Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Si les Banû Lihyân s’étaient affrontés,
ils auraient trouvé dans leur demeure un groupe déterminé ;
ils auraient rencontré des guerriers prompts, emplissant la troupe de crainte,
devant une force écrasante pareille à la Voie lactée, telle une armée imposante.
Mais ils étaient comme des wibâr, que j’ai traqués dans les chemins rocheux de Ḥijâr,
privés de toute issue praticable.

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L’expédition de Dhî Qard

Ibn Isḥâq (1) a rapporté : « Ensuite, le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) arriva à Médine et n’y séjourna que quelques nuits à peine, jusqu’à ce que ‘Uyaynah ibn Ḥiṣn [ibn Ḥudhayfah] ibn Badr al-Fazârî, à la tête d’une cavalerie issue de Ghaṭafân, ne lance un raid contre les chamelles du Prophète (paix et bénédiction sur lui) à al-Ghâbah. Il s’y trouvait un homme de Banû Ghifâr avec sa femme ; ils tuèrent cet homme et capturèrent sa femme ainsi que les chamelles. »

Ibn Isḥâq (2) a également dit : « ‘Āṣim ibn ‘Umar ibn Qatâdah, ‘Abd Allâh ibn Abî Bakr et d’autres, en qui j’ai confiance, m’ont rapporté, d’après ‘Abd Allâh ibn Kaʿb ibn Mâlik, que chacun d’eux raconta une partie de l’épisode de l’expédition de Dhî Qard. Ils dirent que la première personne à les avoir remarqués fut Salamah ibn ‘Amr ibn al-Akwa‘ al-Aslamî, qui sortit à l’aube vers al-Ghâbah, ceint de son arc et de ses flèches, accompagné d’un esclave de Ṭalḥah ibn ‘Ubayd Allâh tenant son cheval. Quand il parvint à Thaniyyat al-Wadâʿ (3), il aperçut quelques-uns de leurs chevaux et se rendit sur un flanc de Sal‘ (4). Puis il s’écria : “Waṣabâḥâh !” [Au secours, au matin !]. Aussitôt, il se lança à la poursuite de ces cavaliers avec la vigueur d’une bête sauvage, jusqu’à les rattraper. Là, il se mit à les repousser en décochant ses flèches, s’exclamant à chaque tir :

[Extrait du mètre rajaz]

« Prends ceci ! Je suis le fils d’al-Akwaʿ !
Aujourd’hui est le jour des petits ! »

Chaque fois que la cavalerie se tournait vers lui, il fuyait, puis se remettait à leur barrer la route. Dès qu’il trouvait à nouveau l’occasion de tirer, il s’écriait :

« Prends ceci ! Je suis le fils d’al-Akwaʿ !
Aujourd’hui est le jour des petits ! »

Et il ajouta : « L’un d’entre eux, au début de la journée, s’écria : “Serait-ce notre petit ‘Uwayka’ ?” (5). »

Puis il poursuivit : « Quand le Messager de Dieu (paix et bénédiction sur lui) entendit le cri de Salamah ibn al-Akwa‘, il s’écria à Médine : “Al-faza‘, al-faza‘ !” [À l’aide ! À l’aide !]. Alors les cavaliers affluèrent vers lui. Le premier d’entre eux à atteindre le Prophète (paix sur lui) fut al-Miqdâd ibn al-Aswad, puis ‘Abbâd ibn Bishr, Sa‘d ibn Zayd, Usayd ibn Ẓuhayr — d’aucuns hésitent à ce sujet — et ‘Ukkâshah ibn… »

(1) Voir « La Sira du Prophète » d'Ibn Hichâm (tome 2, p. 281). (2) Voir « La Sira du Prophète » d'Ibn Hichâm (tome 2, pp. 281-282). (3) Al-Fayrūzabādī a dit : « C’est un chemin escarpé dominant Médine, que foule celui qui se dirige vers La Mecque, et il est dit : vers le Sham (Syrie). » Dans « Al-Maghānim al-Muṭāba », p. 80, édité et annoté par notre savant érudit Hammad al-Jassir, que Dieu lui fasse miséricorde et lui réserve le meilleur. (4) Al-Fayrūzabādī a dit : « Salʿa : Jubbayl au marché de Médine. » Al-Azharī a dit : « Un lieu proche de Médine. » Dans « Al-Maghānim al-Muṭāba », p. 183. (5) C’est-à-dire : il nous effraie, ou il nous détourne de notre objectif.
لَوَ أنَّ بني لحيان كانوا تناظروا … لقُوا عُصَبًا في دارهم ذات مَصْدَقِ لقُوا سَرَعانًا يملأ السَّرب رَوعه … أمام طَحونٍ كالمجرَّة فيلقِ ولكنَّهم كانوا وِبارًا تتبَّعت … شِعابَ حجارٍ غير ذي متنفَّقِ * * * غَزْوَة ذي قرد قال ابن إسحاق (١) : ثم قدم رسول الله ﷺ المدينة، فلم يقم بها إلَّا ليالي قلائل، حتى أغار عُيينة بن حصن [بن حذيفة] بن بدر الفَزَاريُّ، في خيل من غطفان على لقاح النبيِّ ﷺ بالغابة، وفيها رجلٌ من بني غِفَار ومعه امرأته، فقتلوا الرجل واحتملوا المرأة في اللِّقاح. قال ابن إسحاق (٢) : فحدَّثني عاصم بن عمر بن قَتَادة، وعبد اللّه بن أبي بكر، ومن لا أتَّهم، عن عبد اللّه بن كعب بن مالك - كلٌّ قد حدَّث في غزوة ذي قَرَد بعض الحديث - أنه كان أول من نذِر بهم سلمة بن عمرو بن الأكوع الأسلمي، غدا يريد الغابة متوشح قوسه ونبله، ومعه غلام لطلحة بن عُبيد اللّه معه فرس له يقوده، حتى إذا علا ثَنِيَّةَ الوَدَاع (٣) نظر إلى بعض خيولهم، فأشرف في ناحية سَلْع (٤) ، ثم صرخ: واصباحاه. ثم خرج يشتدُّ في آثار القوم، وكان مثل السَّبُع، حثى لحق بالقوم، فجعل يردّهم بالنَّبل ويقول إذا رمى: [من مجزوء الرجز] خُذْهَا [و] أنا ابنُ الأَكوعْ … اليومُ يوم الرُّضعْ فإذا وجِّهت الخيل نحوه انطلق هاربًا ثم عارضهم، فإذا أمكنه الرَّمي رمى، ثم قال: خُذْهَا [و] أنا ابن الأَكوعْ … اليومُ يوم الرّضعْ قال: فيقول قائلهم أُوَيْكِعُنا (٥) هو أول النهار. قال: وبلغ رسول اللّه ﷺ صياح ابن الأَكوع، فصرخ بالمدينة: "الفَزَعَ الفَزَعَ" . فترامت الخيول إلى رسول اللّه ﷺ ، فكان أول من انتهى إليه من الفُرسان المقداد بن الأسود، ثم عبَّاد بن بشر، وسعد بن زيد، وأُسيد بن ظهير - يشك فيه - وعُكَّاشة بن
(١) انظر "السيرة النبوية" لابن هشام (٢/ ٢٨١). (٢) انظر "السيرة النبوية" لابن هشام (٢/ ٢٨١ - ٢٨٢). (٣) قال الفيروزابادي: وهي ثنية مشرفة على المدينة، يطأها من يريد مكة، وقيل: من يريد الشام. "المغانم المطابة" ص (٨٠) بتحقيق شيخنا العلَّامة حمد الجاسر رحمه اللّه تعالى وأحسن إليه. (٤) قال الفيروزابادي: سلع: جُبيل بسوق المدينة. وقال الأزهري: موضع بقرب المدينة. "المغانم المطابة" ص (١٨٣). (٥) أي: يخوفنا، أو يصرفنا عن غايتنا.

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