Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

[Section]

Quant à ceux qui assistèrent à Khaybar parmi les serviteurs et les femmes, le Messager de Dieu (que la prière et la paix soient sur lui) leur attribua(1) quelque chose du butin, sans leur accorder de part fixe.

Abou Dâoûd(2) a rapporté : « (Nous transmet) Ahmad Ibn Hanbal, (nous transmet) Bishr Ibn al-Mufaḍḍal, d’après Muḥammad Ibn Zayd : ‘Umayr, affranchi de Abî al-Laḥm, m’a dit : “J’ai participé à Khaybar avec mes maîtres. Ils ont évoqué mon cas devant le Messager de Dieu (que la prière et la paix soient sur lui), qui ordonna que l’on me mette un sabre. Je me suis alors rendu compte que je le traînais par terre. On l’informa ensuite que j’étais un esclave, et il m’attribua alors une part de quelques effets divers.” »

At-Tirmidhî et An-Nassâ’î(3) ont tous deux relaté ce hadith d’après Qutaybah, citant Bishr Ibn al-Mufaḍḍal [avec la même chaîne de transmission]. At-Tirmidhî a déclaré : « C’est un hadith bon et authentique. » Ibn Mâjah(4) l’a aussi rapporté, par l’intermédiaire de ‘Alî Ibn Muḥammad, de Wakî‘, de Hishâm Ibn Sa‘d, d’après Muḥammad Ibn Zayd Ibn al-Muhâjir Ibn Qunfuḏ, d’après ‘Umayr, avec le même contenu.

Muḥammad Ibn Isḥâq(5) a dit : « Des femmes ont aussi participé à Khaybar avec le Messager de Dieu (que la prière et la paix soient sur lui), et il leur attribua [quelques biens du butin](6) sans leur accorder de part fixe. » Il a rapporté : « Sulaymân Ibn Saḥîm m’a informé, d’après Umayya bint Abî aṣ-Ṣalt, d’après une femme des Banû Ghifâr — dont il m’a donné le nom. Elle dit : “Je suis allée voir le Messager de Dieu (que la prière et la paix soient sur lui) en compagnie de femmes des Banû Ghifâr. Nous lui avons dit : ‘Ô Messager de Dieu, nous voudrions partir avec toi dans cette expédition — alors qu’il se dirigeait vers Khaybar — afin de soigner les blessés et d’aider les musulmans du mieux que nous pourrons.’” Il répondit : ‘Allez-y, avec la bénédiction de Dieu.’

Elle raconta : “Nous partîmes donc avec lui. J’étais alors une toute jeune fille [d’âge tendre]. Le Messager de Dieu (que la prière et la paix soient sur lui) me fit monter derrière lui, sur le bât de sa selle. Par Dieu, lorsque le Messager de Dieu (que la prière et la paix soient sur lui) descendit au matin et qu’il s’arrêta, je descendis de la selle. Voilà que je vis que j’avais du sang : c’était ma première menstruation. Je me réfugiai alors près du chameau, honteuse. Quand le Messager de Dieu (que la prière et la paix soient sur lui) remarqua mon état et vit le sang, il dit : ‘Qu’as-tu ? Serait-ce que tu as tes règles ?’ Je répondis : ‘Oui.’ Il dit : ‘Remets-toi en ordre, puis prends un récipient d’eau où tu mettras du sel, et lave ce qui a été touché par le sang sur la selle. Ensuite, remonte.’”

Elle poursuivit : “Quand Dieu nous accorda la conquête de Khaybar, on nous attribua des biens du butin, et il prit ce collier que tu vois à mon cou pour me l’offrir, et l’attacha de sa propre main à mon cou. Par Dieu, il ne me quittera jamais [à tout jamais].” Elle le garda à son cou jusqu’à sa mort, puis recommanda que l’on l’enterre avec elle. Elle ajouta : “Chaque fois qu’elle se purifiait après ses menstrues, elle ajoutait du sel à l’eau de ses ablutions, et elle légua qu’on fasse de même pour son lavage funéraire.”

(1) Ar-​​raḍkh : un don provenant du butin, sans montant défini. (2) Dans « Sunan », n° 2730. (3) Rapporté par al-Tirmidhī, n° 1557, et an-Nasāʾī, n° 7535. (4) Rapporté par Ibn Mājah, n° 2855. (5) Voir « Sīrat al-Nabawiyya » d’Ibn Hishām, vol. 2, p. 342. (6) Le passage entre crochets est un complément tiré de « Sīrat al-Nabawiyya » d’Ibn Hishām, vol. 2, p. 342. (7) Le passage entre crochets est un complément tiré de « Sīrat al-Nabawiyya » d’Ibn Hishām, vol. 2, p. 342.
[فصل] وأما من شهد خيبر من العبيد والنساء، فرضخ (١) لهم رسول اللّه ﷺ شيئًا من الغنيمة، ولم يسهم لهم. قال أبو داود (٢) : ثنا أحمد بن حنبل، ثنا بشر بن المفضَّل، عن محمد بن زيد، حدَّثني عمير مولى آبي اللَّحم قال: شهدت خيبر مع سادتي، فكلَّموا فيَّ رسول اللّه ﷺ ، فأمر بي فقلِّدت سيفًا، فإذا أنا أجرُّه، فأخبر أني مملوك، فأمر لي بشيء من خرثيِّ المتاع. ورواه الترمذيُّ والنَّسائيُّ (٣) جميعًا، عن قتيبة عن بشر بن المفضَّل [به. وقال الترمذيُّ: حسن صحيح. ورواه ابن ماجة (٤) ، عن عليِّ بن محمد، عن وكيع، عن هشام بن سعد] عن محمد بن زيد بن المهاجر بن قنفذ، عن عمير، به. وقال محمد بن إسحاق (٥) : وشهد خيبر مع رسول الله ﷺ نساء، فرضخ لهنَّ [من الفيء] (٦) ولم يضرب لهنَّ بسهم، حدَّثني سليمان بن سحيم، عن أمية بنت أبي الصَّلت، عن امرأة من بني غفار قد سمَّاها لي، قالت: أتيت رسول اللّه ﷺ في نسوة من بني غفار، فقلنا: يا رسول الله، قد أردنا أن نخرج معك إلى وجهك هذا - وهو يسير إلى خيبر - فنداوي الجرحى، ونعين المسلمين بما استطعنا. فقال: "على بركة اللّه" . قالت: فخرجنا معه. قالت: وكنت جارية حدثة [السنِّ] ، فأردفني رسول اللّه ﷺ على حقيبة رحله. [قالت] : فواللّه لنزل رسول اللّه ﷺ إلى الصبح [وأناخ] (٧) ونزلت عن حقيبة رحله. [قالت:] وإذا بها دم مني، وكانت أول حيضة حضتها. قالت: فتقبَّضت إلى الناقة واستحييت. فلمَّا رأى رسول الله ﷺ ما بي، ورأى الدم، قال: "ما لك؟ لعلك نفست؟ " قالت: نعم. قال: "فأصلحي من نفسك، ثم خذي إناء من ماء، فاطرحي فيه ملحًا، ثم اغسلي ما أصاب الحقيبة من الدم، ثم عودي لمركبك" . قالت: فلمَّا فتح اللّه خيبر، رضخ لنا من الفيء، وأخذ هذه القلادة التي ترين في عنقي، فأعطانيها وعلَّقها بيده في عنقي، فواللّه لا تفارقني [أبدًا] . وكانت في عنقها حتى ماتت، ثم أوصت أن تدفن معها. قالت: وكانت لا تطَّهَّر من حيضها إلّا جعلت في طهورها ملحًا، وأوصت به أن يجعل في غسلها حين ماتت.
(١) الرَّضخ: عطاء من الغنيمة غير محدد. (٢) في "سننه" رقم (٢٧٣٠). (٣) رواه الترمذي رقم (١٥٥٧) والنسائي رقم (٧٥٣٥). (٤) رواه ابن ماجة رقم (٢٨٥٥). (٥) انظر "السيرة النبوية" لابن هشام (٢/ ٣٤٢). (٦) ما بين الحاصرتين تكملة من "السيرة النبوية" لابن هشام (٢/ ٣٤٢). (٧) ما بين الحاصرتين تكملة من "السيرة النبوية" لابن هشام (٢/ ٣٤٢).

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