du nom de son frère. L’aîné de ses enfants se nommait Ismaʿîl et le plus jeune, tout comme le dernier, portait également le nom d’Ismaʿîl. Qu’Allah accorde Sa miséricorde à ceux qui sont déjà partis et qu’Il fasse que la fin de ceux qui demeurent soit bonne.
On ne connaît de l’histoire de cette famille que trois personnes : l’aîné Ismaʿîl, issu de la première épouse ; le plus jeune Ismaʿîl, qui est l’auteur et l’historien renommé ; et le troisième frère, ʿAbd al-Wahhâb — frère germain, aîné de la deuxième épouse — qui assuma la responsabilité de la famille et l’emmena à Damas en quête de moyens de subsistance et pour parachever l’acquisition du savoir. Ibn Kathîr le décrit comme étant plein de douceur et de compassion. Parmi les enfants de ce ʿAbd al-Wahhâb, une fille se distingua particulièrement : Sitt al-Qudât Umm ʿÎsâ (730-801 H). Elle se fit connaître par son érudition, sa connaissance et sa culture religieuse, ayant transmis (par voie d’ijâza) de la part d’al-Qâsim ibn ʿAsâkir, d’al-Ḥajjâr, de ʿAlî al-Wânî, d’al-Mizzî, d’al-Sharaf ibn Ḥâfiẓ et d’autres. Des savants éminents étudièrent auprès d’elle, et elle transmit également son autorisation à Ibn Ḥajar, parmi d’autres.
Quant à la famille qu’il fonda à Damas, il choisit une épouse pieuse dont il eut des enfants vertueux. Cette famille comprend notamment :
[Son épouse]
• Amah al-Raḥîm Zaynab, fille du shaykh Jamâl al-Dîn al-Mizzî († 742 H), qui fut son maître dans la science du hadîth. Ibn Kathîr, dans son ouvrage “al-Bidâya wa al-Nihâya”, ne donne pas la date de leur mariage ; il mentionne seulement le nom de celle-ci. Il rapporte également qu’elle mémorisa le Coran avec sa mère, Umm Fâṭima ʿÂʾisha bint Ibrâhîm ibn Ṣiddîq, auprès de la pieuse et dévote shaykha Umm Zaynab Fâṭima bint ʿAbbâs — laquelle fit achever la récitation du Coran à de nombreuses femmes — et qui mourut en 714 H. Zaynab entendit également de son père nombre de parties (ajzâʾ) et d’ouvrages majeurs, dont “Tahdhîb al-Kamâl fî Asmâʾ al-Rijâl”, son nom figurant parmi ceux qui ont entendu ce livre auprès de l’auteur lui-même. Ibn Kathîr a daté le décès de sa belle-mère de l’année 741 H, et il relate aussi, d’après sa femme Zaynab, l’événement de la mort de son père, le shaykh Abû al-Ḥajjâj al-Mizzî (qu’Allah lui fasse miséricorde).
[Ses enfants]
• Le premier : ʿUmar, son aîné.
Ibn Ḥajar écrit à son sujet : « Il se consacra au fiqh, recopia les ouvrages de son père, exercea plusieurs fois la fonction de ḥisba, administra les waqf et assura l’enseignement dans divers établissements. Il vécut quarante-cinq ans et mourut en rajab de l’an 783 H. »