Ibn Hishām (1) a dit : « J’ai entendu rapporter de Zayd ibn Aslam qu’il a dit : lorsque le Messager de Dieu (ﷺ) nomma ‘Attāb ibn Asīd gouverneur de La Mecque, il lui attribua un dirham par jour. Alors ‘Attāb se leva, s’adressa aux gens et dit : “Ô gens ! Qu’Allah affame celui qui n’a pas su se contenter d’un dirham. En effet, le Messager d’Allah (ﷺ) m’a octroyé un dirham chaque jour, et je n’ai besoin de personne.” »
Ibn Isḥāq rapporte : « La ‘Umra du Messager de Dieu (ﷺ) eut lieu au mois de Dhū al-Qa‘dah. Il arriva à Médine à la fin de Dhū al-Qa‘dah ou au début de Dhū al-Ḥijjah. » Ibn Hishām ajoute : « Il y arriva alors qu’il restait six jours de Dhū al-Qa‘dah, selon Abū ‘Amr al-Madīnī. »
Ibn Isḥāq poursuit : « Cette année-là, les gens accomplirent le pèlerinage (Ḥajj) comme les Arabes avaient coutume de le faire. Et ‘Attāb ibn Asīd dirigea le Ḥajj des musulmans cette même année, qui était la huitième. » Il dit aussi : « Les habitants de Ṭā’if demeurèrent attachés à leur idolâtrie et obstinés dans leur ville, depuis Dhū al-Qa‘dah jusqu’au mois de Ramaḍān de la neuvième année. »
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La conversion à l’islam de Ka‘b ibn Zuhayr ibn Abī Sulmā (qu’Allah l’agrée), dont le père est l’auteur de l’une des sept Mu‘allaqāt (grands poèmes suspendus), poète fils de poète. Il est également question ici de son poème que le Messager de Dieu (ﷺ) entendit, à savoir « Bānats Su‘ād ».
Ibn Isḥāq (3) rapporte : « Lorsque le Messager de Dieu (ﷺ) revint de son expédition depuis Ṭā’if, Bujayr ibn Zuhayr ibn Abī Sulmā écrivit à son frère germain, Ka‘b ibn Zuhayr, pour l’informer que le Messager de Dieu (ﷺ) avait tué à La Mecque des hommes qui le tournaient en dérision et lui causaient du tort. Quant aux poètes restants de Quraych – Ibn az-Ziba‘rā et Hubayra ibn Abī Wahb –, ils s’étaient enfuis dans toutes les directions. Bujayr l’incitait donc à se rendre auprès du Messager de Dieu (ﷺ), car il ne tuait personne venu à lui en repenti. Sinon, il n’aurait d’autre choix que de fuir tant qu’il le pouvait. » Ka‘b avait alors composé (4) ces vers (du mètre aṭ-ṭawīl) :
« Transmettez de ma part un message à Bujayr :
– Malheur à toi pour ce que tu as dit, et malheur encore, en as-tu vraiment le droit ?
Montre-nous, si tu ne veux pas agir,
– de quoi d’autre, fort différent, te convaincra-t-on ?
Au sujet d’un comportement bien éloigné de celui que je connus un jour chez un père,
– et tu ne trouveras aucun père qui t’y soit semblable.
Et si tu ne le fais pas, je ne m’en affligerai point,
– ni ne te lancerai de malédiction si jamais tu venais à trébucher. »