Dans une autre version, il (le Prophète) ne leur accordait l’allégeance (bay‘a) que verbalement, et il disait : « Ma parole adressée à une seule femme est semblable à ma parole adressée à cent femmes. » (1)
Dans les deux Sahih (2), d’après ‘Aïcha, Hind bint ‘Utba, l’épouse d’Abou Soufyan, vint trouver le Messager d’Allah (ﷺ) et lui dit : « Ô Messager d’Allah, Abou Soufyan est un homme avare ; il ne m’accorde pas de quoi subvenir à mes besoins ni à ceux de mes enfants. Suis-je fautive si je prends de son argent à son insu ? » Il répondit : « Prends de son argent de manière convenable ce qui te suffit, à toi et tes enfants. »
Al-Bayhaqî (3) a rapporté, selon la chaîne de transmission de Yahyâ ibn Bukayr, d’après al-Layth, d’après Yûnus, d’après Ibn Shihâb, d’après ‘Urwa, d’après ‘Aïcha, que Hind bint ‘Utba dit : « Ô Messager d’Allah, auparavant il n’existait nulle part sur terre de tentes ni de gens de tentes – l’incertitude quant au terme vient de Ibn Bukayr – que je haïssais plus que les tiennes (ou la tienne), et voilà qu’aujourd’hui il n’y a personne sur la face de la terre dont je souhaite davantage l’élévation que les tiens (ou la tienne). »
Le Messager d’Allah (ﷺ) répondit : « Et davantage encore ! Par Celui qui détient l’âme de Muhammad en Sa main ! » Elle reprit : « Ô Messager d’Allah, Abou Soufyan est un homme avare. M’est-il permis de prendre de ses biens pour me nourrir ? » Il répondit : « Non, si ce n’est selon l’usage convenable. » Al-Bukhârî (4) le rapporte également d’après Yahyâ ibn Bukayr avec un contenu similaire. (Il a déjà été fait mention de la conversion d’Abou Soufyan.)
Abou Dâwûd (5) a dit : « ‘Uthmân ibn Abî Shayba nous a rapporté, Jârîr nous a rapporté, d’après Mansour, d’après Mujâhid, d’après Tâwûs, d’après Ibn ‘Abbâs, que : le Messager d’Allah (ﷺ) déclara le jour de la conquête de La Mecque : “Il n’y a plus d’émigration, mais il reste le combat (jihâd) et l’intention. Et lorsque vous êtes appelés (au combat), partez.” » Al-Bukhârî (6) le rapporte également d’après ‘Uthmân ibn Abî Shayba, et Muslim d’après Yahyâ ibn Yahyâ, tous deux d’après Jârîr.
L’imam Ahmad (7) a dit : « ‘Affân nous a rapporté, Wahîb nous a rapporté, Ibn Tâwûs nous a rapporté d’après son père, d’après Safwân ibn Umayya, qu’on lui avait dit : “Seul celui qui émigre entrera au Paradis.” J’ai alors déclaré : “Je ne rentrerai pas chez moi avant d’être allé interroger le Messager d’Allah (ﷺ) à ce sujet.” Je me suis donc rendu auprès de lui et je l’en ai informé, et il me dit : “Il n’y a plus d’émigration après la conquête de La Mecque, mais il y a le combat et l’intention. Et lorsque vous êtes appelés à partir, partez !” » Seul Ahmad a rapporté cette version.
Al-Bukhârî (8) a rapporté : « Muhammad ibn Abî Bakr nous a rapporté, al-Fudhayl ibn Sulaymân nous a rapporté, ‘Âsim nous a rapporté, d’après Abou ‘Uthmân an-Nahdî, d’après Mujâshi‘ ibn Mas‘ûd, qui a dit : “Je me suis rendu avec mon père Ma‘bad auprès du Prophète (ﷺ) pour qu’il lui prête allégeance en vue de l’émigration, et il dit…””