Et l’imam Aḥmad (1) a rapporté : « Nous a relaté Hāshim – c’est-à-dire Ibn al-Qāsim Abū an-Naḍr – qui a dit : “Nous a relaté Sulaymān ibn al-Mughīra, d’après Thābit, d’après Anas, qu’il a dit : Lorsque la période de viduité (ʿidda) de Zaynab fut achevée, le Prophète ﷺ dit à Zayd : ‘Va la mentionner de ma part.’ Zayd partit donc jusqu’à la rejoindre alors qu’elle faisait lever sa pâte. » Il poursuivit : « Quand je la vis, je la trouvai si grandiose à mes yeux que je ne pus la regarder, sachant que c’était le Messager d’Allah ﷺ qui l’avait évoquée. Je lui tournai donc le dos et rebroussai chemin, en disant : ‘Ô Zaynab, réjouis-toi ! Le Messager d’Allah ﷺ m’envoie pour te faire part de sa proposition.’ Elle répondit : ‘Je ne ferai rien avant d’en avoir consulté mon Seigneur, Exalté soit-Il.’ Elle se leva donc et se rendit dans son oratoire ; alors le Coran fut révélé. Puis le Messager d’Allah ﷺ vint et entra chez elle sans permission. » Anas dit : « Et vraiment, je nous revois lorsque le Messager d’Allah ﷺ entra chez elle : nous prîmes du pain et de la viande avec elle. Les gens sortirent ensuite, mais quelques hommes restèrent discuter dans la maison après le repas. Le Messager d’Allah ﷺ sortit, et je le suivis. Il fit alors le tour des appartements de ses épouses pour leur adresser le salut, et elles lui demandaient : ‘Ô Messager d’Allah ﷺ, comment as-tu trouvé ta nouvelle épouse ?’ J’ignore si c’est moi qui lui ai appris que ces hommes (2) étaient sortis ou si quelqu’un d’autre l’en a informé. » Il poursuivit : « Le Prophète se dirigea vers la maison et y entra. Je voulus y pénétrer avec lui, mais il abaissa un rideau entre lui et moi. C’est alors que fut révélé le verset du hijab ; on exhorta en conséquence les gens avec cette injonction : “N’entrez pas dans les demeures du Prophète, à moins qu’il ne vous y soit permis” (Coran 33 : 53). » »
C’est ainsi que Muslim et an-Nassā’ī (3) l’ont également rapporté par différentes chaînes, de Sulaymān ibn al-Mughīra.
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Il est fait mention de la révélation du verset concernant le port du voile (ḥijāb) au matin de ses noces (4), célébrées par Allah Lui-même, ce qui convenait parfaitement à la nécessité de protéger Zaynab et ses sœurs, les Mères des Croyants, conformément à l’avis d’ʿUmar.
Al-Bukhārī (5) a rapporté : « Nous a relaté Muḥammad ibn ʿAbd Allāh ar-Raqāshī, qui a dit : “Nous a relaté Muʿtamar ibn Sulaymān : J’ai entendu mon père dire : ‘Nous a relaté Abū Majlaz, d’après Anas ibn Mālik, que lorsque le Messager d’Allah ﷺ épousa Zaynab bint Jaḥsh, il invita des gens qui mangèrent, puis s’attardèrent à discuter. Le Prophète ﷺ se préparait à se lever, mais eux ne se levaient pas. Lorsqu’il le constata, il partit, et lorsqu’il se leva, certains hommes se levèrent, mais trois parmi eux restèrent. Le Prophète ﷺ revint pour entrer (chez lui) et trouva ces hommes encore assis. Finalement, ils se levèrent et partirent. C’est alors que je vins informer le Prophète ﷺ qu’ils étaient bel et bien partis.’” »