Et c’est ainsi qu’Abou Dâoûd (1) l’a rapporté, selon la chaîne de transmission d’Hammâd ibn Salama, d’après Ibn Ishâq. Ibn Mâjah (2) l’a également rapporté, d’après Abou Bakr ibn Abî Shaybah, d’après Abou Khâlid al-Ahmar, d’après Ibn Ishâq, d’après Mohammed ibn Ja‘far, d’après Zaïd ibn Dumayra, d’après son père et son oncle, mais il n’en a mentionné qu’une partie. Toutefois, la version correcte est celle transmise par Ibn Ishâq, selon Mohammed ibn Ja‘far, selon Ziyâd ibn Sa‘d ibn Dumayra, d’après son père et son grand-père.
De même, Abou Dâoûd (3) l’a rapporté par la voie d’Ibn Wahb, d’après ‘Abd ar-Rahmâne ibn Abî z-Zinâd, d’après ‘Abd ar-Rahmâne ibn al-Hârith, d’après Mohammed ibn Ja‘far, d’après Ziyâd ibn Sa‘d ibn Dumayra, d’après son père et son grand-père, selon une version semblable à celle susmentionnée.
Ibn Ishâq (4) a déclaré : « Sâlim Abou an-Nadr m’a raconté qu’il a dit : “Ils (les membres de la tribu) n’ont pas accepté la diya (prix du sang) jusqu’à ce que l’Aqra‘ ibn Hâbis se lève, s’isole avec eux et leur dise : ‘Ô gens de Qays, le Messager de Dieu (ﷺ) vous a demandé de lui abandonner un homme tué afin de réconcilier les gens, et vous le lui avez refusé. N’avez-vous pas craint que le Messager de Dieu (ﷺ) se mette en colère contre vous, et qu’ensuite Dieu Se mette en colère de Sa colère, ou encore que le Messager de Dieu (ﷺ) vous maudisse, et que Dieu vous maudisse à cause de cette malédiction ? Par Dieu, ou vous remettez cet homme (pour que le Prophète fasse la réconciliation) entre les mains du Messager de Dieu (ﷺ), ou bien j’amènerai cinquante hommes de Banou Tamîm [tous] témoigneront que le tué était un mécréant qui ne priait pas, afin que son sang soit considéré comme illégitime (ne méritant pas réparation)’. Lorsqu’il leur tint ces propos, ils acceptèrent la diya.” » Ceci est un maqtou‘ (récit interrompu) et mu‘dal (dont la chaîne de transmission est lacunaire).
Ibn Ishâq (5) a rapporté, d’après une source digne de confiance, d’après al-Hassan al-Basrî, que lorsque Muhallim fut assis devant le Prophète (ﷺ), celui-ci lui dit : « “Tu lui avais promis la protection au nom de Dieu, puis tu l’as tué ?!” », puis il invoqua contre lui. Al-Hassan poursuivit : « Par Dieu, Muhallim ne survécut que sept jours avant de mourir. La terre rejeta alors son corps ; ils l’ensevelirent, mais la terre le rejeta de nouveau ; ils l’enterrèrent une fois de plus, mais la terre le rejeta encore. Finalement, ils entassèrent des pierres au-dessus de lui jusqu’à ce qu’il soit recouvert. Lorsque la nouvelle parvint au Messager de Dieu (ﷺ), il dit : “La terre se referme sur des gens plus mauvais que lui, mais Dieu a voulu vous exhorter au sujet de l’inviolabilité du sang qui est le vôtre, à travers ce qu’Il vous a montré de son cas.” »
Ibn Jarîr (6) a dit : « Wakî‘ nous a relaté, d’après Jarîr, d’après Ibn Ishâq, d’après Nâfi‘, d’après Ibn ‘Oumar, que le Messager de Dieu (ﷺ) avait dépêché Muhallim ibn Jaththâma en expédition. Ce dernier rencontra ‘Âmir ibn al-Adbat, qui les salua avec la salutation de l’Islam, mais une rancune datant de l’époque antéislamique existait entre eux. Muhallim le visa alors d’une flèche et le tua. La nouvelle parvint au Messager de Dieu (ﷺ). ‘Uyayna et al-Aqra‘ intercédèrent en sa faveur. Al-Aqra‘ dit : “Ô Messager de Dieu, instaure (une pratique) aujourd’hui qui pourra être modifiée demain.” Quant à ‘Uyayna, il déclara : “Non, par Dieu, tant que ses femmes n’auront pas goûté le même deuil que mes femmes.” Puis Muhallim arriva vêtu de deux vêtements, s’assit devant le Messager de Dieu (ﷺ) pour demander son pardon. Alors le Messager de Dieu (ﷺ) déclara : … »