Ibn Ishaq a dit (1) : «Lorsque Dieu vainquit les polythéistes et qu’Il permit à Son Messager (ﷺ) de s’emparer d’eux, une femme parmi les musulmans s’exclama :
[du rǧaz]
“La cavalerie de Dieu a vaincu la cavalerie d’al-Lât…
et Dieu est plus digne de la fermeté.”
Ibn Hisham a rapporté : «Certains transmetteurs de poésie m’ont récité ces vers :
[du rǧaz]
“Tu as vaincu la cavalerie de Dieu, ô cavalerie d’al-Lât…
et Sa cavalerie est plus digne de la fermeté.”»
Ibn Ishaq a dit (2) : «Lorsque Hawazin s’enfuit, le massacre fut particulièrement intense dans les rangs de Thaqif du clan de Banû Mâlik, où soixante-dix hommes furent tués sous leur bannière. Celle-ci était portée par Dhû al-Khimâr, et lorsqu’il périt, elle fut reprise par ‘Uthmân ibn ‘Abd Allah ibn Rabî‘ah ibn al-Hârith ibn Habîb, qui la brandit jusqu’à ce qu’il tombe à son tour. ‘Âmir ibn Wahb ibn al-Aswad m’a informé que, lorsque le Messager de Dieu (ﷺ) apprit sa mort, il déclara : “Qu’Il l’éloigne de Sa miséricorde, car il détestait Quraysh.”»
Ibn Ishaq a mentionné (3), d’après Ya‘qûb ibn ‘Utbah, qu’un esclave chrétien appartenant à ‘Uthmân fut tué en même temps que lui. Un homme des Ansâr voulut le dépouiller et découvrit qu’il n’était pas circoncis. Il s’écria alors à pleine voix : «Ô gens de l’Arabie, Dieu est témoin que Thaqif n’est pas circoncis !» Al-Mughîra ibn Shu‘bah ath-Thaqafî raconta : «Je le saisis par la main, craignant que cette rumeur ne se répande parmi les Arabes. Je lui dis : “Ne le dis pas, que mon père et ma mère te soient sacrifiés ! Il ne s’agit que d’un de nos esclaves chrétiens.” Puis je lui montrais les corps en lui disant : “Ne vois-tu pas qu’ils sont circoncis comme tu peux le constater ?”»
Ibn Ishaq a poursuivi (4) : «La bannière des Ahlâf était portée par Qârib ibn al-Aswad. Lorsque les gens prirent la fuite, il déposa sa bannière contre un arbre, puis s’enfuit avec ses cousins paternels et son clan. Seuls deux hommes des Ahlâf furent tués : un certain Wahb, des Banû Ghiyara, et un certain al-Jullâh, des Banû Kubba. Quand le Messager de Dieu (ﷺ) apprit la mort d’al-Jullâh, il dit : “Aujourd’hui, le chef de la jeunesse de Thaqif a péri, hormis Ibn Hunaydah”, faisant référence à al-Hârith ibn Oways.»
Ibn Ishaq a également rapporté (5) : «Al-‘Abbâs ibn Mirdâs (6) composa alors quelques vers, où il évoque Qârib ibn al-Aswad qui s’enfuit loin des siens, ainsi que Dhû al-Khimâr qui s’est exposé, lui et sa tribu, à la mort :
[du wâfir]
“N’y a-t-il personne pour informer Ghaylân de ma part ?
Je suppose qu’un messager viendra bientôt l’en instruire.”»