Les deux auteurs des «Sahih» l’ont rapporté selon la version de Shuʿbah avec un contenu similaire (1).
Muslim (2) l’a également rapporté d’après Saʿîd ibn Abî ʿArubah, d’après Qatâdah, d’après Abû Naḍrah, d’après Abû Saʿîd, à propos de leur histoire, selon une formulation proche de celle-ci. Selon lui, le Messager d’Allah (ﷺ) dit à l’adresse d’al-Ashajj ʿAbd al-Qays : « Tu possèdes deux qualités qu’Allah (– Exalté soit-Il –) aime : la douceur (al-ḥilm) et la pondération (al-anāh). » Dans une autre version (3), il est dit : « Qu’Allah et Son Messager les aiment. » Al-Ashajj interrogea alors le Prophète : « Ô Messager d’Allah, est-ce moi qui me suis façonné ces deux qualités ou bien Allah m’a-t-Il créé ainsi ? » Il répondit : « C’est plutôt Allah qui t’a doté de ces dispositions. » Al-Ashajj déclara alors : « Louange à Allah qui m’a créé avec deux caractéristiques qu’Allah et Son Messager aiment. »
L’imam Aḥmad (4) rapporta : « Abû Saʿîd, affranchi des Banû Hâshim, nous raconta : “Matar ibn ʿAbd al-Raḥmân m’a dit : ‘J’ai entendu Hind bint al-Wâziʿ dire qu’elle avait entendu al-Wâziʿ raconter : Je me rendis auprès du Messager d’Allah (ﷺ) avec al-Ashajj al-Munḥadhir ibn ʿÂmir – ou bien ʿÂmir ibn al-Munḥadhir – ainsi qu’un homme atteint d’un mal. Lorsqu’ils aperçurent le Messager d’Allah (ﷺ), ils sautèrent de leurs montures pour venir à sa rencontre et lui baiser la main. Al-Ashajj, pour sa part, descendit calmement, attacha sa monture, ouvrit son coffre (5) et en sortit deux habits blancs qu’il revêtit. Puis il s’occupa de l’attache des autres montures avant de rejoindre le Messager d’Allah (ﷺ). Il lui dit alors : ‘Ô Ashajj, tu possèdes deux qualités qu’Allah (– Exalté soit-Il –) et Son Messager aiment : la douceur (al-ḥilm) et la pondération (al-anāh).’ Ashajj demanda : ‘Ô Messager d’Allah, est-ce moi qui ai acquis ces qualités ou bien Allah m’a-t-Il créé ainsi ?’ Il répondit : ‘C’est plutôt Allah qui t’a créé ainsi.’ Ashajj déclara alors : ‘Louange à Allah qui m’a doté de deux qualités aimées par Allah (– Exalté soit-Il –) et Son Messager.’” Al-Wâziʿ ajouta : “Ô Messager d’Allah, j’ai ici un oncle maternel souffrant d’une infirmité, invoque donc Allah pour lui.” Le Prophète (ﷺ) demanda : ‘Où est-il ? Amène-le-moi.’” Al-Wâziʿ poursuit : “Je fis comme al-Ashajj : je l’habillai de ses deux vêtements et l’amenai auprès du Prophète (ﷺ). Celui-ci releva alors un pan de son manteau jusqu’à ce que nous voyions la blancheur de son aisselle, puis il frappa le dos de l’homme en disant : ‘Sors, ennemi d’Allah !’ Et l’homme repartit, tournant le visage comme quelqu’un qui avait retrouvé la santé.”’”
Le ẖâfiẓ al-Bayhaqî (7) rapporta, par la voie de Hûd ibn ʿAbd Allâh ibn Saʿd, qu’il avait entendu son grand-père Mazîdah al-ʿAṣarî (8) dire : … (suite du texte).