Ibn Abî Hâtim (1) l’a rapporté dans un hadith d’après Abû Nadra al-‘Abdî, d’après Anas, avec un sens similaire, mais ils ne l’ont pas tiré. Ibn Jarîr (2) l’a rapporté dans un hadith d’après ‘Amr ibn Sa‘îd, et dans un hadith d’après az-Zuhrî, d’après Anas, de la même manière.
J’ai dit : Zaynab bint Jahsh, qu’Allah soit satisfait d’elle, était parmi les premières femmes ayant émigré. Elle faisait preuve de beaucoup de bienfaisance et de charité. Son nom était d’abord Barra, mais le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) l’a rebaptisée Zaynab. Elle portait le surnom d’Oumm al-Hakam. ‘Â’isha, qu’Allah soit satisfait d’elle, a dit : « Je n’ai jamais vu une femme meilleure que Zaynab en religion, plus pieuse envers Allah, plus véridique en parole, plus soucieuse des liens de parenté, et plus digne de confiance et de générosité. »
Il est rapporté dans les Deux Sahîh (3), comme il apparaîtra dans le hadith relatif à l’affaire de la calomnie (al-Ifk), d’après ‘Â’isha, qu’elle a dit : « Le Messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) a interrogé Zaynab bint Jahsh à mon sujet, elle qui était celle qui rivalisait avec moi parmi les femmes du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui). Mais Allah la préserva par sa piété, et elle déclara : “Ô Messager d’Allah, je protège mon ouïe et ma vue, je n’ai jamais rien su d’elle si ce n’est du bien.” »
Muslim ibn al-Hajjâj, dans son « Sahîh » (4), a rapporté — selon Mahmûd ibn Ghaylân, selon al-Fadl ibn Mûsâ as-Sînânî, selon Talha ibn Yahyâ ibn Talha, [d’après ‘Â’isha bint Talha], d’après ‘Â’isha, Mère des Croyants — qu’elle a dit : « Le Messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) a dit : “Celle d’entre vous qui me rejoindra le plus vite sera celle qui aura le bras le plus long.” Nous nous mesurions donc pour savoir laquelle d’entre nous avait le plus long bras. Or, la plus longue d’entre nous était Zaynab parce qu’elle travaillait de ses mains et faisait l’aumône. » Ce hadith est rapporté uniquement par Muslim.
Al-Wâqidî et d’autres spécialistes de la sîra, des campagnes (maghâzî) et de l’histoire (5) ont dit : « Elle est décédée l’année 20 de l’hégire, et l’Émir des Croyants ‘Umar ibn al-Khattâb, qu’Allah soit satisfait de lui, a présidé sa prière funéraire. Elle fut inhumée au cimetière d’al-Baqî‘, et ce fut la première femme pour laquelle on fabriqua un cercueil. »