Al-Bayhaqî (1) rapporte que le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) dit à ce poète : « Que Dieu ne brise jamais tes dents. » Or, il vécut ainsi quatre-vingt-dix ans sans qu’aucune de ses molaires ni aucune de ses dents ne bougeât.
Ibn Lahî‘ah transmit, d’après Abû al-Aswad, d’après ‘Urwah, que le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui), au retour de l’expédition de Tabûk, envoya Khâlid, à la tête de quatre cent vingt cavaliers, vers Ukaydîr de Dûma. Il rapporta alors un récit semblable à ce qui précède, précisant cependant que Khâlid le trompa pour le faire descendre de sa forteresse. Il mentionna aussi le fait qu’il présenta, avec Ukaydîr, huit cents captifs, mille chameaux, quatre cents cottes de mailles et quatre cents lances à l’intention du Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui). Il ajouta que, lorsqu’il apprit ce qui était arrivé à Ukaydîr de Dûma, le grand d’Aylah, Youḥanna ibn Ru’bah, se rendit auprès du Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) pour conclure un accord de paix ; tous deux se rencontrèrent à Tabûk. Dieu est plus savant.
Yûnus ibn Bukayr (2) transmit, d’après Sa‘d ibn Aws, d’après Bilâl ibn Yaḥyâ, qu’Abû Bakr aṣ-Ṣiddîq commandait les émigrés (Muhâjirûn) dans l’expédition de Dûmat al-Jandal, tandis que Khâlid ibn al-Walîd commandait les Bédouins dans cette même expédition. Dieu est plus savant.
—
Section
Ibn Isḥâq (3) raconte : « Le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) resta une douzaine de nuits à Tabûk sans dépasser cet endroit, puis il repartit en direction de Médine. » Il dit : « Sur la route, il y avait une source qui coulait très faiblement, et qui ne pouvait abreuver qu’un ou deux ou trois cavaliers au plus, dans une vallée appelée Wâdî al-Mushaffaḳ. Le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) déclara : “Que personne ne puise de cette eau avant notre arrivée.” Cependant, quelques hypocrites le devancèrent et prirent toute l’eau. Quand le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) arriva, il s’arrêta sur ce point d’eau, mais n’y trouva plus rien. »
Il demanda : « Qui est arrivé le premier à cette eau ? » On lui répondit : « Ô Messager de Dieu, ce sont untel et untel. » Il dit : « Ne leur avais-je pas interdit d’y puiser avant que nous n’arrivions ? » Puis il les maudit et invoqua contre eux. Ensuite, il descendit, plaça sa main sous la source et versa dans sa main ce que Dieu voulut qu’il recueille ; il en aspergea la source, y passa la main et invoqua Dieu comme Il le voulut. Aussitôt, l’eau se mit à jaillir — comme en témoignent ceux qui en furent témoins — avec un vacarme semblable au grondement d’un tonnerre. Les gens burent et puisèrent la quantité dont ils avaient besoin. Alors le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) déclara : « Si vous restez, ou si certains d’entre vous restent, ils entendront parler de cette vallée, qui sera la plus fertile dans les environs, aussi bien devant que derrière. »
Ibn Isḥâq (4) ajoute : « Muḥammad ibn Ibrâhîm ibn al-Ḥârith at-Taymî m’a rapporté qu’‘Abd Allâh ibn Mas‘ûd racontait : “Une nuit, alors que j’étais aux côtés du Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) lors de l’expédition de Tabûk, je me levai au milieu de la nuit et je vis au loin une flamme...” »