Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Muslim (1) rapporte, d’après le hadith de Zakariyya ibn Abî Zâʾidah, d’après Abû Isḥâq, d’après al-Barâʾ, qui dit : « Puis le Prophète (que Dieu le bénisse et le salue) descendit, sollicita le secours (divin) et déclara : “Je suis le Prophète, sans mensonge ; je suis le fils de ʿAbd al-Muṭṭalib. Ô Seigneur, accorde Ton secours !” » Al-Barâʾ poursuit : « Lorsque la bataille faisait rage, nous nous placions sous la protection de l’Envoyé de Dieu (ﷺ), et c’était le courageux (guerrier) qui combattait à ses côtés. »

Al-Bayhaqî (2) rapporte, par différentes chaînes de transmission, qu’en ce jour-là le Messager de Dieu (ﷺ) dit : « Je suis le fils des ʿAwâtik. » Al-Ṭabarânî (3) déclare : ʿAbbâs ibn al-Faḍl al-Asfaṭî nous a rapporté, ʿAmr ibn ʿAwf al-Wâsiṭî nous a rapporté, Hushaym nous a rapporté, Yâḥyâ ibn Saʿîd nous a informés, d’après ʿAmr ibn Saʿîd ibn al-ʿÂṣ, d’après Siyâbah ibn ʿÂṣim al-Sulamî, que le Messager de Dieu (ﷺ) a dit, le jour de Ḥunayn : « Je suis le fils des ʿAwâtik. »

Al-Bukhârî (4) rapporte : ʿAbd Allâh ibn Yûsuf nous a transmis, Mâlik nous a informés, d’après Yâḥyâ ibn Saʿîd, d’après ʿUmar ibn Kathîr ibn Aflaḥ, d’après Abû Muḥammad, affranchi d’Abû Qatâdah, d’après Abû Qatâdah, qui déclare : « Nous sommes partis avec le Messager de Dieu (ﷺ) l’année de Ḥunayn. Quand nous nous sommes affrontés, les musulmans ont d’abord reculé. J’ai vu alors un idolâtre prendre le dessus sur un musulman. Je l’ai frappé par derrière sur la base de son cou avec mon sabre, coupant ainsi sa cotte de mailles. Il se retourna contre moi, m’empoigna et je sentis comme l’odeur de la mort. Puis la mort le saisit, et il me relâcha. Je rejoignis ʿUmar et lui demandai : “Que se passe-t-il avec les gens ?” Il répondit : “C’est l’ordre de Dieu.” Ensuite ils revinrent et le Messager de Dieu (ﷺ) s’assit en disant : “Celui qui a tué un ennemi et qui en a la preuve, qu’il prenne son butin.” Je me levai et dis : “Qui témoignera pour moi ?” puis je m’assis. Le Prophète (ﷺ) répéta la même phrase. Je me levai et redis : “Qui témoignera pour moi ?” puis je m’assis. Il le répéta encore, et je me relevai une troisième fois. Le Prophète (ﷺ) me demanda : “Que se passe-t-il, Abû Qatâdah ?” Je lui racontai ce qui était arrivé. Un homme se leva et dit : “Il dit vrai, son butin est chez moi ; accorde-lui ce qu’il réclame.” Abû Bakr s’écria : “Non, par Dieu ! Allons-nous priver un lion parmi les lions de Dieu qui combat pour Dieu et Son Envoyé au profit de cet homme ?” Alors le Prophète (ﷺ) déclara : “Il dit la vérité, rends-lui son dû.” L’homme me remit alors le butin, et je m’en servis pour acheter un jardin (makhraf) chez les Banû Salamah. C’est le premier bien dont j’ai hérité en Islam. »

Tous les rapporteurs de hadith, à l’exception d’al-Nasâʾî (5), ont également transmis ce récit à partir de Yâḥyâ ibn Saʿîd.

(1) Dans le « Ṣaḥīḥ » n° 1776 (p. 79). (2) Dans « Dalāʾil al-Nubuwwa » (t. 5, p. 135). (3) Dans « Al-Muʿjam al-Kabīr » (t. 7, p. 201), n° 6724, et al-Bayhaqī dans « Dalāʾil al-Nubuwwa » (t. 5, pp. 135‑136) et d'autres. Il s'agit d’un ḥadīth ḥasan selon ses chaînes de transmission et ses témoins. (4) Dans le « Ṣaḥīḥ » n° 4321. (5) Rapporté par Muslim n° 1715, Abū Dāwūd n° 2717, al-Tirmidhī n° 1562 et Ibn Mājah n° 2837.
وروى مسلمٌ (١) من حديث زكريا بن أبي زائدة، عن أبي إسحاق، عن البراء قال: ثم نزل فاستنصر وهو يقول: "أنَا النَّبيُّ لا كَذِبْ … أَنَا ابنُ عَبْدِ المُطَّلبْ اللهم نزِّل نصرك". قال البراء: ولقد كنا إذا حمي البأس نتَّقي برسول الله ﷺ ، وإن الشُّجَاع الذي يحاذي به. وروى البيهقيُّ (٢) من طرقٍ أن رسول الله ﷺ قال يومئذٍ: "أنا ابن العواتك" . وقال الطبرانيُّ (٣) : ثنا عباس بن الفضل الأسفاطيُّ، ثنا عمرو بن عوفٍ الواسطي، ثنا هشيمٌ، أنبأنا يحيى بن سعيدٍ، عن عمرو بن سعيد بن العاص، عن سيَّابة بن عاصمٍ السُّلميِّ أن رسول الله ﷺ قال يوم حنينٍ: "أنا ابن العَوَاتِك" . وقال البخاريُّ (٤) : ثنا عبد الله بن يوسف، أنبأنا مالكٌ، عن يحيى بن سعيدٍ، عن عمر بن كثير بن أفلح، عن أبي محمدٍ مولى أبي قتادة، عن أبي قتادة قال: خرجنا مع رسول الله ﷺ عام حنينٍ، فلما التقينا كانت للمسلمين جولةٌ، فرأيت رجلًا من المشركين قد علا رجلًا من المسلمين، فضربتُه من ورائه على حبل عاتقه بالسيف، فقطعتُ الدرع، وأقبل عليَّ فضمَّني ضمَّةً وجدت منها ريح الموت، ثم أدركه الموت، فأرسلني فلحقت عمر، فقلت: ما بال الناس؟ فقال: أمر الله، – Exalté soit-Il – . ثم رجعوا، وجلس رسول الله ﷺ فقال: "من قتل قتيلًا له عليه بينةٌ فله سلبه" . فقمت فقلت: من يشهد لي؟ ثم جلست، فقال رسول الله ﷺ مثله، فقلت: من يشهد لي؟ ثم جلست، فقال رسول الله ﷺ مثله، فقلت: من يشهد لي؟ ثم جلست، ثم قال رسول الله ﷺ مثله، فقمت فقال: "ما لك يا أبا قتادة؟ " فأخبرته، فقال رجلٌ: صدق، سلبُه عندي، فأرضه مني. فقال أبو بكرٍ: لاها الله إذًا لا يعمِد إلى أَسدٍ من أُسد الله يقاتل عن الله ورسوله فيعطيك سلبه؟ ! فقال النبيُّ ﷺ : "صدق فأعطه" . فأعطانيه فابتعت به مخرَفًا في بني سلمة، فإنه لأول مالٍ تأثَّلته في الإسلام. ورواه بقية الجماعة إلّا النسائيَّ (٥) من حديث يحيى بن سعيدٍ به.
(١) في "صحيحه" رقم (١٧٧٦) (٧٩). (٢) في "دلائل النبوة" (٥/ ١٣٥). (٣) في "المعجم الكبير" (٧/ ٢٠١) رقم (٦٧٢٤) والبيهقي في "دلائل النبوة" (٥/ ١٣٥ - ١٣٦) وغيرهما، وهو حديث حسن بطرقه وشواهده. (٤) في "صحيحه" رقم (٤٣٢١). (٥) رواه مسلم رقم (١٧١٥) وأبو داود رقم (٢٧١٧) والترمذي رقم (١٥٦٢) وابن ماجه رقم (٢٨٣٧).

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