Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

J’ai dit : Dans les vers de certains poètes, on trouve une indication suggérant qu’il (Kisrâ) fut tué pendant un mois sacré. C’est ce que dénote le vers de l’un d’entre eux :

« Ils ont tué Kisrâ de nuit, en pleine sacralité,
puis il s’en est allé sans même recevoir de linceul. »

Quant au poète arabe qui a dit :

« Et Kisrâ, quand ses fils se le partagèrent
à coups d’épées, comme on découpe la chair,
la mort lui avait réservé un jour qui arriva,
car chaque être portant la vie finit par son terme. »

Al-Hâfiẓ al-Bayhaqî (1) rapporte, d’après Ḥammâd ibn Salama, lui-même d’après Ḥumayd, d’après al-Ḥasan, d’après Abû Bakra, qu’un homme de Perse vint trouver le Messager de Dieu (ﷺ). Le Prophète (ﷺ) déclara : « Mon Seigneur a tué cette nuit ton seigneur. » On l’informa ensuite – c’est-à-dire le Prophète (ﷺ) – que la fille de Kisrâ venait d’être désignée comme successeur. Il dit alors : « Un peuple gouverné par une femme ne prospérera jamais. »

Al-Bayhaqî (2) relate également, dans le ḥadîth de Dihya ibn Khalîfa, que lorsque celui-ci revint de chez César, il trouva auprès du Messager de Dieu (ﷺ) les envoyés du gouverneur de Kisrâ. En effet, Kisrâ avait ordonné à ce gouverneur de menacer le responsable de Ṣan‘â’ en disant : « Ne vas-tu pas me débarrasser de l’homme qui, sur ton territoire, prétend m’appeler à sa religion ? Exécute-le ou je sévirai contre toi. » Le gouverneur envoya donc des messagers au Prophète (ﷺ), qui leur dit : « Informez-le que mon Seigneur a tué son seigneur cette nuit. » Et les faits furent bien trouvés tels que le Prophète (ﷺ) l’avait annoncé. Al-Bayhaqî (3) rapporte aussi, par la voie de Dâwûd ibn Abî Hind, d’après ‘Âmir ash-Sha‘bî, un récit de même sens.

Puis Al-Bayhaqî (4) transmet, par la chaîne d’Abû Bakr ibn ‘Ayyâsh, lui-même d’après Dâwûd ibn Abî Hind, d’après son père, d’après Abû Hurayra, que Sa‘d se présenta un jour au Messager de Dieu (ﷺ). Le Prophète (ﷺ) lui déclara : « Ta mine laisse présager une nouvelle, ô Sa‘d. » Il répondit : « Ô Messager de Dieu, Kisrâ est mort. » Le Prophète (ﷺ) dit alors : « Qu’Allâh maudisse Kisrâ ! Les premiers à périr seront les Perses, puis les Arabes ! »

J’ai dit : Il semble que, lorsque le Messager de Dieu (ﷺ) apprit la mort de Kisrâ par l’intermédiaire de ces deux émissaires – dépêchés par le gouverneur du Yémen, Bâdhâm –, et que la nouvelle fut confirmée, cette information se diffusa dans tout le pays. Sa‘d ibn Abî Waqqâṣ fut le premier à l’entendre et vint aussitôt savoir le Prophète (ﷺ) pour l’en informer, conformément à ce que le Prophète (ﷺ) avait déjà annoncé. C’est ainsi que le rapporte Al-Bayhaqî – qu'Allah lui fasse miséricorde –.

Al-Bayhaqî (5) rapporte encore, de plusieurs voies, d’après az-Zuhrî, qui tient d’Abû Salama ibn ‘Abd ar-Raḥmân, que, selon ce qui lui était parvenu, Kisrâ, alors qu’il se trouvait dans le manoir (daskara) de sa royauté, reçut – ou se vit imposer – un appel l’invitant à la vérité. Et Kisrâ ne fut surpris que

(1) Voir "Dalāʾil al-Nubuwwa" (4/390). (2) Voir "Dalāʾil al-Nubuwwa" (4/390-391). (3) Il est mentionné dans "Dalāʾil al-Nubuwwa" (4/391). (4) Dans "Dalāʾil al-Nubuwwa" (4/391). (5) Dans "Dalāʾil al-Nubuwwa" (4/391).
قلت: وفي شعر بعضهم ما يُرشد أن قتله كان في شهرٍ حَرامٍ، وهو قول بعض الشعراء: [الرمل] قَتَلوا كسرى بليلٍ مُحْرِمًا … فتولَّى لم يُمَتَّع بكَفَنْ وقال بعض شعراء العرب: [من الوافر] وكِسْرى إذ تقاسمه بنُوهُ … بأسيافٍ كما اقتُسِمَ اللِّحامُ تمخضت المنُونُ له بيومٍ … أتى ولكلِّ حاملةٍ تَمَامُ وروى الحافظ البيهقي (١) من حديث حَمَّاد بن سَلَمَة، عن حُمَيد، عن الحسن، عن أبي بكرة، أن رجلًا من أهل فارس أتى رسول الله ﷺ ، فقال رسول الله ﷺ : "إنّ رَبّي قد قتل الليلة ربَّك" . قال: وقيل له - يعني النبيَّ ﷺ : إنه قد استخلف ابنته. فقال: "لا يُفْلِحُ قومٌ تَمْلِكُهُمُ امْرَأَةٌ" . قال البيهقيُّ (٢) : وروي في حديث دحية بن خليفة، أنه لما رجع من عند قيصر وجد عند رسول الله ﷺ رسل عامل كسرى، وذلك أن كسرى بعث يتوعَّد صاحب صنعاء، ويقول له: ألا تكفيني أمر رجل قد ظهر بأرضك يدعوني إلى دينه؟ لتكفينَّه أو لأفعلنَّ بك. فبعث إليه، فقال لرسله: "أخبروه أن ربي قد قتل ربَّه الليلة" . فوجدوه كما قال. قال (٣) : وروى داود بن أبي هند، عن عامر الشعبيِّ نحو هذا. ثم روى البيهقيُّ (٤) من طريق أبي بكر بن عيَّاش، عن داود بن أبي هند، عن أبيه، عن أبي هريرة قال: أقبل سعد إلى رسول الله ﷺ فقال: "إن في وجه سعد خبرًا" . فقال: يا رسول الله، هلك كسرى. فقال: "لعن الله كسرى، أول الناس هلاكًا فارس ثم العرب" . قلت: الظّاهر أنه لما أَخبر رسول الله ﷺ بهلاك كسرى لذينك الرجلين - يعني الأميرين اللذين قدما من نائب اليمن باذام - فلما جاء الخبر بوفق ما أخبر به، (رحمهم الله) ، وشاع في البلاد، وكان سعد بن أبي وقاص أول من سمع، جاء إلى رسول الله ﷺ فأخبره بوفق إخباره، (عليه السلام) ، وهكذا بنحو هذا التقدير. ذكره البيهقي، (رحمه الله) . ثم روى البيهقيُّ (٥) من غير وجه، عن الزُّهريِّ، أخبرني أبو سلمة بن عبد الرحمن، أنه بلغه أن كسرى بينما هو في دسكرة ملكه بُعث له - أو قيض له - عارض يعرض عليه الحقَّ، فلم يفجأ كسرى إلا
(١) انظر "دلائل النبوة" (٤/ ٣٩٠). (٢) انظر "دلائل النبوة" (٤/ ٣٩٠ - ٣٩١). (٣) يعني في "دلائل النبوة" (٤/ ٣٩١). (٤) في "دلائل النبوة" (٤/ ٣٩١). (٥) في "دلائل النبوة" (٤/ ٣٩١).

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