‘Adî l’Ansârî (1), de la tribu des Banû l-‘Ajlân, et Abû ‘Âmir al-Ash‘arî (2), commandant de l’expédition d’Awṭâs. Ainsi, ils sont quatre.
[Chapitre : Sur les poèmes composés à l’occasion de la campagne contre Hawâzin]
Parmi ces poèmes figure celui de Bujayr ibn Zuhayr ibn Abî Sulmâ (3) :
« Si ce n’était Dieu et Son serviteur, vous auriez fui
Quand la peur a submergé tout lâche.
Au ravin, le jour où nos rivaux nous ont fait face,
Et où des montures rapides s’effondraient sur leurs mentons.
Tantôt un fuyard serre son vêtement dans sa main,
Tantôt un autre est tiré de force par des sabots et un poitrail.
Dieu nous a honorés et a fait triompher notre religion ;
Il nous a rendus puissants par l’adoration du Miséricordieux.
Dieu les a anéantis, Il a dispersé leur cohorte,
Et les a humiliés pour avoir adoré Satan. »
Ibn Hishâm ajoute que certains transmetteurs récitent, dans ces vers, ces deux lignes supplémentaires :
« Quand se leva l’oncle de votre Prophète et son allié,
Ils s’écrièrent : “À nous, ô bataillon de la foi !”
Où sont ceux qui ont répondu à leur Seigneur
Le jour d’al-‘Urayḍ et lors du Pacte d’al-Riḍwân ? »
Puis ‘Abbâs ibn Mirdâs as-Sulamî (4) a dit :
« Car moi, et les montures rapides, au jour de la rencontre,
Tandis que le Messager récitait le Livre,
J’ai aimé ce que Thaqîf a subi
Au pied du défilé hier, comme châtiment.
Ils sont la tête de l’ennemi parmi les gens de Najd ;
Les tuer procure un plaisir plus vif que le vin.
Nous avons défait la troupe, la troupe des Banû Qassiyy,
Et leurs chamelles ont frotté leurs genoux contre les Banû Ri’âb. »