Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Younus rapporta, d’après Ibn Ishaq(1) : Le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) écrivit pour les habitants de Jarbâ’ et d’Adhrah : « Au nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. Ceci est un acte émanant de Muhammad, le Prophète et Messager de Dieu, à l’intention des habitants de Jarbâ’ et d’Adhrah. Ils sont en sécurité sous la protection de Dieu et celle de Muhammad. Il leur incombe de verser cent dinars à chaque mois de Rajab, ainsi qu’une centaine d’onces (awqiya) de bonne qualité. Dieu se porte garant de leur sincérité et de leur bienveillance envers les musulmans, ainsi qu’envers quiconque parmi les musulmans chercherait refuge auprès d’eux. »

Younus ajouta : Le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) offrit également aux habitants d’Ayla son manteau, dédié par écrit à leur sûreté. Puis, plus tard, Abou al-‘Abbâs ‘Abd Allâh ibn Muhammad l’acheta pour trois cents dinars.

— — —

L’ENVOI DE KHALID IBN AL-WALID À UKAIDIR DE DÛMA

Ibn Ishaq(2) raconta : Ensuite, l’Envoyé de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) appela Khâlid ibn al-Walîd et l’envoya à Ukaidir de Dûma, c’est-à-dire Ukaidir ibn ‘Abd al-Malik, un homme de Kindah qui régnait sur cette région et qui était de confession chrétienne. Le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) dit à Khâlid : « Tu le trouveras en train de chasser des bovins. »

Khâlid partit donc et parvint à proximité de la forteresse d’Ukaidir, sous ses yeux. C’était une nuit de pleine lune, en saison chaude, et Ukaidir se tenait sur la terrasse de sa demeure avec son épouse. Durant la nuit, les bovins se mirent à frotter de leurs cornes la porte du palais. Son épouse lui demanda : « As-tu déjà vu pareille chose ? » Il répondit : « Par Dieu, non ! » Elle reprit : « Qui donc laisserait passer une telle occasion de chasse ? » Il dit : « Personne. » Il descendit alors, fit seller son cheval et sortit, accompagné de quelques membres de sa famille, parmi lesquels un frère nommé Hassân. Tous sortirent avec leurs lances.

À peine avaient-ils quitté le palais qu’ils se trouvèrent face à la cavalerie du Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui). Celle-ci s’empara d’Ukaidir et tua son frère. Ukaidir portait un vêtement d’apparat (qabâ’) en brocart rehaussé d’or, que Khâlid s’appropria, puis envoya au Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) avant même de rentrer. Ibn Ishaq poursuivit : ‘Âsim ibn ‘Umar ibn Qatâda me rapporta, d’après Anas ibn Mâlik : « J’ai vu le vêtement d’Ukaidir lorsqu’il fut apporté au Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui). Les musulmans le touchaient de leurs mains et s’en émerveillaient. Alors le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) déclara : “Vous émerveillez-vous de cela ? Par Celui qui tient mon âme en Sa main, les serviettes de Sa‘d ibn Mu‘âdh au Paradis sont plus belles encore.” »

Ibn Ishaq(3) relata : Lorsque Khâlid ibn al-Walîd amena Ukaidir devant le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui), celui-ci épargna sa vie, conclut avec lui un pacte de paiement de la jizya et le laissa retourner dans sa région. Alors un homme de Banû Tayy’, nommé Bujayr ibn Bajra, composa à ce sujet :

« Béni soit le Conducteur des vaches, car j’ai vu que Dieu guide tout guide.
Quiconque se détourne de celui de Tabûk, nous a pourtant été ordonné de livrer le combat. »

(1) Voir « Dalāʾil an-Nubuwwa » d’al-Bayhaqī (vol. 5, pp. 248-249). (2) Voir « As-Sīra an-Nabawiyya » d’Ibn Hichām (vol. 2, p. 526). (3) Voir « As-Sīra an-Nabawiyya » d’Ibn Hichām (vol. 2, pp. 526-527).
قال يونس، عن ابن إسحاق (١) : وكتب لأهل جرباء وأذرح: "بسم الله الرحمن الرحيم، هذا كتابٌ من محمدٍ النبيِّ رسول الله لأهل جرباء وأذرح، أنهم آمنون بأمان الله وأمان محمدٍ، وأن عليهم مئة دينارٍ في كلِّ رجبٍ، ومائة أوقيَّةٍ طَيِّبةٍ، وأن الله عليهم كفيلٌ بالنُّصح والإحسان إلى المسلمين، ومن لجأ إليهم من المسلمين" . قال: وأعطى النبيُّ ﷺ أهل أيلة بُرده مع كتابه أمانًا لهم. قال: فاشتراه بعد ذلك أبو العباس عبد الله بن محمدٍ بثلاثمائة دينارٍ. * * * بَعْثُهُ، (رحمهم الله) ، خالد بن الوليد إلى أُكَيْدِر دُومة قال ابن إسحاق (٢) : ثم إنَّ رسول الله ﷺ دعا خالد بن الوليد فبعثه إلى أكيدر دُومة، وهو أُكَيدر بن عبد الملك؛ رجلٌ من كِندة، كان ملكًا عليها، وكان نصرانيًا. وقال رسول الله ﷺ لخالدٍ: "إنك ستجده يصيد البقر" . فخرج خالدٌ، حتى إذا كان من حصنه بمنظر العين، وفي ليلةٍ مقمرةٍ صائفةٍ، وهو على سطحٍ له، ومعه امرأته، وباتت البقر تحكُّ بقرونها باب القصر، فقالت له امرأته: هل رأيت مثل هذا قطُّ؟ ! قال: لا والله! قالت: فمن يترك هذا؟ قال: لا أحد. فنزل فأمر بفرسه فأُسرج له. وركب معه نفرٌ من أهل بيته، فيهم أخٌ له يقال له: حسَّان. فركب وخرجوا معه بمَطاردهم. فلمَّا خرجوا تلقَّتهم خيل النبيِّ ﷺ ، فأخذته وقتلوا أخاه، وكان عليه قَباءٌ من ديباجٍ مخوَّصٌ بالذهب، فاستلبه خالدٌ، فبعث به إلى رسول الله ﷺ قبل قدومه عليه. قال: فحدَّثني عاصم بن عمر بن قتادة، عن أنس بن مالكٍ قال: رأيت قَباء أُكيدرٍ حين قدم به على رسول الله ﷺ ، فجعل المسلمون يلمسونه بأيديهم ويتعجَّبون منه، فقال رسول الله ﷺ : "أتعجبون من هذا؟ فوالذي نفسي بيده لمناديل سعد بن معاذٍ في الجنة أحسن من هذا" . قال ابن إسحاق (٣) : ثم إن خالد بن الوليد لمَّا قدم بأكيدرٍ على رسول الله ﷺ حقن له دمه فصالحه على الجزية، ثم خلَّى سبيله، فرجع إلى قريته، فقال رجلٌ من بني طيِّىِّءٍ - يقال له: بُجير بن بَجرة- في ذلك: [من الوافر] تبارك سائق البقرات إنِّي … رأيت الله يهدي كلَّ هاد فمن يك حائدًا عن ذي تبوكٍ … فإنَّا قد أمرنا بالجهاد
(١) انظر "دلائل النبوة" للبيهقي (٥/ ٢٤٨ - ٢٤٩). (٢) انظر "السيرة النبوية" لابن هشام (٢/ ٥٢٦). (٣) انظر "السيرة النبوية" لابن هشام (٢/ ٥٢٦ - ٥٢٧).

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies