Ils (les femmes et les enfants) se trouvaient là, et j’arrivai auprès du Messager de Dieu (ﷺ) à Sarif, où il consomma son mariage avec elle. Puis il voyagea de nuit, reprit la route et avança jusqu’à ce qu’il parvienne (1) à Médine.
Dieu décréta ensuite que Maymouna mourrait à Sarif quelque temps plus tard, si bien qu’elle rendit l’âme là même où le Messager de Dieu (ﷺ) avait consommé son mariage avec elle.
Puis l’auteur mentionna l’histoire de la fille de Hamza, jusqu’à ce qu’il dise : « Dieu – Gloire à Lui – fit descendre, lors de cette ‘umra : “Le mois sacré pour le mois sacré, et la loi du talion s’applique aux choses sacrées” (Al-Baqara, 2 : 194). » Ainsi, le Messager de Dieu (ﷺ) accomplit la ‘umra pendant le mois sacré au cours duquel il avait été empêché.
Ibn Luhay‘a a rapporté, d’après Abou al-Aswad, d’après ‘Urwa ibn al-Zubayr, un récit qui ressemble à celui-ci. Il existe de nombreux témoignages (shawâhid) de divers hadiths à ce sujet. Dans le “Sahîh Al-Bukhârî” (2), par la voie de Fulyah ibn Sulaymân, d’après Nâfi‘, d’après Ibn ‘Umar, on rapporte que le Messager de Dieu (ﷺ) partit pour accomplir une ‘umra. Or, les mécréants de Quraych l’empêchèrent de se rendre à la Maison (sacrée), si bien qu’il sacrifia ses bêtes et se rasa la tête à al-Hudaybiyya. Il conclut alors un traité avec eux stipulant qu’il revînt l’année suivante pour accomplir la ‘umra, qu’il ne porte pas d’autre arme que l’épée et qu’il ne demeure à La Mecque que le temps qu’ils toléreraient. L’année suivante, il effectua donc sa ‘umra, entrant dans la ville comme il en avait convenu avec eux. Une fois qu’il y resta trois jours, ils lui intimèrent de partir et il s’en alla.
Al-Wâqidî (3) dit : « ‘Abdallah ibn Nâfi‘ m’a rapporté, d’après son père, puis d’après Ibn ‘Umar, qui déclara : “Ce n’était pas une ‘umra de compensation (qadâ’), mais plutôt une obligation faite aux musulmans d’accomplir la ‘umra l’année suivante, durant le mois où les polythéistes les avaient empêchés.” »
Abou Dâwoud (4) raconta : « An-Nufaylî nous a rapporté, puis Muhammad ibn Salama nous a rapporté, d’après Muhammad ibn Ishâq, d’après ‘Amr ibn Maymûn ; j’ai entendu Abou Hâdir al-Himyari raconter [devant mon père] Maymûn ibn Mihrân : “Je partis accomplir la ‘umra l’année où les gens du Shâm assiégèrent Ibn al-Zubayr à La Mecque, et des hommes de mon clan m’avaient envoyé avec des bêtes à sacrifier. En arrivant, les gens du Shâm nous empêchèrent d’entrer dans le sanctuaire. Je sacrifiai donc mes bêtes à l’endroit où je me trouvais, puis je sortis de l’état d’ihrâm et je repartis. L’année suivante, je revins pour y accomplir ma ‘umra. Je me rendis alors auprès d’Ibn ‘Abbâs pour l’interroger.” Il me répondit : “Remplace les bêtes (que tu avais sacrifiées). En effet, le Messager de Dieu (ﷺ) avait ordonné à ses Compagnons de remplacer les bêtes qu’ils avaient déjà sacrifiées à al-Hudaybiyya, pour la ‘umra de compensation.” » Abou Dâwoud est le seul à rapporter ce récit par la chaîne de transmission d’Abou Hâdir ‘Uthmân ibn Hâdir al-Himyari, d’après Ibn ‘Abbâs.
Le hâfizh Al-Bayhaqî (5) déclara : « Al-Hâkim nous a informés, al-Asamm nous a relaté, Ahmad ibn ‘Abd al-Jabbâr nous a transmis, Yûnus ibn Bukayr nous a rapporté, d’après Ibn Ishâq, qui a dit : ‘Amr ibn Maymûn m’a raconté : “Mon père était souvent questionné au sujet du Messager de Dieu (ﷺ) pour savoir s’il avait remplacé les bêtes qu’il avait sacrifiées lorsqu’il fut empêché d’accéder à la Maison (sacrée), mais il ne trouvait rien dans ce sens, jusqu’à ce que je l’entende interroger Abou Hâdir.” »