Rapporté par l’imam Aḥmad.
Et Sa parole : « Puis il les fit choir dans l’erreur par la tromperie ; lorsque tous deux goûtèrent de l’arbre, leurs nudités leur apparurent et ils se mirent à se couvrir avec les feuilles du Paradis » [al-Aʿrāf : 22], tout comme Il a dit dans « Ṭā-Hā » : « Alors ils en mangèrent, et leurs nudités leur apparurent ; et ils se mirent à se couvrir avec les feuilles du Paradis » [Ṭā-Hā : 121].
Ève avait mangé de l’arbre avant Adam, et c’est elle qui l’incita (1) à en manger. Dieu est plus savant.
C’est en ce sens que l’on comprend le ḥadīth rapporté par al-Bukhārī : « Bishr ibn Muḥammad nous raconta, ʿAbd Allāh nous raconta, Maʿmar nous informa d’après Hammām ibn Munabbih, d’après Abū Hurayra, d’après le Prophète (ﷺ) » dans un récit similaire, où il dit : « Sans les Enfants d’Israël, la viande ne se serait pas avariée ; et sans Ḥawwā (Ève), aucune femme n’aurait jamais trahi son mari » (2). C’est la seule version transmise de cette chaîne.
Tous deux (al-Bukhārī et Muslim) l’ont rapporté dans leurs Ṣaḥīḥ (3), d’après la version de ʿAbd al-Razzāq, selon Maʿmar, selon Hammām, d’après Abū Hurayra. Aḥmad et Muslim (4) l’ont également rapporté d’après Hārūn ibn Maʿrūf, selon Abū Wahb, selon ʿAmr ibn al-Ḥārith, selon Abū Yūnus, d’après Abū Hurayra.
Dans le livre de la Torah que possèdent les Gens du Livre, on trouve que c’est le serpent – doté alors de la forme la plus belle et la plus imposante – qui poussa Ḥawwā (Ève) à manger de l’arbre. Ḥawwā en mangea selon ses dires, puis fit manger Adam (que la paix soit sur lui). Ils n’y mentionnent pas Iblīs. Alors, leurs yeux s’ouvrirent et ils prirent conscience de leur nudité, de sorte qu’ils cousurent des feuilles de figuier pour s’en faire des ceintures. Il y est également dit qu’ils étaient nus.
Wahb ibn Munabbih dit de même : leur vêtement était une lumière couvrant leurs parties intimes. Ce que contient cette Torah qu’ils détiennent aujourd’hui est une erreur de leur part, une altération et un contresens dans la traduction. Car transposer un discours d’une langue à une autre n’est pas chose aisée pour tout un chacun, surtout s’il ne maîtrise pas parfaitement la langue arabe, ni ne possède une compréhension totale de son propre livre. De là viennent de nombreuses erreurs, tant sur le plan des termes que sur le plan du sens.
Le noble Coran atteste bien qu’ils disposaient d’un vêtement, comme le prouve Sa parole (Exalté soit-Il) : « Il leur retire leur vêtement pour leur montrer leurs nudités » [al-Aʿrāf : 27]. On n’écarte donc pas ce que dit le Coran au profit d’un autre discours. Dieu demeure le plus savant.
Ibn Abī Ḥātim dit : « ʿAlī ibn al-Ḥusayn ibn Ishkāb nous raconta, ʿAlī ibn ʿĀṣim nous raconta, d’après Saʿīd ibn… »