J’atteste que ta religion est vraie, parfaitement véridique, et que tu jouis d’une haute stature parmi les hommes.
Et Dieu atteste qu’Ahmed est un élu, qu’il fait partie des justes, noble de son rang.
C’est un seigneur dont l’édifice s’est érigé au sein de Hachim, une branche qui s’est solidement enracinée dans les sommets et dans une lignée généreuse.
Ibn Hishâm (1) a dit : « Certains spécialistes de la poésie contestent que ces vers soient de lui. »
J’ai dit : ‘Abd Allâh ibn az-Zub‘arâ as-Sahmî était l’un des plus farouches ennemis de l’islam et l’un des poètes qui mirent toute leur verve au service de la satire contre les musulmans. Puis Dieu lui accorda le repentir, le retour à l’islam, le soutien à sa cause et la défense de celle-ci.
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Ibn Is h âq (2) a rapporté : « Tous ceux qui assistèrent à la conquête de La Mecque parmi les musulmans étaient au nombre de dix mille : sept cents provenaient des Banû Sulaym (certains disent mille), quatre cents de Banû Ghifâr, quatre cents de la tribu Aslam, et mille et trois hommes de Muzayna. Le reste se composait de Quraysh, d’Anṣâr ainsi que de leurs alliés, et de divers groupes arabes issus de Tamîm, Qays et Asad. »
Selon ‘Urwa, az-Zuhrî et Mûsâ ibn ‘Uqba, les musulmans présents au Jour de la Conquête aux côtés du Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) étaient au nombre de douze mille, et Dieu est plus savant.
Ibn Is h âq (3) a encore rapporté que parmi les poèmes prononcés le Jour de la Conquête, on cite ceux de Ḥassân ibn Thâbit (4) :
[Sur le mètre (al-wâfir)]
« Les lieux de Dhât al-A ṣâbi‘ et d’al-Jiwâ’ sont dévastés,
Jusqu’à ‘Adhrâ’, dont la demeure est désormais inhabitée.
C’étaient les demeures des Banû al-Ḥasḥâs, à présent désertes,
Nous les voyons effacées par les pluies et le ciel.
Toujours, on y trouvait quelque présence parmi ses prairies :
Des troupeaux de bétail et de brebis.
Mais laissons cela. Qui pour me guérir de cette vision nocturne
Qui me hante quand la nuit s’avance ?
Car c’est d’elle, cette échevelée, que mon cœur s’est épris,
Et nul remède ne saurait l’en délivrer.
On dirait un trésor caché dans la maison de Ra’s,
Dont le breuvage mêlerait miel et eau.
Si l’on mentionne un jour toutes les boissons,
Alors qu’elles se donnent en rançon pour ce vin exquis. »