Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

«Dieu a vérifié pour Son Messager la vision en toute vérité : “Vous entrerez assurément dans la Mosquée sacrée, si Dieu le veut, en toute sécurité, vous rasant la tête ou vous coupant les cheveux, sans éprouver de crainte.” Il savait ce que vous ne saviez pas et Il vous accorda, avant cela, une victoire proche.» (Al-Fath, 27) – c’est-à-dire Khaïbar.

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[Passage]
Al-Bayhaqî (1) mentionne ici l’expédition (sariyya) d’Ibn Abî l-‘Awja’ as-Sulamî contre Banû Sulaym. Il rapporte ensuite, avec sa chaîne de transmission, d’après al-Wâqidî (2) : «M’affirma Mohammed ibn ‘Abd Allâh ibn Muslim, d’après az-Zuhrî, que lorsque l’Envoyé de Dieu (ﷺ) revint de la ‘umra de la compensation (‘umrat al-qaḍâ’), il rentra à la fin de Dhû l-Ḥijja de la septième année. Il dépêcha alors Ibn Abî l-‘Awja’ as-Sulamî à la tête de cinquante hommes. Ils partirent en direction de Banû Sulaym, mais un éclaireur ennemi, infiltré parmi eux, rejoignit sa tribu aussitôt qu’ils quittèrent Médine, les avertit et les informa de l’arrivée de la troupe. La tribu réunit alors une grande armée. Ainsi, lorsque Ibn Abî l-‘Awja’ et ses compagnons les rencontrèrent, ceux-ci étaient prêts. Les Compagnons du Prophète (ﷺ), en voyant leur nombre, les appelèrent à l’Islam, mais ils leur décochèrent des flèches et refusèrent toute invitation, déclarant qu’ils n’avaient aucun besoin de ce à quoi on les conviait.

Ils leur lancèrent une volée de traits qui fut rapidement renforcée par de nouvelles recrues, de sorte qu’ils encerclèrent les musulmans de tous côtés. Les Compagnons combattirent avec acharnement, jusqu’à ce que la plupart d’entre eux fussent tués. Ibn Abî l-‘Awja’ fut grièvement blessé, mais il parvint à regagner Médine en se soutenant tant bien que mal, accompagné des survivants, et ce, au tout début de Ṣafar de la huitième année.»

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[Passage]
Al-Wâqidî (3) dit : «Au mois de Muḥarram de cette même année – c’est-à-dire la septième – l’Envoyé de Dieu (ﷺ) rendit sa fille Zaynab à son époux Abû l-‘Âṣ ibn ar-Rabî‘, et nous avons déjà exposé plus haut ce sujet.

Durant cette année, Ḥâṭib ibn Abî Balta‘a revint de chez al-Muqawqis, accompagné de Mâriya et de Sîrîn, qui s’étaient converties à l’Islam durant le voyage, ainsi que d’un serviteur eunuque.

Al-Wâqidî (4) précise également : «Au cours de cette année, l’Envoyé de Dieu (ﷺ) fit construire sa chaire, composée de deux marches et d’un siège.» Il ajoute : «La version la plus sûre, selon nous, est que sa construction remonte à la huitième année.»

(1) Voir « Dalāʾil an-Nubuwwa » (vol. 4, p. 341). (2) Voir « al-Maghāzī » (vol. 2, p. 741). (3) Voir « Tārīkh al-Ṭabarī » (vol. 3, p. 21). (4) Voir « Tārīkh al-Ṭabarī » (vol. 3, p. 22).
﴿اللَّهُ رَسُولَهُ الرُّؤْيَا بِالْحَقِّ لَتَدْخُلُنَّ الْمَسْجِدَ الْحَرَامَ إِنْ شَاءَ اللَّهُ آمِنِينَ مُحَلِّقِينَ رُءُوسَكُمْ وَمُقَصِّرِينَ لَا تَخَافُونَ فَعَلِمَ مَا لَمْ تَعْلَمُوا فَجَعَلَ مِنْ دُونِ ذَلِكَ فَتْحًا قَرِيبًا﴾ [الفتح: ٢٧] يعني خَيبر. * * * [فصل] ذكر البيهقيُّ (١) هاهنا سريَّة ابن أبي العَوجَاء السُّلميِّ إلى بني سُليم، ثم ساق بسنده عن الواقديِّ (٢) : حدَّثني محمد بن عبد الله بن مسلم، عن الزُّهريِّ قال: لمَّا رجع رسول الله ﷺ من عمرة القضيَّة، رجع في ذي الحجَّة من سنة سبع، فبعث ابن أبي العوجاء السُّلميَّ في خمسين رجلًا، فخرج [إلى بني سُليم، وكان عين بني سليم معه، فلما فصل من المدينة، خرج] العين إلى قومه، فحذَّرهم وأخبرهم، فجمعوا جمعًا كثيرًا، وجاءهم ابن أبي العوجاء والقوم معدُّون، فلمَّا أن رآهم أصحاب رسول الله ﷺ ورأوا جمعهم، دعوهم إلى الإسلام، فرشقوهم بالنَّبل ولم يسمعوا قولهم، وقالوا: لا حاجة لنا إلى ما دعوتم إليه، فرموهم ساعة، وجعلت الأمداد تأتي، حتى أحدقوا بهم من كلِّ جانب، فقاتل القوم قتالًا شديدًا، حتى قتل عامَّتهم، وأُصيب ابن أبي العوجاء بجراحات كثيرة، فتحامل حتى رجع إلى المدينة بمن بقي معه من أصحابه في أول يوم من صفر سنة ثمان. * * * [فصل] قال الواقديُّ (٣) : في المحرَّم من هذه السنة - يعني سنة سبع - ردَّ رسول الله ﷺ ابنته زينب على زوجها أبي العاص بن الربيع، وقد قدَّمنا الكلام على ذلك. وفيها قدم حاطب بن أبي بلتعة من عند المقوقس ومعه مارية وسيرين، وقد أسلمتا في الطريق، وغلام خصيٌّ. قال الواقديُّ (٤) : وفيها اتَّخذ رسول الله ﷺ منبره درجتين ومقعده. قال: والثَّبَتُ عندنا أنَّه عُمل في سنة ثمان.
(١) انظر "دلائل النبوة" (٤/ ٣٤١). (٢) انظر "المغازي" (٢/ ٧٤١). (٣) انظر "تاريخ الطبري" (٣/ ٢١). (٤) انظر "تاريخ الطبري" (٣/ ٢٢).

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