Mohammed ibn As-Sabbâh, d’après Sufyân, et ‘Amr ibn Râfi‘, d’après Jarîr, tous d’après Muslim – à savoir Muslim ibn Kaysân al-Malâ’î l’A‘war al-Kûfî – d’après Anas, le rapporta (1).
Et At-Tirmidhî a dit : « Nous ne le connaissons que par son hadith, et il est jugé faible. » J’ai dit : Ce qui est établi dans le “Sahîh” d’al-Bukhârî (2), d’après Anas, c’est que le Messager de Dieu (ﷺ) courut dans une ruelle de Khaybar, au point que son pagne se souleva et découvrit sa cuisse. Il apparaît qu’il était ce jour-là sur un cheval, et non sur un âne. Il se peut que ce hadith – s’il est authentique – signifie qu’il l’a monté certains jours où il assiégeait (la forteresse), et Dieu sait mieux.
Al-Bukhârî a dit (3) : « Mohammed ibn Sa‘îd al-Khuzâ‘î nous a rapporté, de la part de Ziyâd ibn ar-Rabî‘, d’après Abû ‘Imrân al-Jawnî, lequel dit : Anas regarda les gens le vendredi et vit des tayâlisah (4). Il dit alors : “On dirait maintenant les Juifs de Khaybar.” »
Al-Bukhârî a encore dit (5) : « ‘Abd Allâh ibn Maslamah nous a rapporté, d’après Hâtim, d’après Yazîd ibn Abî ‘Ubayd, d’après Salamah ibn al-Akwâ‘, qui dit : ‘Alî ibn Abî Tâlib était resté en arrière par rapport au Messager de Dieu (ﷺ) à Khaybar, car il souffrait des yeux. Il s’exclama : “Est-ce que je vais rester en arrière alors que le Prophète (ﷺ) est parti ?” Il le rejoignit. La nuit où Khaybar fut conquise, il (le Prophète) déclara : ‘Demain, je donnerai l’étendard – ou : Demain, quelqu’un prendra l’étendard – un homme qu’Allah et Son Messager aiment, et il remportera la victoire.’ Nous l’espérions tous. On dit alors : ‘C’est ‘Alî.’ Il la lui remit, et il remporta la victoire.” » Al-Bukhârî et Muslim (6) l’ont également rapporté, par l’intermédiaire de Qutaybah, d’après Hâtim.
Puis al-Bukhârî a dit (7) : « Qutaybah nous a rapporté, de la part de Ya‘qûb ibn ‘Abd ar-Rahmân, d’après Abû Hâzim, qui dit : Sahl ibn Sa‘d m’a informé que le Messager de Dieu (ﷺ) déclara le jour de Khaybar : “Demain, je donnerai cet étendard à un homme par la main de qui Dieu accordera la victoire. Il aime Dieu et Son Messager, et Dieu et Son Messager l’aiment.” » Sahl poursuit : « Les gens passèrent la nuit à se demander à qui il serait remis. Au matin, tous se rendirent auprès du Prophète (ﷺ), chacun espérant recevoir l’étendard. Le Prophète (ﷺ) demanda : “Où est ‘Alî ibn Abî Tâlib ?” On répondit : “Ô Messager de Dieu, il se plaint de ses yeux.” Il dit : “Faites-le venir.” On l’amena, alors le Messager de Dieu (ﷺ) cracha dans ses yeux et invoqua Dieu pour lui, et il guérit comme s’il n’avait jamais souffert. Puis il lui remit l’étendard. ‘Alî demanda : “Ô Messager de Dieu, dois-je les combattre jusqu’à ce qu’ils soient comme nous ?” Le Prophète (ﷺ) répondit : “Avance calmement jusqu’à ce que tu descendes dans leur camp, puis appelle-les à l’Islam et informe-les des obligations que Dieu, exalté soit-Il, impose. Car, par Dieu, si Dieu guide par ton intermédiaire ne serait-ce qu’un seul homme, cela vaut mieux pour toi que de posséder des chamelles rousses.” »