À l’une de ses épouses, il donna une once de ce musc, et il donna le reste à Umm Salama, et lui offrit la tenue. Et Dieu sait mieux.
La campagne du Grand Conquête (1)
Elle eut lieu en Ramadan de la huitième année. Dieu, Exalté soit-Il, l’a mentionnée dans le Coran à plusieurs endroits. Il a dit : « L’un d’entre vous n’est pas égal à celui qui a dépensé (ses biens) avant la victoire et a combattu ; ceux-là ont un rang plus élevé que ceux qui ont dépensé (leurs biens) après et combattu. À tous, cependant, Dieu a promis la plus belle récompense » (Al-Hadîd, 10).
Il a également dit : « Quand vient le secours de Dieu ainsi que la Victoire (1), et que tu vois les gens entrer en foule dans la religion de Dieu (2), alors exalte la louange de ton Seigneur et implore Son pardon, car Il est Grand Accueillant au repentir » (An-Nasr, 1-3).
La cause de cette conquête, après la trêve d’al-Hudaybiya, fut celle que mentionna Mohammad ibn Ishaq, qui la tenait d’az-Zouhrî, d’après ‘Ourwa ibn az-Zoubeir, d’après Al-Miswar ibn Makhrama, et Marwân ibn al-Hakam. Ceux-ci la racontèrent ensemble en disant : il fut convenu, au moment de la conciliation d’al-Hudaybiya, que quiconque le souhaitait pouvait entrer dans l’alliance et le pacte de Mohammad, et que quiconque le souhaitait pouvait entrer dans l’alliance et le pacte de Quraych. La tribu de Khouzâ‘a se déclara alors en faveur du pacte de Mohammad, tandis que la tribu de Banû Bakr choisit le pacte de Quraych.
Ils demeurèrent ainsi dans la trêve durant environ sept ou huit mois. Puis les Banû Bakr attaquèrent Khouzâ‘a de nuit, près d’un point d’eau appelé al-Watîr, non loin de La Mecque. Les Quraych dirent : « Mohammad ne le saura pas, il fait nuit et personne ne nous verra. » Ils assistèrent donc Banû Bakr avec des chevaux et des armes, et combattirent à leurs côtés, en raison de leur rancune envers le Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue). Lorsque survint ce qui advint à Khouzâ‘a et Banû Bakr à al-Watîr, ‘Amr ibn Sâlim partit alors auprès du Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) pour l’informer. Il avait composé à ce sujet des vers de poésie et, en arrivant auprès du Prophète (que Dieu le bénisse et le salue), il les récita :
[Poésie en rajaz]
Ô Dieu, je réclame l’assistance de Mohammad… par l’alliance de son père et notre antique ascendance.
Vous fûtes (pour nous) comme un fils et nous fûmes pour vous comme un parent… puis nous nous sommes convertis, sans jamais nous rétracter.
Viens donc à notre secours, Ô Messager de Dieu, d’un secours sincère… et invoque les serviteurs de Dieu pour qu’ils viennent en renfort.
Parmi eux se trouve le Messager de Dieu qui s’est dépouillé (pour combattre)… si l’on cherchait à l’humilier, son visage se rembrunirait (de colère).