Ô Messager d’Allah ! Il nous arrive parfois de rapporter certaines choses qui se révèlent vraies. Le Prophète (ﷺ) répondit : « C’est la parole de vérité, que le djinn surprend (au Ciel) et qu’il transmet ensuite en gargouillant à l’oreille de son allié, comme le caquètement d’une poule. Ils y mêlent ensuite [plus de] cent mensonges. » (1) Tel est le texte rapporté par Al-Bukhârî.
Al-Bukhârî a également rapporté (2) : « Al-Humaydî nous a narré, Sufyân nous a narré, ‘Amr nous a narré, qui a dit : “J’ai entendu ‘Ikrima dire : ‘J’ai entendu Abû Hurayra dire : ‘Le Prophète d’Allah (ﷺ) a dit : “Lorsque Allah décrète un ordre dans le Ciel, les anges battent des ailes en signe d’humilité devant Sa Parole, comme le bruit d’une chaîne sur un roc lisse, jusqu’à ce que la crainte se retire de leurs cœurs. Alors ils disent : ‘Qu’a dit votre Seigneur ?’ Ils répondent : ‘Il a dit la Vérité, car Il est le Très-Haut, le Très-Grand.’ Alors celui qui guette subrepticement l’écoute, et ces voleurs de l’oreille se superposent les uns sur les autres.” Sufyân décrivit cela de sa main, en la tournant et en écartant ses doigts. ‘L’un d’eux capte la parole et la transmet aussitôt à celui qui est au-dessous de lui, puis celui-ci à un autre, et ainsi de suite, jusqu’à ce qu’elle parvienne à la langue du sorcier ou du devin. Peut-être le météore le frappera-t-il avant qu’il ne la communique, ou peut-être la communiquera-t-il avant d’être touché. Ils y mêlent alors cent mensonges. Et l’on dit : ‘Ne nous a-t-il pas annoncé tel jour telle chose ?’ On le croit donc à cause de cette seule parole entendue du Ciel.”’”’ Rapporté uniquement par Al-Bukhârî.
Muslim (3) rapporte, selon la chaîne de transmission de Az-Zuhrî, d’après ‘Alî ibn Al-Husayn Zayn al-‘Âbidîn, d’après Ibn ‘Abbâs, d’après des hommes parmi les Anṣâr, une version semblable.
Allah — Exalté soit-Il — a dit : « Et quiconque s’aveugle sur le Rappel du Tout Miséricordieux, Nous lui assignons un diable qui devient son compagnon (26). Et vraiment, ceux-ci les détournent du Chemin, tandis qu’ils s’imaginent être bien guidés (37). Puis, lorsque (ce pécheur) vient à Nous, il dit : “Hélas ! Que ne se trouve entre moi et toi la distance des deux Levants ! Quel mauvais compagnon !” » (Az-Zukhruf 36-38).
Allah — Exalté soit-Il — a aussi dit : « Et Nous leur avons attribué des compagnons qui leur ont enjolivé ce qui est devant eux et ce qui est derrière eux… » (Fussilat 25), et ainsi de suite.
Allah dit également : « Son compagnon dira : “Seigneur ! Je ne l’ai pas poussé à se révolter ; il était déjà dans un égarement profond.” (27) [Allah] dira : “Ne discutez pas en Ma présence ! Je vous ai déjà menacés (28). Nulle modification possible à Ma Parole ; et Je ne suis en rien injuste envers les serviteurs.” » (Qâf 27-29).
Il dit aussi : « C’est ainsi que Nous avons désigné, à chaque Prophète, des ennemis : des diables d’entre les hommes et les djinns, qui se soufflent mutuellement de beaux discours trompeurs. Si Ton Seigneur l’avait voulu, ils ne l’auraient pas fait ; laisse-les donc avec les mensonges qu’ils inventent. (112) Et afin que les cœurs de ceux qui ne croient pas en l’Au-delà se penchent vers ces paroles, qu’ils les approuvent, et qu’ils fassent ce qu’ils font. » (Al-An‘âm 112-113).
Nous avons déjà rapporté, à propos des Anges, ce qu’ont transmis Aḥmad et Muslim (4) : selon la chaîne Mansour, d’après Sâlim ibn Abî al-Ja‘d, d’après son père — Râfi‘ —, d’après Ibn Mas‘ûd, qui a dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Il n’y a personne parmi vous à qui ne soit attribué un compagnon parmi les djinns et un autre parmi les anges.” Ils dirent : ‘Même toi, ô Messager d’Allah ?’ Il répondit : ‘Même moi, mais Allah m’a accordé Son aide contre lui ; dès lors, il ne m’ordonne que le bien.’ »
L’imam Aḥmad rapporte : « ‘Uthmân ibn Abî Shayba nous raconta, Jarîr nous raconta, d’après Qâbûs, d’après son père — Ḥuṣayn ibn Jundub, connu sous le nom d’Abû Ẓabyân al-Janbî —, d’après Ibn ‘Abbâs, qui a dit : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Il n’est personne parmi vous…” »