Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Et ni Ḥiṣn ni Ḥābis ne surpassaient Mirdās dans l’assemblée,
et je n’étais pas inférieur à l’un d’eux : quiconque est rabaissé aujourd’hui ne sera pas élevé.

ʿUrwa et Mūsā ibn ʿUqba ont rapporté d’après al-Zuhrī : Lorsque cela parvint au Messager de Dieu (ﷺ), il lui dit : « Es-tu celui qui a déclaré : “Mon butin et le butin des serviteurs se trouvent entre al-Aqraʿ et ʿUyayna” ? » Abū Bakr intervint : « Il n’a pas dit cela, ô Messager de Dieu. Par Dieu, je n’ai jamais été poète, et il ne te convient pas de l’être. » Le Prophète (ﷺ) répliqua : « Comment l’a-t-il formulé ? » Abū Bakr le lui récita, et le Messager de Dieu (ﷺ) conclut : « C’est équivalent ; peu importe par lequel tu commences. » Puis il ajouta : « Coupez-lui la langue pour moi. » Certains craignirent qu’il ne veuille le mutiler, alors que le Prophète (ﷺ) entendait par là lui offrir une récompense. Et on rapporte qu’ʿUbayd était le nom de son cheval.

Al-Bukhārī (1) relate : « Muhammad ibn al-ʿAlāʾ nous a rapporté, Abū Usāma nous a transmis, d’après Burayd ibn ʿAbd Allāh, d’après Abū Burda, d’après Abū Mūsā, lequel a dit : “J’étais auprès du Prophète (ﷺ) à al-Jiʿrāna, entre La Mecque et Médine, en compagnie de Bilāl. Un bédouin s’approcha du Messager de Dieu (ﷺ) et lui demanda : ‘Ne vas-tu pas m’accorder ce que tu m’as promis ?’ Il lui répondit : ‘Réjouis-toi (abshir)’ ; mais l’homme répliqua : ‘Tu m’as trop souvent répété : Réjouis-toi.’ Le Prophète (ﷺ) se tourna alors vers Abū Mūsā et Bilāl, l’air irrité, et leur dit : ‘Rendez-lui donc cette bonne nouvelle à vous deux et recevez-la.’ [Ils répondirent : ‘Nous l’acceptons.’] Ensuite, il fit apporter un récipient d’eau, y plongea ses mains, se lava le visage et y cracha légèrement, puis leur dit : ‘Buvez-en, versez-en sur vos visages et vos cous, et réjouissez-vous.’ Ils prirent alors le récipient et firent ce qu’il avait ordonné. Umm Salama, qui se trouvait derrière un rideau, s’écria : ‘Laissez-en à votre mère.’ Ils lui en réservèrent donc une partie.” Ainsi le transmit-il.

Al-Bukhārī (2) rapporte également : « Yahyā ibn Bukayr nous a rapporté, Mālik nous a transmis, d’après Isḥāq ibn ʿAbd Allāh, d’après Anas ibn Mālik, qui a dit : ‘Je marchais avec le Messager de Dieu (ﷺ), vêtu d’un manteau najrānī à bords épais. Un bédouin l’agrippa violemment, au point que je vis la trace laissée sur l’épaule du Prophète (ﷺ) par le bord de son manteau. Puis il s’exclama : “Ordonne qu’on me donne de la richesse de Dieu dont tu disposes.” Le Prophète (ﷺ) se tourna vers lui en riant, puis donna l’ordre qu’on le gratifie.’ »

Ibn Isḥāq (3) mentionne les personnes à qui le Messager de Dieu (ﷺ) offrit ce jour-là cent chameaux : Abū Sufyān Ṣakhr ibn Ḥarb, son fils Muʿāwiya, Ḥakīm ibn Ḥizām, al-Ḥārith ibn Kalada des Banū ʿAbd al-Dār, ʿAlqama ibn ʿUlātha, al-ʿAlāʾ ibn Jāriya al-Thaqafī (allié des Banū Zuhra), al-Ḥārith ibn Hishām, Jubayr ibn Muṭʿim, Mālik ibn ʿAwf al-Naṣrī, Suhayl ibn ʿAmr, Ḥuwayṭib ibn ʿAbd al-ʿUzzā, ʿUyayna ibn Ḥiṣn, Ṣafwān ibn Umayya et al-Aqraʿ ibn Ḥābis.

Ibn Isḥāq (4) rapporte encore que Muḥammad ibn Ibrāhīm ibn al-Ḥārith al-Taymī a raconté qu’un homme vint dire au Messager de Dieu (ﷺ) : “…”

(1) Rapporté par al-Bukhārī, n° 4328. (2) Rapporté par al-Bukhārī, n° 3149. (3) Voir « La Sīra prophétique » d’Ibn Hichām, vol. 2, p. 492. (4) Voir « La Sīra prophétique » d’Ibn Hichām, vol. 2, p. 496.
وما كان حصنٌ ولا حابسٌ … يفوقان مرداسَ في المجمعِ وَمَا كنت دون امرئ منهما … ومن تضع اليوم لا يُرفعِ قال عروة، وموسى بن عقبة عن الزهريِّ: فبلغ ذلك رسول الله ﷺ فقال له: "أنت القائل: أصبح نهبي ونهب العبيد بين الأقرع وعُيينة؟ " فقال أبو بكرٍ: ما هكذا قال يا رسول الله، ولكن والله ما كنت بشاعرٍ وما ينبغي لك. فقال: "كيف قال؟ " . فأنشده أبو بكرٍ، فقال رسول الله ﷺ : "هما سواءٌ، ما يضرُّك بأيِّهما بدأت" . ثم قال رسول الله ﷺ : "اقطعوا عني لسانه" . فخشي بعض الناس أن يكون أراد المُثلة به، وإنما أراد النَّبيُّ ﷺ العطية. قال: وعبيدٌ فرسه. وقال البخاريُّ (١) : حدَّثنا محمد بن العلاء، ثنا أبو أسامة، عن بُريد بن عبد الله، عن أبي بردة، عن أبي موسى قال: كنت عند النبيِّ ﷺ ، وهو نازلٌ بالجعرانة بين مكة والمدينة ومعه بلالٌ، فأتى رسول الله ﷺ أعرابيٌّ فقال: ألا تنجز لي ما وعدتني؟ فقال له: "أبشر" . فقال: قد أكثرت عليَّ من أَبشر. فأقبل على أبي موسى وبلالٍ كهيئة الغضبان فقال: "ردَّ البشرى فاقبلا أنتما" [قالا: قبلنا] ثم دعا بقدحٍ فيه ماءٌ، فغسل يديه ووجهه فيه ومجَّ فيه، ثم قال: "اشربا منه وأفرغا على وجوهكما ونحوركما وأبشرا" . فأخذا القدح ففعلا، فنادت أمُّ سلمة من وراء السِّتر أن أفضلا لأمِّكما. فأفضلا لها منه طائفةً. هكذا رواه. وقال البخاريُّ (٢) : حدَّثنا يحيى بن بكيرٍ، ثنا مالكٌ، عن إسحاق بن عبد الله، عن أنس بن مالكٍ قال: كنت أمشي مع رسول الله ﷺ وعليه بردٌ نجرانيٌّ غليظ الحاشية، فأدركه أعرابيٌّ، فجذبه جذبةً شديدةً، حتى نظرت إلى صفحة عاتق رسول الله ﷺ قد أثَّرت به حاشية الرِّداء من شدة جذبته، ثم قال: مُرْ لي من مال الله الذي عندك. فالتفت إليه فضحك ثم أمر له بعطاءٍ. وقد ذكر ابن إسحاق (٣) الذين أعطاهم رسول الله ﷺ يومئذٍ مئةً من الإبل، وهم؛ أبو سفيان صخر بن حربٍ، وابنه معاوية، وحكيم بن حزام، والحارث بن كَلَدة أخو بني عبد الدار، وعلقمة بن عُلاثة، والعلاء بن جارية الثَّقفيُّ حليف بني زهرة، والحارث بن هشامٍ، وجبير بن مطعمٍ، ومالك بن عوفٍ النَّصريُّ، وسهيل بن عمروٍ، وحويطب بن عبد العزَّى، وعُيينة بن حصنٍ، وصفوان بن أُمية، والأقرع ابن حابسٍ. قال ابن إسحاق (٤) : وحدَّثني محمد بن إبراهيم بن الحارث التَّيميُّ، أن قائلًا قال لرسول الله ﷺ من
(١) رواه البخاري رقم (٤٣٢٨). (٢) رواه البخاري رقم (٣١٤٩). (٣) انظر "السيرة النبوية" لابن هشام (٢/ ٤٩٢). (٤) انظر "السيرة النبوية" لابن هشام (٢/ ٤٩٦).

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