Alors un homme vint, lorsqu’il entendit cela de la part du Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui), avec une ou deux lanières de sandale et dit : « C’est quelque chose que j’ai trouvé. » Le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) répliqua : « Une ou deux lanières de Feu. »
Mention du récit de la brebis empoisonnée et de ce qui se produisit comme signe à cette occasion :
Al-Bukhârî (1) a relaté qu’ʿUrwa l’a rapporté d’après ʿÂʾisha, d’après le Prophète (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui).
Puis il dit : « Nous ont rapporté ʿAbd Allâh ibn Yûsuf, puis al-Layth, puis Saʿîd, d’après Abû Hurayra : “Lorsque Khaybar fut conquise, on offrit au Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) une brebis contenant du poison.” » Il rapporte ici ce récit sous forme abrégée.
L’imâm Aḥmad (2) a dit : « Nous a rapporté Ḥajjâj, puis al-Layth, d’après Saʿîd ibn Abî Saʿîd, d’après Abû Hurayra : “Lorsque Khaybar fut conquise, on offrit au Prophète (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) une brebis contenant du poison. Alors le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) dit : ‘Rassemblez pour moi ceux qui se trouvent ici parmi les Juifs.’ On les rassembla, et le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) leur dit : ‘Je vais vous demander quelque chose ; me direz-vous la vérité ?’ Ils répondirent : ‘Oui, ô Abû al-Qâsim.’ Le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) demanda : ‘Qui est votre père ?’ Ils répondirent : ‘Notre père est untel.’ Le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) répliqua : ‘Vous mentez ; votre père est plutôt untel.’ Ils dirent : ‘Tu as dit vrai et tu as été juste.’ Puis il demanda : ‘Allez-vous me dire la vérité à propos de quelque chose, si je vous interroge ?’ Ils répondirent : ‘Oui, ô Abû al-Qâsim. Et si nous te mentions, tu le saurais, tout comme tu l’as su pour notre père.’ Le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) demanda : ‘Qui sont les gens du Feu ?’ Ils répondirent : ‘Nous y serons un bref instant, puis vous nous y remplacerez.’ Le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) dit : ‘Par Dieu, vous ne nous y remplacerez jamais.’ Il leur dit ensuite : ‘Accepterez-vous de répondre sincèrement à une autre question ?’ Ils répondirent : ‘Oui, ô Abû al-Qâsim.’ Il poursuivit : ‘Avez-vous mis du poison dans cette brebis ?’ Ils dirent : ‘Oui.’ Le Prophète (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) demanda : ‘Qu’est-ce qui vous a poussés à cela ?’ Ils répondirent : ‘Nous voulions, si tu étais un imposteur, nous débarrasser de toi ; et si tu étais un Prophète, cela ne te nuirait pas.’” »
Al-Bukhârî (3) rapporte aussi ce hadith dans le chapitre de la jizya et dans le chapitre des expéditions (al-maghâzî), selon ʿAbd Allâh ibn Yûsuf et Qutayba, tous deux par la voie d’al-Layth.
Al-Bayhaqî (4) a déclaré : « Abû ʿAbd Allâh al-Ḥâfiẓ nous a informés, Abû al-ʿAbbâs al-Aṣam nous a informés ; Saʿîd ibn Sulaymân nous a rapporté ; ʿAbbâd ibn al-ʿAwwâm nous a rapporté, d’après Sufyân ibn Ḥusayn, d’après al-Zuhri, d’après Saʿîd ibn al-Musayyib et Abû Salama ibn ʿAbd al-Raḥmân, d’après Abû Hurayra, qu’une femme de la communauté juive offrit au Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) une brebis empoisonnée. Il dit alors à ses Compagnons : ‘Abstenez-vous, car c’est…’ »