Il est ainsi préservé, pouvant être uniquement concerné par cela, ou bien il s’agit d’un ordre indiquant de pousser le deuil à l’extrême pendant ces trois jours, comme cela a été exposé plus haut. Et Dieu sait mieux. J’ai dit :
Asma bint ‘Umays hérita son époux par un poème où elle disait :
[mètre al-ṭawīl]
« Fâlaytu lâ tanfakku nafsî ḥazînata… ‘alayka walâ yanfakku jildî aghbarâ
Falillâhi ‘ayna man ra’â mithlahu fatâ… akarra wa aḥmâ fî al-hiyâji wa aṣbarâ »
Puis, sitôt que fut achevé son délai de viduité, Abû Bakr al-Ṣiddîq (qu’Allah l’agrée) la demanda en mariage. Il l’épousa et offrit un banquet, auquel les gens affluèrent, parmi eux ‘Alî ibn Abî Tâlib. Lorsque tous prirent congé, ‘Alî demanda à Abû Bakr (qu’Allah l’agrée) la permission de parler à Asma derrière un rideau. Il le lui permit. Dès qu’il s’approcha du voile, il perçut le parfum qu’elle portait. Alors ‘Alî lui dit, sur le ton de la plaisanterie :
« Qui a récité dans son poème :
[mètre al-ṭawîl]
Fâlaytu lâ tanfakku nafsî ḥazînata… ‘alayka walâ yanfakku jildî aghbarâ ? »
Elle répondit :
« Laisse-nous, ô Abû al-Ḥasan, car tu es un homme porté à la plaisanterie. »
Plus tard, elle mit au monde pour Abû Bakr un fils, Muhammad ibn Abî Bakr, qu’elle enfanta à al-Shajara, entre La Mecque et Médine, pendant que le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) se rendait au Pèlerinage d’Adieu. Il lui ordonna alors de faire le grand lavage rituel (ghusl) et d’entrer en iḥrâm, comme on le verra en son lieu. Ensuite, lorsque Abû Bakr (qu’Allah l’agrée) mourut, Asma épousa ‘Alî ibn Abî Tâlib, et elle lui donna plusieurs enfants. Qu’Allah les agrée tous ainsi que leurs descendants.
[Chapitre]
Ibn Isḥâq (1) a dit : « Muhammad ibn Ja‘far ibn al-Zubayr m’a rapporté, de la part de ‘Urwa ibn al-Zubayr, qui a dit :
“Lorsqu’ils furent sur le point d’arriver à Médine, le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) sortit à leur rencontre avec les musulmans. Les enfants couraient vers eux, et le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) avançait auprès de la troupe sur sa monture. Il dit :
‘Prenez les enfants et portez-les, et amenez-moi le fils de Ja‘far.’
On lui apporta ‘Abd Allâh ibn Ja‘far, et il le fit asseoir devant lui. Les gens se mirent à jeter de la poussière sur l’armée en leur criant : ‘Ô vous, les fuyards, vous avez fui au service de Dieu ! ’ Le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) déclara :
‘Non, ils ne fuient pas ; ils ne font que revenir à la charge, s’il plaît à Dieu.’ ”
Ce hadith est transmis en mursal.
L’Imâm Aḥmad (2) a dit : « Abû Mu‘âwiya nous a rapporté, d’après ‘Âṣim, d’après Murrîq al-‘Ijliyy, d’après ‘Abd Allâh ibn Ja‘far, que :
‘Chaque fois que le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) revenait d’un voyage, les enfants de sa famille allaient à sa rencontre. Un jour, alors qu’il rentrait de voyage, je m’étais avancé avant tous vers lui.’ »