Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Il lui demanda : « Te prépares-tu à ce que je vois ? » Il répondit : « C’est pour Muhammad et ses compagnons. » Elle répliqua : « Par Dieu, je ne vois rien qui puisse tenir tête à Muhammad et à ses compagnons. » Il dit alors : « Par Dieu, j’espère bien pouvoir en mettre certains à ton service. » Puis il ajouta :

[Extrait en rǧaz]
« S’ils avancent aujourd’hui, je n’ai nul prétexte à faire valoir :
Voici une arme complète, par Dieu,
Et une lame à double tranchant, prompte à frapper. »

Ensuite, il assista à la bataille d’al-Khandama avec Ṣafwān, ʿIkrima et Suhayl. Lorsque les musulmans, compagnons de Khālid, les rencontrèrent, ils échangèrent quelques coups. Kharaz ibn Jābir, l’un des Banū Muḥārib ibn Fihr, et Khunays ibn Khālid ibn Rabīʿa ibn Aṣram, allié des Banū Munqiḏ, furent tués. Ils se trouvaient dans l’armée de Khālid mais s’étaient écartés de lui, empruntant un autre chemin, et ils furent tous deux mis à mort. Khunays fut tué le premier, avant Kharaz.

On rapporte aussi qu’un autre cavalier de Khālid, Salama ibn al-Milāʾ al-Juhanī, fut tué. Du côté des polythéistes, le nombre des morts fut d’environ douze ou treize personnes, puis ils s’enfuirent. Ḥamās prit également la fuite et se réfugia chez lui. Lorsqu’il arriva, il dit à sa femme : « Ferme la porte derrière moi. » Elle répondit : « Qu’est devenue ta vaine vantardise ? » Il déclama alors :

[Extrait en rǧaz]
« Si seulement tu avais vu le jour d’al-Khandama :
Quand Ṣafwān et ʿIkrima prenaient la fuite,
Abū Yazīd se tenait, tel la mort inéluctable,
Et les accueillait l’épée à la main.
Il tranchait chaque bras et chaque crâne,
Frappe après frappe, l’on n’entendait que grognements et gémissements.
Derrière nous, ils s’agitaient, tandis que monte leur clameur,
Tu n’as pas prononcé la moindre parole de reproche. »

Ibn Hishām dit que ces vers sont également attribués à ar-Raʿʿāsh al-Hudhali. Il expliqua ensuite que le cri de ralliement (shiʿār) des Émigrés (Muhājirīn) le jour de la Conquête, à Ḥunayn et à Ṭāʾif, était : « Ô Banū ʿAbd ar-Raḥmān ! », celui des Khazraj : « Ô Banū ʿAbd Allāh ! », et celui des Aws : « Ô Banū ʿUbayd Allāh ! »

At-Ṭabarānī rapporta (d’après ʿAlī ibn Saʿīd ar-Rāzī, Abū Ḥassān az-Ziyādī, Shuʿayb ibn Ṣafwān, ʿAṭāʾ ibn as-Sāʾib, Ṭāwūs et Ibn ʿAbbās) que le Messager de Dieu (ﷺ) a dit :

« En vérité, Dieu a rendu cette Ville sacrée le jour où Il a créé les cieux et la terre. Il l’a façonnée lorsque Il façonna le soleil et la lune, et ce qui se trouve à sa verticale depuis le ciel est tout aussi sacré. Il n’a été permis à personne d’y verser le sang avant moi, et il ne m’a été permis de le faire que durant une heure du jour, puis elle est redevenue comme elle était. »

On lui dit alors : « Voilà que Khālid ibn al-Walīd est en train de tuer. » Le Prophète (ﷺ) répondit : « Lève-toi, untel, va trouver Khālid ibn al-Walīd et dis-lui de lever la main du carnage. » L’homme alla donc le trouver et lui dit : « Le Prophète (ﷺ) [te le demande]. »

(1) Al-Khindama : une montagne à La Mecque. Voir « Marāṣid al-Iṭṭilāʿ » (1/484). (2) Al-Khashnī a dit : Al-Muʿtama est une femme dont le mari a été tué et qui est restée avec des orphelins. « Sharḥ Gharīb al-Sīra » (3/78). (3) Voir « Al-Sīra al-Nabawiyya » (2/409). (4) Rapporté par al-Ṭabarānī dans « al-Kabīr » (11003), dans « al-Awsaṭ » (n° 3878), sa chaîne de transmission comporte Shuʿayb ibn Ṣafwān al-Thaqafī qui est faible en cas de transmission isolée, et il y a ʿAṭāʾ ibn al-Sāʾib qui est mélangé ; de plus, il existe une narration de Shuʿayb ibn Ṣafwān d’après lui après ce mélange.
تُعِدُّ ما أرى؟ قال: لمحمد وأصحابه. فقالت: والله ما أرى يقوم لمحمد وأصحابه شيء. قال: والله إني لأرجو أن أُخدمك بعضهم. ثم قال: [من الرجز] إن يُقْبلوا اليوم فما لي عِلَّهْ … هَذَا سِلَاحٌ كَامِلٌ وألَّهْ وذو غِرَارَينِ سريعُ السَّلَّهْ قال: ثم شهد الخَنْدَمَة (١) مع صفوان، وعِكْرِمَة، وسهيل، فلما لقيهم المسلمون من أصحاب خالد، ناوشوهم شيئًا من قتال، فقتل كرز بن جابر، أحد بني محارب بن فهر، وخنيس بن خالد بن ربيعة بن أصرم، حليف بني منقذ، وكانا في جيش خالد، فشذا عنه، فسلكا غير طريقه، فقتلا جميعًا، وكان قبل كرز قتل خنيس. قالا: وقتل من خيل خالد أيضًا سلمة بن الميلاء الجهنيُّ، وأصيب من المشركين قريب من اثني عشر أو ثلاثة عشر، ثم انهزموا، فخرج حماس منهزمًا حتى دخل بيته، ثم قال لامرأته: أغلقي عليَّ بابي. قالت: فأين ما كنت تقول؟ فقال: [من الرجز] إنّك لو شَهِدْتِ يوم الخَنْدَمَه … إذ فرَّ صَفْوانُ وفَرَّ عِكْرِمَهْ وأبو يزيدَ قائمٌ كالموتَمة (٢) … واستقبلتهم بالسيوف المسلمهْ يقطعن كلَّ ساعد وجُمجمة … ضربًا فلا يسمع إلا غمغمهْ لهم نَهيت خلفنا وهمهمة … لم تنطقي في اللوم أدنى كلِمهْ قال ابن هشام (٣) : وتُروى هذه الأبيات للرّعَّاش الهُذليِّ. قال: وكان شعار المهاجرين يوم الفتح وحنين والطائف: يا بني عبد الرحمن. وشعار الخزرج: يا بني عبد الله. وشعار الأوس: يا بني عبيد الله. وقال الطبرانيُّ (٤) : ثنا عليُّ بن سعيد الرازيُّ، ثنا أبو حسان الزِّياديُّ، ثنا شعيب بن صفوان، عن عطاء بن السائب، عن طاوس، عن ابن عباس، عن رسول الله ﷺ قال: "إن الله حرَّم هذا البلد يوم خلق السموات والأرض وصاغه يوم صاغ الشمس والقمر، وما حِياله من السماء حرام، وإنه لا يحلُّ لأحد قبلي، وإنما حلَّ لي ساعة من نهار، ثم عاد كما كان" . فقيل له: هذا خالد بن الوليد يقتل. فقال: "قم يا فلان فأْت خالد بن الوليد، فقل له فليرفع يديه من القتل" . فأتاه الرجل فقال: إن النبيَّ ﷺ
(١) الخندمة: جبل بمكَّة. انظر "مراصد الاطلاع" (١/ ٤٨٤). (٢) قال الخشني: الموتمة: هي التي قتل زوجها فبقي لها أيتام. "شرح غريب السيرة" (٣/ ٧٨). (٣) انظر "السيرة النبوية" (٢/ ٤٠٩). (٤) رواه الطبراني في "الكبير" (١١٠٠٣) وفي "الأوسط" رقم (٣٨٧٨) وفي "سنده" شعيب بن صفوان الثقفي وهو ضعيف عند التفرد، وفيه عطاء بن السائب وقد اختلط، ورواية شعيب بن صفوان عنه بعد الاختلاط.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies