Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

À propos de ces deux personnes, elle s’exclama : « Ô Messager de Dieu, c’est ton cousin paternel, ton cousin maternel et ton gendre. » Il répondit :

« Je n’ai que faire d’eux ; quant à mon cousin paternel, il a porté atteinte à mon honneur(1) ; et quant à mon cousin maternel, c’est lui qui m’a tenu à La Mecque les propos qu’il m’a tenus(2). »

Il raconta : « Lorsque la nouvelle leur parvint, alors qu’Abû Sufyân était accompagné de son jeune fils, il s’écria : “Par Dieu, il me donnera la permission ou je prendrai la main de mon fils pour errer sur la terre jusqu’à ce que nous mourions de soif et de faim.” Lorsque le Prophète ﷺ en fut informé, il éprouva de la compassion pour eux, puis les autorisa à entrer. Ils se présentèrent donc à lui et embrassèrent l’islam. Abû Sufyân récita alors des vers exprimant sa conversion et s’excusa de ce qu’il avait commis :

[mètre at-ṭawîl]

« Par ta vie ! Le jour où je porte une bannière
Pour que la cavalerie de al-Lāt l’emporte sur la cavalerie de Muḥammad,
Je suis tel le voyageur nocturne errant à qui la nuit paraît d’autant plus sombre.
C’est à présent le moment où je me tourne vers la voie droite et me laisse guider.
Un guide autre que moi m’a conduit, et j’ai obtenu de Dieu
Ce que j’avais rejeté auparavant de toutes mes forces.
Je m’efforçais de me détourner de Muḥammad,
Mais on m’interpellait, même si je ne revendiquais aucune parenté avec Muḥammad.
Ils sont ce qu’ils sont : quiconque ne suit pas leurs passions
Se voit blâmé et discrédité, quand bien même ses vues seraient fondées.
J’ai voulu leur complaire, sans pourtant m’allier pleinement à eux,
Tant que je n’étais pas éclairé en toute situation.
Dis à Thaqîf que je n’ai pas l’intention de la combattre ;
Dis-leur aussi que cela ne me concerne pas ou bien qu’il s’agit de mon ennemi.
Car je ne me trouvais pas dans l’armée qui a touché ‘Āmir,
Et rien ne fut causé par ma langue ni par ma main.
Des tribus venues de terres lointaines sont arrivées,
Des exilés venant de Sihām et de Sardud. »

Ibn Isḥāq(3) ajouta : « Ils prétendent qu’après qu’il (Abû Sufyân) eût récité au Messager de Dieu ﷺ :

… “et j’ai obtenu de Dieu ce que j’avais rejeté auparavant de toutes mes forces”

le Prophète ﷺ frappa sa main contre sa poitrine en disant : “C’est toi qui m’as rejeté partout !” »

—

[Paragraphe suivant]

Lorsque le Messager de Dieu ﷺ atteignit Marr al-Ẓahrân(4), il y établit son camp. Comme le rapporte al-Bukhârî d’après Yaḥyâ ibn Bukayr, il y fit halte

(1) Parce qu'il nuisait au Messager de Dieu ﷺ et l'insultait. (2) C'est lui qui lui dit ﷺ : « Par Dieu, je ne croirai en toi que si tu fais un escalier vers le ciel par lequel tu montes pendant que je regarde, puis que tu reviens avec un sceau et quatre des anges attestant que Dieu t'a envoyé. » Ceci est rapporté par al-Sūḥaylī dans « al-Rawḍ al-ʾAnf » (7/89), édité par le professeur ʿAbd al-Rahman al-Wakīl. (3) Voir « La Sîra » d'Ibn Hichām (2/401). (4) Al-Ẓuhran est un lieu situé sur une route de La Mecque. Voir « Marāṣid al-Iṭṭilāʿ » (3/1257).
فيهما، فقالت: يا رسول الله، ابنُ عمِّك، وابن عمِّتك وصهرك. قال: "لا حاجة لي بهما؛ أمَّا ابن عَمِّي فهتك عِرْضي (١) ، وأمَّا ابن عَمَّتي فهو الذي قال لي بمكَّة ما قال (٢) . قال: فلمَّا خرج إليهما الخبر بذلك ومع أبي سفيان بُنيٌّ له، فقال: والله ليأذننَّ لي أو لآخذنَّ بيد بنيَّ هذا، ثم لنذهبنَّ في الأرض حتى نموت عطشًا وجوعًا. فلمَّا بلغ ذلك النبيَّ ﷺ رقَّ لهما، ثم أذن لهما فدخلا عليه فأسلما، وأنشد أبو سفيان قوله في إسلامه، واعتذر إليه ممَّا كان مضى منه: [من الطويل] لَعَمْرُكَ إني يومَ أحملُ رايةً … لِتَغْلِبَ خيل اللَّاتِ خيلِ محمدِ لكَالُمْدلج الحَيْرَان أظلم لَيْلُهُ … فهذا أَوَاني حين أُهدى وأَهْتَدي هَدَاني هادٍ غير نفسي ونالني … مع الله من طَرَّدْتُ كل مطرَّدِ أَصُدُّ وأنأى جاهدًا عن محمدٍ … وأُدعى وإنْ لم أنتسب من محمِد هُمُ ما هُمُ من لم يَقُلْ بِهواهُمُ … وإن كان ذَا رأى يُلَمْ ويفنَّدِ أُريد لأُرضيهم ولَسْتُ بلائطٍ … مع القوم ما لم أُهد في كل مقعدِ فقُلْ لثقيف لا أُريد قِتَالَهَا … وقُل لثقيفٍ تلك غيريَ أَو عدي فما كُنْتُ في الجيش الذي نال عَامرًا … وما كان عن جَرَّا لساني ولا يدي قبائلُ جاءَت من بلادٍ بعيدةٍ … نزائعُ جاءت مِنْ سهامٍ وسَرْدُدِ قال ابن إسحاق (٣) : فزعموا أنَّه حين أنشد رسول الله ﷺ : ................. ونالني … مع الله من طرَّدت كل مُطَرَّد ضرب رسول الله ﷺ بيده في صدره وقال: "أنت طَرَّدتني كُلَّ مُطَرَّد! ". * * * [فصل] ولمَّا انتهى رسول الله ﷺ إلى مرِّ الظَّهران (٤) ، نزل فيه فأقام؛ كما روى البخاريُّ عن يحيى بن بكير،
(١) لأنه كان يؤذي رسول الله ﷺ ويهجوه. (٢) فهو الذي قال له ﷺ : والله لا آمنت بك حتى تتخذ سُلَّمًا إلى السماء فتعرج فيه وأنا أنظر، ثم تأتي بصك وأربعة من الملائكة يشهدون أن الله قد أرسلك. قاله السُّهيلي في "الروض الأنف" (٧/ ٨٩) بتحقيق الأستاذ عبد الرحمن الوكيل. (٣) انظر "السيرة النبوية" لابن هشام (٢/ ٤٠١). (٤) مرّ الظَّهران: موضع على مرحلة من مكة. انظر "مراصد الاطلاع" (٣/ ١٢٥٧).

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies