«Que Dieu ne te pardonne pas.» Alors il se leva, essuyant ses larmes avec ses deux vêtements. Il ne s’écoula pas sept jours avant qu’il ne mourût. On l’enterra, mais la terre le rejeta. Ils vinrent trouver le Prophète ﷺ pour le lui rapporter. Il dit :
«La terre accueille pourtant des gens qui sont plus mauvais que votre compagnon. Mais Dieu a voulu vous instruire au sujet de votre sacralité.»
Ensuite, ils le déposèrent entre les flancs d’une montagne et le recouvrirent de pierres. C’est alors que fut révélée la parole divine : «Ô vous qui avez cru ! Lorsque vous partez au combat dans le sentier de Dieu, vérifiez bien…» [Les Femmes (An-Nisā’), 4 : 94]. Moussa ibn ʿUqba l’a mentionné d’après Az-Zouhri ; et Chouʿayb l’a également rapporté, d’après Az-Zouhri, d’après ʿAbd Allāh ibn Mouhayyib, d’après Qabīsa ibn Dhouʾayb, dans un récit semblable, mais sans nommer Mouhallim ibn Jouthāma ni ʿĀmir ibn al-Aḍbaṭ. Al-Bayhaqī (1) en a également fait le récit, d’après al-Hassan al-Baṣrī, selon une histoire approchante. Il a dit aussi : c’est à ce sujet que fut révélée la parole de Dieu : «Ô vous qui avez cru ! Lorsque vous partez au combat dans le sentier de Dieu, vérifiez bien…» [Les Femmes (An-Nisā’), 4 : 94].
Quant à moi, j’ai déjà abordé la raison de la révélation de ce verset et son sens dans le “Tafsīr” (2), d’une manière suffisante, louange et grâce à Dieu.
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L’expédition (‘sariyya’) d’ʿAbd Allāh ibn Ḥudhāfa as-Sahmī
Il est établi dans les deux Ṣaḥīḥ (3), selon la chaîne de transmission passant par al-Aʿmach, de Saʿd ibn ʿUbayda, de Abū ʿAbd ar-Raḥmān as-Soulamī, d’après ʿAlī ibn Abī Tālib, qui a dit : Le Prophète ﷺ désigna un homme des Anṣār à la tête d’une expédition et ordonna à la troupe de l’écouter et de lui obéir. Or, ils le mirent en colère pour une raison. Il leur dit : «Rassemblez du bois !» Ils s’exécutèrent. Puis il dit : «Allumez un feu !» Ils l’allumèrent. Ensuite il déclara : «Le Messager de Dieu ﷺ ne vous a-t-il pas ordonné de m’écouter et de m’obéir ?» Ils répondirent : «Si.» Il reprit : «Eh bien, entrez dans ce feu !» Alors certains se regardèrent mutuellement et dirent : «Si nous nous sommes enfuis vers le Messager de Dieu ﷺ, c’est en vérité pour échapper au Feu.» Sa colère retomba et le feu s’éteignit. Lorsqu’ils rejoignirent le Prophète ﷺ, ils lui rapportèrent l’incident, et il dit :
«S’ils y étaient entrés, ils n’en seraient jamais sortis. L’obéissance ne se conçoit que dans ce qui est convenable.»
Ce récit est également confirmé dans les deux Ṣaḥīḥ (4), selon une autre chaîne passant par Yaʿlā ibn Muslim, de Saʿīd ibn Jubayr, d’après Ibn ʿAbbās. Nous avons déjà traité ce verset de façon suffisante dans le “Tafsīr” (5), et la louange ainsi que la grâce reviennent à Dieu.