Jusqu’à ce que les rangs s’ouvrent et que Jaʿfar… là où s’entrecroisait l’épaisseur des lignes, fût renversé.
Alors la lune brillante se troubla de son absence, et le soleil s’éclipsa, sur le point de s’éteindre.
C’était un noble, édifié au sein de la descendance de Hâshim, d’une lignée haute et d’une dignité incomparable.
Un peuple par lequel Dieu a préservé Ses serviteurs, et sur lequel est descendu le Livre révélé.
Ils ont surpassé tous les peuples par leur honneur et leur noblesse, et leur indulgence a enveloppé quiconque les ignorait.
Ils ne laissent pas leur munificence dériver vers la bassesse, et l’on voit que leur porte-parole tranche avec équité.
Leurs visages sont rayonnants, et l’intérieur de leurs paumes se montre généreux lorsque les vergers desséchés en appellent au secours.
Par leur voie, Dieu agréa la création, et grâce à leurs efforts, le Prophète envoyé reçut la victoire.
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Au nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.
Le Livre (missive) que l’Envoyé de Dieu (que la prière et la paix soient sur lui) adressa aux rois des contrées, et qu’il leur fit porter, les invitant à Dieu – qu’Il soit exalté – et à embrasser l’islam.
(1) Al-Wâqidî (2) rapporte que cela eut lieu à la fin de la sixième année (de l’hégire) au mois de Dhû al-Ḥijja, après la ʿUmra de l’Hudaybiya.
Al-Bayhaqî (3) mentionne ce passage à cet endroit, après la bataille de Mu’ta, et Dieu sait mieux. Il n’y a aucun désaccord entre eux pour dire que le début de cette initiative fut avant la conquête de La Mecque et après la Hudaybiya.
Ceci est confirmé par la parole d’Abû Sufyân à Héraqlios, lorsqu’il l’interrogea : « Trahit-il ? » Il répondit : « Non, et nous sommes avec lui dans une trêve dont nous ignorons ce qu’il en fera. »
Dans une version rapportée par al-Bukhârî (4) : « Cela se produisit durant la période de trêve (5) qu’Abû Sufyân avait conclue avec le Messager de Dieu. »