»

Puis, al-Boukhari (5) a dit encore : «Sa‘id ibn Mouhammad al-Jarmi nous a rapporté : Ya‘qoub ibn Ibrahim nous a rapporté, d’après son père, d’après Salih, d’après Ibn ‘Oubayda ibn Nachit – dont le nom est, dans une autre source, ‘Abdallah – que ‘Oubaydallah ibn ‘Abdallah ibn ‘Outba a dit : “Nous avons appris que Mousaylima le menteur (kadhdhâb) se rendit à Médine et s’installa dans la maison de la fille d’al-Harith. Il avait épousé la fille d’al-Harith ibn Kourayz, mère de ‘Abdallah ibn al-Harith (6) ibn Kourayz. Le Messager d’Allah (ﷺ) vint alors à lui, accompagné de Thabit ibn Qays ibn Chammâs, que l’on appelle l’orateur du Messager d’Allah (ﷺ), tandis que le Prophète (ﷺ) tenait un bâton dans la main. Il s’arrêta et lui parla. Mousaylima dit : ‘Si tu le souhaites, je te laisse les affaires dès maintenant, puis tu les remettras entre mes mains après toi.’ Le Messager d’Allah (ﷺ) répondit : ‘Même si tu me demandais ce bâton, je ne te le donnerais pas. Quant à toi, je te reconnais comme celui que j’ai vu en songe. Voici Thabit ibn Qays ; il te répondra à ma place.’ Puis le Messager d’Allah (ﷺ) partit.”»

‘Oubaydallah poursuivit : «J’ai interrogé Ibn ‘Abbâs au sujet de la vision mentionnée par le Messager d’Allah (ﷺ). Ibn ‘Abbâs répondit : ‘On m’a rapporté que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Alors que je dormais, je vis qu’on déposait dans mes mains deux bracelets en or, ce qui m’effraya et me déplut. Il m’a alors été permis de les souffler ; je le fis, et ils prirent leur envol. Je les ai alors interprétés comme deux menteurs (qui apparaîtront).”’ Et ‘Oubaydallah de conclure : ‘L’un est al-‘Ansi, que Fayrouz tua au Yémen, et l’autre est Mousaylima le menteur.’»

(1) Le terme n'apparaît pas dans A. (2) Numéro (4375). (3) Dans la copie imprimée, A (Mansour), c'est une altération, la version authentique est celle de al-Bukhārī ; voir Tahdhīb al-Kamāl (2/388). (4) Dans l'édition imprimée : (Hishām ibn ʿUmayya) ; voir Tahdhīb al-Kamāl (30/298). (5) Ṣaḥīḥ al-Bukhārī, numéros (4378-4379). (6) Dans al-Bukhārī : « Umm ʿAbd Allāh ibn ʿĀmir » ; voir Fatḥ al-Bārī (8/92). (7) Dans A : « baynī » (« entre moi »). (8) Dans al-Bukhārī : « ce que l’on m’a montré, ce que l’on m’a montré », comme dans le texte à la suite d’une des transmissions d’al-Bukhārī. (9) Dans l’édition imprimée : « ʿAbd ». (10) Dans les Œuvres majeures : « alladhī » (« celui qui ») ; ce qui est ici provient d’al-Bukhārī. (11) Dans l’édition imprimée : « raʾaytu » (« j’ai vu »). (12) Dans (A) et (Ṭ) : « fa-qaṭʿtuhumā » (« je les ai coupés ») ; nous avons adopté la version d’al-Bukhārī. (13) Ce qui est entre parenthèses est omis dans (A) et (Ṭ) et ajouté en correction à partir d’al-Bukhārī.
فنفختهما، فطارا، فأولتهما كَذّابَيْن يَخْرجان بعدي، أحدهما [الأسود] (١) العنسي، والآخر مسيلمة ". ثم قال البخاري (٢) : حدّثنا إسحاق بن نصر (٣) ، حدّثنا عبد الرزاق، أخبرني مَعْمر عن هَمّام بن مُنَبِّه (٤) ، أنه سمع أبا هريرة يقول: قال رسول الله ﷺ : "بينا أنا نائم أتيتُ بخزائن الأرض، فوُضع في كفي سواران من ذهب، فكَبُرا عليّ، فأُوحي إليَّ أن انفُخْهَّما، فنفختُهما، فذهبا فأوَّلتهما الكَذَابَيْن اللذين أنا بينهما؛ صاحبَ صَنْعاء، وصاحبَ اليَمامة ". ثم قال البخاري (٥) : حدّثنا سعيد بن محمد الجَرْمي، حدّثنا يعقوب بن إبراهيم، حدّثنا أبي، عن صالح، عن ابن عُبيدة بن نشيط - وكان في موضع آخر: اسمه عبد الله- أن عبيد الله بن عبد الله بن عُتبة، قال: بلغنا أنّ مُسَيْلمة الكذّاب قدم المدينةَ فنزلَ في دار بنتِ الحارثِ، وكان تحته بنتُ الحارث بن كُرَيْز، وهي أم عبد الله بن الحارث (٦) بن كريز، فأتاه رسول الله ﷺ ومعه ثابت بن قيس بن شماس، وهو الذي يقال له خطيب رسول الله ﷺ ، وفي يد رسول الله ﷺ قضيب، فوقف عليه فكلمه، فقال له مسيلمة: إن شئتَ خليتُ بينك (٧) وبين الأمر، ثم جعلتَهُ لنا بعدك. فقال رسول الله ﷺ : "لو سألتني هذا القضيب ما أعطيتُكَه، وإني لأُراك الذي رأيت فيه ما رأيت (٨) ، وهذا ثابت بن قيس وسيجيبك عني "، فانصرف رسول الله ﷺ . قال عُبَيْد (٩) الله: سألت ابن عباس عن رؤيا رسول الله ﷺ التي (١٠) ذكر، فقال ابن عباس: ذُكر لي أن رسول الله ﷺ قال: " بينا أنا نائم أُريت (١١) أنه وضع في يديَّ سواران من ذهب، فَفُظِعْتُهما (١٢) وكرهتهما فأذن لي، فنفختهما فطارا، فأوَّلتهما كذابين (يخرجان"، فقال عبيد الله: أحدهما العنسي الذي قتله) (١٣) فيروز باليمن، والآخر مسيلمة الكذاب.
(١) ليس اللفظ في أ. (٢) رقم (٤٣٧٥). (٣) في ط، أ (منصور) وهو تحريف والمثبت من البخاري وانظر تهذيب الكمال (٢/ ٣٨٨). (٤) في المطبوعة (هشام بن أمية) وانظر تهذيب الكمال (٣٠/ ٢٩٨). (٥) صحيح البخاري رقم (٤٣٧٨ - ٤٣٧٩). (٦) في البخاري "أم عبد الله بن عامر" وانظر فتح الباري (٨/ ٩٢). (٧) في أ: "بيني". (٨) في البخاري: "الذي أُريت فيه ما أُريت"، وهو كما في المتن في رواية من روايات البخاري. (٩) في المطبوعة (عبد). (١٠) في الأصول (الذي) وما هنا عن البخاري. (١١) في المطبوعة (رأيت). (١٢) في (أ) و (ط): "فقطعتهما" وأثبتنا ما في البخاري. (١٣) ما بين القوسين ساقط من (أ) و (ط) ومستدرك من البخاري.

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