Il a été rapporté par l’imam Ahmad, par Muslim, par Abou Dâoûd et par An-Nassâ’î (1) selon Sa‘îd ibn Abî ‘Arûbah – Muslim ajoute : et Chou‘bah – ainsi que par At-Tirmidhî (2) selon Hammâm ibn Yahyâ, tous deux le tenant de Qatâdah, d’Abou Al-Khalîl, d’Abou ‘Alqamah Al-Hâchimî, d’Abou Sa‘îd que le jour d’Awṭâs, les Compagnons du Messager de Dieu (ﷺ) capturèrent des prisonnières qui étaient mariées aux polythéistes. Certains parmi les Compagnons du Messager de Dieu (ﷺ) s’en abstinrent et jugèrent pécheux le fait de les approcher. C’est alors que ce verset fut révélé à ce sujet : « وَالْمُحْصَنَاتُ مِنَ النِّسَاءِ إِلَّا مَا مَلَكَتْ أَيْمَانُكُمْ » (Coran 4:24).
Telle est la version d’Ahmad ibn Hanbal, qui ajoute dans cette chaîne de transmission Abou ‘Alqamah Al-Hâchimî, un transmetteur jugé digne de confiance. Il semble que ce soit la version conservée. Dieu est plus savant.
Un groupe parmi les Anciens a déduit de ce verset qu’en cas de vente d’une esclave, le contrat de mariage était rompu. C’est l’avis rapporté d’Ibn Mas‘oûd, d’Ubayy ibn Ka‘b, de Jâbir ibn ‘Abd Allâh, d’Ibn ‘Abbâs, de Sa‘îd ibn Al-Mousayyib et de Al-Hassan Al-Basrî. La majorité des savants s’est opposée à cette position, en se basant sur le hadith de Barîrah : lorsque Barîrah fut vendue, on lui laissa le choix de rompre son mariage ou de le maintenir, ce qui n’aurait pas été nécessaire si la vente avait déjà entraîné le divorce. Nous avons détaillé cette question dans le « Tafsîr » de manière suffisante et nous y reviendrons, si Dieu le veut, dans « Al-Ahkâm Al-Kabîr ».
Par ailleurs, certains parmi les Anciens ont considéré ce hadith concernant les captives d’Awṭâs comme preuve de la licéité d’avoir une esclave polythéiste. La majorité s’y est opposée, parlant d’un cas particulier : peut-être ces femmes avaient-elles embrassé l’Islam ou faisaient-elles partie des Gens du Livre. Nous reviendrons sur ce point, si Dieu le veut, dans « Al-Ahkâm Al-Kabîr ».
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Section : Ceux qui tombèrent en martyr le jour de Ḥunayn et dans l’expédition d’Awṭâs
Ayman ibn Oumm Ayman, affranchi du Messager de Dieu (ﷺ), c’est-à-dire Ayman ibn ‘Ubayd (3), ainsi que Yazîd ibn Zam‘ah ibn Al-Aswad ibn Al-Muṭṭalib ibn Asad (4) ; ils montaient un cheval appelé Al-Janâḥ qui s’emballa, provoquant sa mort. On compte également Surâqah ibn Mâlik ibn Al-Ḥârith ibn